Opacité de la peinture. Essais sur la représentation au Quattrocento
Marin Louis
EHESS
33,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782713221057
Qu'on ne s'y trompe pas. Le terme " opacité ", qui brille d'un éclat noir au titre de l'ouvrage, ne renvoie ni à une ineffabilité supposée ou prétendue de la peinture, ni non plus à des énigmes que comporterait la mise en peinture ou en figure, mais à la pragmatique contemporaine, en un sens dont on trouvera l'élaboration dans La Logique de Port-Royal ou dans la sémiologie augustinienne. Tout signe est à la fois une chose et une représentation considéré comme chose, le signe focalise sur lui-même la " vue de l'esprit ", il ne représente rien mais se présente lui-même. Comme représentation, il se dérobe à la considération et déplace la vue de l'esprit de lui-même à l'objet qu'il signifie. Le signe est alors comme la vitre transparente qui laisse voir autre chose qu'elle-même : lorsqu'elle s'opacifie, elle cesse de se dérober dans sa diaphanéité pour s'offrir à la vue et l'arrêter. Ainsi la représentation de peinture qui, tout en représentant l'univers naturel, les hommes et les fracas de leur histoire, les créatures invisibles, le monde surnaturel, n'a de cesse de déployer les dispositifs complexes de présentation de ses représentations, de travailler et de faire travailler, dans ses " images " et ses " signes ", leurs divers modes de présentation et jusqu'au sujet-peintre qui les met en ?uvre dans les " sujets " qu'il représente : opacités de la peinture.
Nombre de pages
263
Date de parution
01/09/2006
Poids
950g
Largeur
210mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713221057
Titre
Opacité de la peinture. Essais sur la représentation au Quattrocento
Auteur
Marin Louis
Editeur
EHESS
Largeur
210
Poids
950
Date de parution
20060901
Nombre de pages
263,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : " Représenter, c'est mettre en signes une force, qu'il s'agisse des gardes et des tambours du roi ou des ambassadeurs du prince ; le pouvoir, c'est montrer ces signes, les faire voir afin de faire connaître les choses dont ils sont les signes, afin de faire croire naturellement et sans violence à la force (la violence) qu'ils représentent. Le grand arc de la représentation ici se prolonge de la peinture et de la comédie à la politique ; de la métamorphose de l'image et de la métamorphose de scène à la transsubstantiation et à l'eucharistie du politique. " L. M.
Poussin, à Rome, dit du Caravage qu'il était venu au monde pour détruire la peinture et cependant il est dit aussi qu'il possédait l'art de peindre tout entier. Ce livre cherche non point à résoudre une contradiction mais plutôt à développer une inconsistance du système représentatif dans le procès de peindre de Poussin au Caravage et vice versa. Il y sera donc question de mimésis et de fantaisie, d'histoire et d'action, de perspective et de ténèbres, de mort et de décapitation...
Ce volume est le second recueil d'études de Louis Marin après Pascal et Port-Royal paru dans la même collection en1997. Publiés entre1982 et1996, ces textes sont présentés, comme pour le précédent, dans l'ordre chronologique de leur parution, afin de laisser apparaître l'évolution de la manière et des problématiques entre les textes consacrés à Roland Barthes (1982) et à Ignace de Loyola (1991) et, ceux, intermédiaires, consacrés à Stendhal et Montaigne. Conformément à ce qui fut toujours une constante des recherches de Louis Marin, ces études constituent une réflexion sur le genre autobiographique à partir des apports de " la théorie du texte ", l'un des actes forts étant un précipité de l'autobiographie dans l'autographie, dans " l'écriture de soi ". Des index permettent au lecteur de circuler et nouer des fils, d'un texte à l'autre et même d'un volume à l'autre.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.