Jean-François Marmontel (1723-1799), après des études chez les jésuites, enseigne la philosophie à Toulouse lorsqu'il décide d'entreprendre une carrière littéraire qu'il entend lucrative. Ses premiers écrits attirent l'attention de Voltaire qui le fait monter à Paris. Après des débuts difficiles, le succès commence à faire son apparition et Marmontel s'engouffre avec délectation dans une vie mondaine tourbillonnante. Fréquentant les salons, il rencontre des philosophes, Diderot, d'Alembert, d'Holbach, ainsi que des femmes remarquables. Nommé directeur du Mercure de France, il collabore également à l'Encyclopédie pour la littérature. Ses Contes moraux obtiennent un vif succès dans toute l'Europe et sa Poétique française lui ouvre en 1763 les portes de l'Académie française, dont il sera nommé secrétaire perpétuel en 1783. A la Révolution, Marmontel, contraint à l'exil en Normandie, entreprend la rédaction de ses Mémoires, en vue d'enseigner à ses enfants le monde dans lequel ils vivent, un monde fait de fureur et de mensonges. Aperçu de l'esprit et des usages de l'époque, ces Mémoires, tout en décrivant des personnages tels Voltaire, Rousseau, Crébillon... nous font parcourir la France, et nous dévoilent l'ascension sociale d'un jeune homme lettré.
Evitez les pièges des hommes, dit-on sans cesse à une jeune femme ; évitez la séduction des femmes, dit-on sans cesse à un jeune homme. Est-ce le plan de la nature que l'on croit suivre, en faisant d'un sexe l'ennemi de l'autre ? Ne sont-ils faits que pour se nuire ? Sont-ils destinés à se fuir ? Et quel serait le fruit de ces leçons, si tous les deux les prenaient à la lettre ?" Enorme succès au XVIII ? siècle, les Contes moraux sont injustement tombés dans l'oubli. Ecrits dans une langue admirable, ils racontent les jeux de l'ennui et de la séduction, de la dissimulation et de la méprise, de l'illusion et de l'innocence...
Jean-François Marmontel (1723-1799), après des études chez les jésuites, enseigne la philosophie à Toulouse lorsqu'il décide d'entreprendre une carrière littéraire qu'il entend lucrative. Ses premiers écrits attirent l'attention de Voltaire, qui l'encourage et le fait monter à Paris. Après des débuts difficiles dans la capitale, le succès commence à faire son apparition et Marmontel s'engouffre avec délectation dans une vie mondaine tourbillonnante. Fréquentant les salons, il rencontre des philosophes, Diderot d'Alembert, d'Holbach, ainsi que des femmes remarquables. Nommé directeur du Mercure de France, il collabore également à l'Encyclopédie pour la littérature. Ses Contes moraux obtiennent un vif succès dans toute l'Europe et sa Poétique française lui ouvre les portes de l'Académie française en 1763, dont il sera nommé secrétaire perpétuel en 1783. A la Révolution, Marmontel, contraint à l'exil en Normandie, entreprend la rédaction de ses Mémoires, en vue d'enseigner à ses enfants le monde dans lequel ils vivent un monde fait de fureur et de mensonges. Aperçu de l'esprit et des usages de l'époque, ces Mémoires, tout en décrivant des personnages tels Voltaire, Rousseau, Crébillon, ... nous font parcourir la France, et nous dévoilent l'ascension sociale d'un jeune homme lettré.
Publiés pour la première fois en 1777, Les Incas, ou la destruction de l'Empire du Pérou poursuivent, sous la forme d'un roman mi-historique mi-philosophique, la défense de la tolérance entreprise par Bélisaire (1767). S'y trouvent dénoncés l'esclavage, la soif de l'or et le fanatisme religieux.
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Breteuil à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au c?ur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de m?urs.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...