À travers les trois nouvelles qui composent ce recueil, Juan Marsé recrée son enfance et son adolescence au lendemain de la Guerre civile. Dans Histoire de détectives, des enfants jouent gravement aux justiciers dans une Barcelone meurtrie, mystérieuse et morbide ; dans Le fantôme du cinéma Roxy, un cinéaste caricatural et un écrivain parodique composent un scénario en reconstituant l'atmosphère des vieux cinémas de quartier à l'époque où le pouvoir franquiste asservissait la Catalogne ; enfin, Les aventures d'un lieutenant têtu nous transporte dans une enclave espagnole au Maroc où de jeunes recrues jouent aux soldats de plomb, sous les ordres d'un sergent plus truculent que nature et d'un lieutenant bravache qui joue les acrobates. Ce qui nous vaut un morceau de bravoure à double titre. Et bien entendu, celui qui joue le plus, c'est encore le narrateur, en pinçant tour à tour les cordes de l'ironie, du sordide, du rêve, de la dérision et de la noslagie." Jean-Claude Masson.
Nombre de pages
160
Date de parution
03/04/1990
Poids
223g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070717149
Titre
Le Fantôme du cinéma Roxy
Auteur
Marsé Juan
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
223
Date de parution
19900403
Nombre de pages
160,00 €
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Barcelone, 1949. Son visage, posé de profil sur l'oreiller, se tourna brusquement vers le plafond. Ses lèvres n'étaient plus, comme tout à l'heure, serrées et incolores. Une main raide, à demi fermée, comme pour attraper une mouche, sortit des draps, gauche et alourdie de sommeil. Il s'éveillait peu à peu. A son chevet, pendu au dossier d'une chaise, le veston dégageait un doux relent de cognac et de cigarettes.
Nito, petit employé à la morgue de Barcelone, découvre que le cadavre qu'il vient de" réceptionner "n'est autre que celui d'un ami d'enfance. Commence alors pour lui une descente aux enfers de son adolescence dans la Barcelone de l'immédiate après-guerre. Celle du" désespoir océanique ", des rues lépreuses et des jeux atroces, de la peur et de la faim, de Java et de Lolo, d'Amen et de Tite-Gale, les enfants à la dérive. Dans ce livre intime et personnel, Juan Marsé sait ménager des moments d'ombre et de soleil, des aires cruelles et de petits instants dérisoires où la vie s'effrite. Page de mémoire démontée pièce à pièce, Adieu la vie, adieu l'amour résonne avec pudeur du fracas étouffé des batailles perdues."
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.