Adaptation au changement climatique et projet urbain
Marry Solène ; Balaÿ Olivier ; Bernard Jérémy ; Br
PARENTHESES
22,00 €
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EAN :9782863643624
L'accord international sur le climat pris lors de la COP21 en 2015 fixe comme objectif une limitation du réchauffement mondial entre 1,5°C et 2°C d'ici 2100. L'articulation et la mise en oeuvre effective, à toutes les échelles, des politiques d'atténuation et d'adaptation au changement climatique sont nécessaires pour tenir cet objectif. L'Ademe - Agence de la transition écologique -, résolument engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique, met son expertise au service des politiques publiques et porte une stratégie d'adaptation au changement climatique. Elle intègre notamment de nombreux éléments de connaissance, de préservation et d'acclimatation des écosystèmes, ainsi que des approches écosystémiques, approches dites "vertes". Des solutions basées sur la nature existent et restent à développer et surtout à généraliser. Les projets présentés dans cet ouvrage regroupent et synthétisent les apports capitalisés ces dernières années sur le sujet. L'atténuation du réchauffement climatique et l'adaptation à ces évolutions sont deux critères à intégrer aux conceptions urbaines, aussi bien à l'échelle territoriale via notamment les documents de planification, que dans les projets urbains et les opérations d'aménagement. Ce recueil de recherches et de propositions a vocation à soumettre aux décideurs, praticiens et futurs praticiens, des pistes d'action, et à leur présenter de possibles façons d'agir pour rendre plus adaptatifs et résilients les projets urbains d'aujourd'hui et de demain.
Nombre de pages
137
Date de parution
30/06/2020
Poids
360g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782863643624
Titre
Adaptation au changement climatique et projet urbain
Auteur
Marry Solène ; Balaÿ Olivier ; Bernard Jérémy ; Br
Editeur
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165
Poids
360
Date de parution
20200630
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Comment la recherche peut-elle aider les professionnels de l'aménagement du territoire face aux enjeux climatiques et environnementaux auxquels ils doivent faire face ? C'est ce que cet ouvrage, fruit de cinq années de recherche urbaine initiée et soutenue par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), et rédigé par plus de cinquante chercheurs et techniciens, se propose d'expliquer. Les protocoles, méthodologies, outils et logiciels conçus et expérimentés dans le cadre des projets de recherche qui sous-tendent les différents textes visent à mettre des outils à la disposition des concepteurs, aménageurs, élus, techniciens, praticiens et futurs praticiens. Il s'agit ici, non pas de donner à croire qu'une seule méthode serait applicable quel que soit le contexte (historique, politique, géographique, social, culturel, etc.), mais bien de lever des verrous et transmettre des clés pour concevoir, planifier et entrevoir la manière de rendre plus durables, désirables et partagés, nos espaces de vie. C'est aussi un plaidoyer pour un croisement des disciplines (urbanisme, aménagement, architecture, acoustique, psychologie et droit de l'environnement, écologie, sociologie, informatique, énergétique, génie civil, ingénierie) qui paraît nécessaire pour appréhender finement la complexité d'un territoire, petit ou grand, le planifier en tenant compte de ses évolutions et pratiques et l'aménager au mieux.
Marry Solène ; Bertin Ingrid ; Simoes Rafael ; Mar
L'Agence de la transition écologique (Ademe) définit l'économie circulaire comme un système économique d'échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des biens et des services, vise à rationaliser l'utilisation des ressources et à réduire son impact sur l'environnement, tout en augmentant le bien-être des individus. Le secteur du bâtiment se doit d'intégrer cette vision dès la phase de conception, dans une démarche d'anticipation. La construction neuve des logements est en effet beaucoup plus consommatrice de ressources que leur rénovation. Il devient donc primordial pour les métiers de la construction de limiter la consommation des matières premières, d'anticiper les usages par la réversibilité et la modularité des systèmes constructifs et enfin d'intensifier le tri, le réemploi et la valorisation des déchets. Sur le terrain, nombre d'acteurs sont d'ores et déjà engagés dans cette voie, mais les questions de moyens et de méthode ne sont pas partout résolues. De fortes disparités existent aussi bien entre les filières de matériaux qu'entre les territoires. Cet ouvrage collectif, coordonné par l'Ademe, présente un "? benchmark ? " des initiatives européennes et met en lumière les grands enjeux de la circularité dans le secteur de la construction, en même temps qu'il pose un cadre de définition et d'indicateurs. Il a pour ambition de capitaliser les expériences pionnières et de les diffuser afin d'encourager ces pratiques d'avenir.
L'attitude low-tech, anglicisme usité pour "basse technologie", prône une utilisation mesurée des éléments technologiques, pour réduire autant que possible les impacts environnementaux et répondre aux enjeux du développement de manière plus durable et équitable. Il s'agit d'une approche visant à questionner et évaluer les besoins humains réels et développer ainsi des pratiques simples, conviviales, résilientes et inclusives. Les low-tech agissent sur les interactions du système pour les modifier, en veillant à ne pas induire de nouvelles boucles de rétroaction déstabilisatrices sur le plan écologique, socioéconomique et politique. L'ouvrage explore le potentiel de la low-tech appliquée aux domaines de l'architecture et de l'urbanisme dans le contexte actuel de crise climatique et énergétique. Les auteurs présentent cette démarche comme une réponse à l'utilisation excessive d'énergie et de matériaux tant pour la construction de bâtiments neufs que pour la rénovation. La low-tech ne consiste pas en une doctrine, ni en un catalogue de solutions toutes faites, mais bien en une préoccupation permanente de durabilité qui s'applique à une démarche plutôt qu'à un résultat. Sont réunies ici des expériences de terrain sous l'égide de l'Ademe, qui témoignent des différentes stratégies d'économie et de rationalité dans les phases de production d'objets, d'espaces, de services, depuis la grande dimension urbaine jusqu'à l'espace privatif. Une invitation à analyser chaque processus et dresser le bilan des choix au regard de leur impact environnemental, afin de laisser au passé une certaine rigidité techniciste.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?