L'INVENTION DE BLAISE CENDRARS. UNE POETIQUE DE LA PSEUDONYMIE
MARTENS DAVID
CHAMPION
42,00 €
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EAN :9782745321763
Je me suis fait un nom nouveau, déclare le poète d'Au coeur du monde, visible comme une affiche bleue et rouge." Et d'annoncer aussitôt, avec fierté, ce qui doit s'édifier derrière cet "échafaudage", à savoir une destinée d'écrivain et une oeuvre littéraire tout entière. En effet, en adoptant, au printemps 1912, son pseudonyme de braises et de cendres, Frédéric Louis Sauser invente non seulement une signature emblématique, mais crée une figure d'écrivain sans pareil, qu'il lui incombera dès lors d'incarner sa vie durant. L'écriture se déploie ainsi sous le signe d'une altérité radicale et fertile, en fonction de laquelle tous ses composants sont appelés à entrer dans la danse. Mais comment et selon quelles modalités le nom de plume marque-t-il de son sceau la poétique d'une oeuvre aussi abondante et multiple ? Pas à pas, l'audacieuse fiction de jeunesse devient si bien réalité qu'à l'âge mûr, "Blaise Cendrars" finira par estampiller certains documents d'identité. Nombre de ses textes témoignent, par-delà le versant parricide du pseudonyme, de son désir de se donner lui-même en père idéal, rachetant ainsi les échecs humiliants de son vrai père. D'autre part, une veine alchimique soutient cette élaboration de soi en être pleinement vivant, tel que l'auteur de Bourlinguer s'est toujours rêvé. Eclairant en profondeur une pratique littéraire originale, l'étude de cette poétique de la pseudonymie propose une traversée neuve des grands textes de Cendrars, riche en surprises et découvertes, dont la moindre n'est pas celle du sens caché de la fameuse cigarette dont l'écrivain ne s'est pour ainsi dire jamais départi.
Date de parution
02/11/2010
Poids
640g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782745321763
Titre
L'INVENTION DE BLAISE CENDRARS. UNE POETIQUE DE LA PSEUDONYMIE
Auteur
MARTENS DAVID
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
640
Date de parution
20101102
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Jamais sous doute la pseudonymie n'a été chose plus partagée qu'en ce début de XXIe siècle. Jadis, le recours à une autre identité via un autre nom que celui figurant à l'état civil était essentiellement restreint à certaines sphères d'activités spécifiques : ordres religieux, services secrets, pratiques artistiques? De nos jours, en revanche, à la faveur du développement d'internet en particulier, la pratique qui consiste à user d'un autre nom que le sien semble devenue monnaie courante et le pseudo se situe désormais au cur de certaines des pratiques qui façonnent notre relation à l'écrit et à sa diffusion publique. Qu'en est-il des écrivains en ce qui concerne leurs recours à ce geste d'écriture auquel ils ont conféré son degré de sophistication le plus prononcé ? Réunissant des études portant sur la littérature française du XVIIe siècle à nos jours, cet ouvrage a pour objectif de faire apparaître les principaux enjeux de la pratique pseudonymique tout en montrant la complexité et la diversité de ses usages, formes et fonctions au fil des siècles.
Des poèmes des débuts aux ultimes publications des années cinquante en passant par les romans, les reportages et les livres autobiographiques, l'oeuvre de Blaise Cendrars s'est constamment placée sous le signe d'un imaginaire du crime à multiples facettes. Si ce dernier a largement contribué à façonner l'autoportrait bien connu de l'auteur en tête brûlée, son rôle au sein de l'oeuvre ne s'est nullement limité à alimenter la légende. Le crime a également permis à l'écrivain de rendre compte de sa conception particulière de la création littéraire, de ses enjeux - l'appropriation de l'autre - et de ses pouvoirs - de refaçonnement identitaire -, voire des impasses auxquelles elle a pu se trouver confrontée. A ce titre, l'imaginaire du crime constitue l'un des foyers de cohérence majeur de la production de l'auteur de Panorama de la pègre. Il s'agissait dès lors de rendre compte de cette donne décisive en lui consacrant une approche spécifique, qui permette non seulement de couvrir l'oeuvre de façon globale, mais aussi d'en aborder certains à-côtés encore peu étudiés. Avec des textes de Jean-Carlo FLUCKIGER, Madeleine FREDERIC, Laurence GUYON, David MARTENS, Luisa MONTROSSET, Maria-Teresa RUSSO, Ralph SCHOOLCRAFT et Michèle TOURET.
