Un jour peut-être, le siècle sera Deleuzien" affirmait Foucault dans une recension sur Deleuze. Notre étude s?attache à ce diagnostic quand la philosophie cherche à dire un siècle à travers ce qui lui échappe ou le déborde. Et cela a eu lieu pour "Le siècle de Descartes" ; "Le siècle des Lumières"... Une telle nomination se produit évidemment sur un autre théâtre que les événements politiques et désigne une actualité décalée. Ces noms séculaires pour marquer une figure du monde, actuels finalement par leur rupture, échappent à leur histoire comme des flèches jetées vers l?avenir. "Le siècle Deleuzien" se reconnaît d?abord aux enfants terribles de Deleuze, aux contemporains nombreux auxquels nous avons confronté ses thèses comme pour en dégager l?ombre : ombre pro- jetée sur notre parcours ainsi que sur ceux de Derrida, de Badiou, de Jean-Luc Nancy... "Multiplicités", "différences" ; "variétés", tels sont des noms pour une époque qui n?a plus rien de commun avec le "siècle du la Raison", lequel pensait toujours par unité et totalité. "Le siècle de Deleuze" n?est pas en effet celui de l?infini comme pour Descartes ou Pascal qui en avaient distingué les ordres. Au siècle de l?infinité, au siècle qui en domine les puissances, succède bel et bien celui du Chaos auquel cet essai se mesure en y cherchant un nouvel équilibre, des associations qui passent par des mondes pluriels.
Nombre de pages
128
Date de parution
18/03/2016
Poids
175g
Largeur
144mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841747429
Titre
Le siècle deleuzien
Auteur
Martin Jean-Clet
Editeur
KIME
Largeur
144
Poids
175
Date de parution
20160318
Nombre de pages
128,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Résumé : De quelles vérités notre époque peut-elle se prévaloir, elle qui semble ne devoir vivre qu'enivrée par la perte de son sens, abandonnée à l'envoûtement d'orchidées des plus noires ? Comment le chaos ambiant peut-il se laisser traverser tout en nous préservant du scepticisme et du dégoût d'un siècle dont la finalité se trouve noyée sous le gel de la seule économie ? De quel enfer l'âme de ce monde peut-elle attendre grâce et volupté ? L'histoire peut-elle se laisser transir encore par la figure d'un événement ? Ou comment le contemporain s'arrache au désespoir de la modernité en appelant la philosophie à frayer des concepts sans disposer d'aucun chemin assuré !
Comme l'avaient reconnu Jacques Derrida (qui lui a consacré de longs développements de La Bête et le Souverain) et Gilles Deleuze (qui avait préfacé la thèse de doctorat qu il lui avait consacrée), Jean-Clet Martin compte parmi les figures les plus originales de la philosophie française contemporaine. Depuis sa rencontre, comme étudiant, avec Jean-Luc Nancy, jusqu'au succès de son récent essai sur la Phénoménologie de l'Esprit de Hegel (Une intrigue criminelle de la philosophie), il n'a jamais cessé d'approcher de biais, par des chemins inattendus, les grands noms et les grandes figures de la pensée pour se hisser à la hauteur de ce penser « tout autrement » par lequel Emmanuel Levinas avait jadis qualifié l'oeuvre de Derrida lui-même.Dans Plurivers, il interroge ainsi le concept de monde à l'ère de sa fin. De Star Wars à Matrix, de Philip K. Dick à Borges, de la monadologie de Leibniz aux dernières découvertes de la physique, il compose une cosmologie pour notre temps, cosmologie obligée de constater la fin « du » monde au profit de la multiplication « des » mondes. Nous croyions évoluer dans un univers stable, dont les cartes pourraient nous donner un reflet fidèle; alors que nous ne cessions de glisser de monde en monde, au gré de devenirs de plus en plus fluides, de plus en plus différenciés: monde des molécules et mondes des étoiles, mondes urbains et mondes virtuels, mondes des nanotechnologies et mondes des nouveaux Empires...Mais en passant de l'univers au plurivers, ce n est pas seulement notre cosmologie qui change. En même temps qu'elle, ce sont toutes les dimensions de la politique, de l'esthétique et même de la vérité qui se trouvent bouleversées. Avec la délicatesse chatoyante qui caractérise sa plume, Jean-Clet Martin nous dirige dans ce voyage vertigineux de monde en monde en ne cessant jamais de poser cette question: serons-nous à la hauteur de l'inouï qui caractérise les défis du plurivers où nous évoluons?
Zalmen Gradowski est né en 1910 à Suwalki, ville polonaise située près de la frontière lituanienne, dans une famille de commerçants très religieux. Le 8 décembre 1942, il est déporté avec sa famille à Birkenau qui est gazée le jour même; quant à lui, il est rapidement transféré au Sonderkommando du crématoire III. Il est assassiné le 4 octobre 1944 lors de la révolte du Sonderkommando dont il est un des chefs.