L'IMAGE VIRTUELLE. Essai sur la construction du monde
Martin Jean-Clet
KIME
16,30 €
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EAN :9782841740567
Le voyage dans l'image que nous proposent les réalités dites virtuelles a de quoi surprendre jusqu'aux idéalistes les plus obstinés qui, comme Platon ou Descartes, ont toujours douté de la vérité de notre vision naturelle ; une vision condamnée à ne percevoir qu'un vague reflet des choses, une empreinte, une trace, voire une simple ombre projeté au fond de l'?il à la manière d'une copie irréelle. En ce sens l'image virtuelle renoue assurément avec cette interrogation philosophique à laquelle nous sommes conviés, depuis Platon, concernant le statut de la réalité, une interrogation que " l'allégorie de la caverne " met en ?uvre, pour retrouver, en dehors des orbites qui retiennent nos yeux en otage, un monde de formes vraies, éternelle, où règne le soleil des choses véritables. Sortir du globe oculaire, si ce n'est de la caverne de nos perceptions, en nous détournant de tous les reflets projetés sur le fond de cette cavité obscure ou, au contraire, s'approcher de cet écran spongieux où dansent les ombres pour nous immerger dans l'image, ce sont là deux mouvements, deux tendances qui ne s'opposent pas forcément et qui nous paraissent être la tresse, si ce n'est le n?ud, de la philosophie.
Nombre de pages
123
Date de parution
01/11/1998
Poids
180g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841740567
Titre
L'IMAGE VIRTUELLE. Essai sur la construction du monde
Auteur
Martin Jean-Clet
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
180
Date de parution
19981101
Nombre de pages
123,00 €
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Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Résumé : De quelles vérités notre époque peut-elle se prévaloir, elle qui semble ne devoir vivre qu'enivrée par la perte de son sens, abandonnée à l'envoûtement d'orchidées des plus noires ? Comment le chaos ambiant peut-il se laisser traverser tout en nous préservant du scepticisme et du dégoût d'un siècle dont la finalité se trouve noyée sous le gel de la seule économie ? De quel enfer l'âme de ce monde peut-elle attendre grâce et volupté ? L'histoire peut-elle se laisser transir encore par la figure d'un événement ? Ou comment le contemporain s'arrache au désespoir de la modernité en appelant la philosophie à frayer des concepts sans disposer d'aucun chemin assuré !
Résumé : "Un jour peut-être, le siècle sera Deleuzien" affirmait Foucault dans une recension sur Deleuze. Notre étude s?attache à ce diagnostic quand la philosophie cherche à dire un siècle à travers ce qui lui échappe ou le déborde. Et cela a eu lieu pour "Le siècle de Descartes" ; "Le siècle des Lumières"... Une telle nomination se produit évidemment sur un autre théâtre que les événements politiques et désigne une actualité décalée. Ces noms séculaires pour marquer une figure du monde, actuels finalement par leur rupture, échappent à leur histoire comme des flèches jetées vers l?avenir. "Le siècle Deleuzien" se reconnaît d?abord aux enfants terribles de Deleuze, aux contemporains nombreux auxquels nous avons confronté ses thèses comme pour en dégager l?ombre : ombre pro- jetée sur notre parcours ainsi que sur ceux de Derrida, de Badiou, de Jean-Luc Nancy... "Multiplicités", "différences" ; "variétés", tels sont des noms pour une époque qui n?a plus rien de commun avec le "siècle du la Raison", lequel pensait toujours par unité et totalité. "Le siècle de Deleuze" n?est pas en effet celui de l?infini comme pour Descartes ou Pascal qui en avaient distingué les ordres. Au siècle de l?infinité, au siècle qui en domine les puissances, succède bel et bien celui du Chaos auquel cet essai se mesure en y cherchant un nouvel équilibre, des associations qui passent par des mondes pluriels.
Comme l'avaient reconnu Jacques Derrida (qui lui a consacré de longs développements de La Bête et le Souverain) et Gilles Deleuze (qui avait préfacé la thèse de doctorat qu il lui avait consacrée), Jean-Clet Martin compte parmi les figures les plus originales de la philosophie française contemporaine. Depuis sa rencontre, comme étudiant, avec Jean-Luc Nancy, jusqu'au succès de son récent essai sur la Phénoménologie de l'Esprit de Hegel (Une intrigue criminelle de la philosophie), il n'a jamais cessé d'approcher de biais, par des chemins inattendus, les grands noms et les grandes figures de la pensée pour se hisser à la hauteur de ce penser « tout autrement » par lequel Emmanuel Levinas avait jadis qualifié l'oeuvre de Derrida lui-même.Dans Plurivers, il interroge ainsi le concept de monde à l'ère de sa fin. De Star Wars à Matrix, de Philip K. Dick à Borges, de la monadologie de Leibniz aux dernières découvertes de la physique, il compose une cosmologie pour notre temps, cosmologie obligée de constater la fin « du » monde au profit de la multiplication « des » mondes. Nous croyions évoluer dans un univers stable, dont les cartes pourraient nous donner un reflet fidèle; alors que nous ne cessions de glisser de monde en monde, au gré de devenirs de plus en plus fluides, de plus en plus différenciés: monde des molécules et mondes des étoiles, mondes urbains et mondes virtuels, mondes des nanotechnologies et mondes des nouveaux Empires...Mais en passant de l'univers au plurivers, ce n est pas seulement notre cosmologie qui change. En même temps qu'elle, ce sont toutes les dimensions de la politique, de l'esthétique et même de la vérité qui se trouvent bouleversées. Avec la délicatesse chatoyante qui caractérise sa plume, Jean-Clet Martin nous dirige dans ce voyage vertigineux de monde en monde en ne cessant jamais de poser cette question: serons-nous à la hauteur de l'inouï qui caractérise les défis du plurivers où nous évoluons?
Zalmen Gradowski est né en 1910 à Suwalki, ville polonaise située près de la frontière lituanienne, dans une famille de commerçants très religieux. Le 8 décembre 1942, il est déporté avec sa famille à Birkenau qui est gazée le jour même; quant à lui, il est rapidement transféré au Sonderkommando du crématoire III. Il est assassiné le 4 octobre 1944 lors de la révolte du Sonderkommando dont il est un des chefs.