En 1947, la vie littéraire reprend, après une longue guerre, des périodes de dictature et de turbulences politiques qui ont eu un impact considérable sur la production, la diffusion, la réception de la littérature. Mais cette nouvelle vie n'est pas une simple reprise ou continuation, même si les transformations en cours ne sont pas toujours immédiatement visibles. De l'essentiel qui s'impose tout de suite à l'attention (Gide, Malraux, Mann, Orwell, Sartre ...), de futurs chefs-d'oeuvre qui passent inaperçus (Robert Antelme, Primo Levi), des oeuvres tombées dans l'oubli, des revues et des prix littéraires prestigieux à des curiosa ici redécouvertes, des événements individuels (emprisonnements, retours d'exil, polémiques ...) aux grands enjeux sociaux de l'époque (mémoire de la Shoah, péril atomique, début de la guerre froide...), l'objectif de ce livre est de faire revivre dans toute sa diversité une année littéraire dont le présent était très différent de ce qu'en a retenu la postérité. L'ouvrage se présente comme un panorama de l'actualité littéraire et culturelle d'une année déterminante dans l'histoire de la littérature européenne. Cet almanach abondamment illustré plonge le lecteur, à travers 47 articles, au sein d'une année littéraire européenne, comme si, lecteur à cette époque, il découvrait, au jour le jour, la littérature en train de se faire.
Qui ne connaît Proust ? mais qui l'a lu ? Les figurations de l'écrivain forment un support important de l'historiographie littéraire et culturelle. Or l'écrivain n'est pas uniquement le père ou le fils de ses oeuvres, mais aussi le produit d'interactions entre plusieurs types de discours tissés par différents médias. Comment donne-t-on à voir les écrivains ? Quels aspects sont-ils convoqués et à quelles fins, dans quels types de discours (politique, philosophique, psychologique, religieux...) ? Comment les arts graphiques, la photographie, le cinéma, les performances... contribuent-ils à l'appréhension des auteurs ? Dans quelle mesure et pourquoi une vision particulière d'un écrivain peut-elle, à un moment, s'imposer, disparaître, s'éloigner du discours auctorial ? Quelles sont les formes d'idolâtrie ou d'iconoclasme que les figurations traduisent et selon quelles axiologies ? C'est à ces interrogations, qui mettent en question ce qu'est la littérature et ce que sont les écrivains, que se consacrent les contributions rassemblées dans le présent ouvrage.
Avant-propos, Geneviève Haroche Bouzinac. - Quarante numéros d'épistolaire. Entretiens sur les correspondances. Présentaiton, Brigitte Diaz. LE MONDE SENSIBLE : Anne Chamayou, Regrets sur un vieux fauteuil, le discours du repos dans la correspondance de Diderot. - Marc Buffat, Ville et campagne dans la correspondance de Diderot. - Brigitte Weltman-Aron, Le rapport au temps dans la correspondance de Diderot. - Béatrice Fink, Quoi ? ne plus manger et me taire ?, démonter le comestible dans la correspondance de Diderot. - Nadège LAngbour, L'Histoire des maladies dans la correspondance de Diderot, les enjeux de l'exhibition du corps souffrant. - Hélène Cussac, Les lettres de Diderot à Sophie Volland à l'épreuve de la sympathie. ESTHETIQUE ET POETIQUE : Cécile Alvarez, Seigneur Michel dans les lettres à Falconet. - Berenika Palus, La palette du poète selon Diderot épistolier. - Geneviève Haroche-Bouzinac, Forme et fonction de l'anecdote dans la correspondance de Diderot. - Nermin Vucelj, L'Esthétique dans la correspondance de Diderot. - Marianne Charrier-Vozel, Diderot, lettres de conseil aux comédiennes Riccoboni et Jodin. - Franck Salaün, Les pièces du puzzle, Le Neveu de Rameau dans la correspondance de Diderot. - Odile Richard-Pauchet, Diderot et les dames Volland lecteurs de Richardson, échanges de vue, vers une poétique (du roman) épistolaire. L'EPISTOLARITE POLITIQUE : Lucia Bergamasco, Affectivité amicale, ou conjugale, un ressort pour l'épistolarité politique. - Jean-Marc Serme, ‘I shall withold nothing', la correspondance politique et militaire d'Andrew Jackson et James Monroe, 1814-1819. - Hélène Quanquin, William Lloyd Garrison par ses enfants, une correspondance familiale politique. - Pierre Allorant, Une si belle ordonnance, l'épistolarité politique au sein d'une famille de médecins français, de Bonaparte à Clemenceau. - Walter Badier, La correspondance d'Alexandre Ribot en Amérique (1886-1887), entre impressions de voyage et réflexions politiques. CHRONIQUES : Antony Mc Kenna, Etudier l'épistolaire : le cas de Pierre Bayle. - Agnés Cousson (dir.), Bibliographie - Benoît Melançon, Curiosité. - Marianne Charrier-Vozel, Vie de l'Épistolaire.