Si les grandes îles de la Méditerranée occidentale, la Corse, la Sardaigne, la Sicile, ou encore Malte, sont bien connues, ainsi que les archipels les plus denses, comme les Baléares, ces terres sont loin d'épuiser les figures de l'insularité. La Méditerranée se caractérise en effet par ses innombrables îles mineures et ses îlots : pas moins d'un millier, d'une superficie inférieure à mille hectares, ont été inventoriés dans sa seule partie occidentale par le Conservatoire du littoral, dans le cadre de l'Initiative "Petites Iles de Méditerranée" , qui promeut la préservation de ces territoires micro-insulaires. Ce volume retrace, de la préhistoire à nos jours, l'histoire heurtée de leur occupation humaine, permanente ou occasionnelle, et des usages de leurs ressources, en synthétisant des connaissances éparses, en illustrant, sur des dizaines de cas d'étude, leurs traits originaux. Le lecteur découvrira la richesse de ces conservatoires de biodiversité, mais aussi de cultures matérielles, de styles de vie, de récits et de mémoires qui constituent des patrimoines tirant leurs particularités des conditions géographiques, topographiques et environnementales de chacune de ces îles. L'histoire des interactions entre l'homme et ces milieux méditerranéens est abordée sous ses multiples aspects, de la précarité de la vie aux larges horizons de la navigation et des échanges, de la réclusion à l'hospitalité, de la mise en valeur des terres à l'économie touristique, de la pêche traditionnelle à la mise en place des aires protégées, de l'exploitation des minerais et des végétaux aux légendes et à l'inspiration littéraire. Un vaste domaine d'étude à explorer et un monde à découvrir.
Nombre de pages
367
Date de parution
23/09/2021
Poids
1 450g
Largeur
210mm
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EAN
9782356981851
Titre
Les petites îles de Méditerranée occidentale. Histoire, culture, patrimoine
En dépit de la place de la criminalité et de son corollaire, l´action de la police, dans l´imaginaire de Marseille, l´histoire des forces locales de maintien de l´ordre reste mal connue. Illustré de pièces d´archives inédites, de photographies et de témoignages, ce livre retrace trois siècles d´organisation policière et de contrôle social dans cette grande ville portuaire réputée indisciplinée. À partir du rachat par la communauté de Marseille, en 1700, des offices de police créés par la monarchie l´année précédente, la police municipale s´affirme dans la vie quotidienne des Marseillais, aux côtés d´autres corps relevant des pouvoirs étatiques, judiciaires ou militaires. La « police » d´Ancien Régime, sur laquelle repose la bonne administration de la cité dans des domaines aussi variés que les marchés, les corporations, la salubrité ou les moeurs, se concentre progressivement sur la sécurité des biens et des personnes. C´est un des caractères de sa modernisation contemporaine, marquée par des reconfigurations institutionnelles et des dynamiques de professionnalisation.L´ouvrage éclaire les rapports que les polices entretiennent avec la société locale, entre besoin de sécurité et protection, résistance et répression. La perspective diachronique de longue durée, du xviiie siècle aux années 1970, met en lumière les transformations des cultures policières, soutenues par des savoirs pratiques et scandées par les ruptures de l´histoire politique.
L'ouvrage présente d'une manière synthétique l'état des connaissances fournies par les recherches conduites dans les domaines de la psycholinguistique et de la psychologie cognitive de la lecture et du traitement du texte. Il propose une introduction générale aux principaux modèles du fonctionnement cognitif de l'apprenant dans les activités de lecture, de compréhension et de production d'écrit. Il permet ainsi de concevoir des activités d'aide et de remédiation aux difficultés rencontrées par les élèves lors des apprentissages fondamentaux liés à la maîtrise de l'écrit. Il rend possible le dialogue entre le psychologue et le pédagogue également confrontés aux difficultés des élèves face à la maîtrise de l'écrit.
Située sur les rivages d une baie aux beautés naturelles incomparables, entre le Vésuve et le territoire volcanique des Champs Phlégréens, Naples est une des plus grandes métropoles de Méditerranée. Ouverte sur un paysage exceptionnel, avec Capri et les îles pour horizon, chef-lieu de la Campanie, région connue dès l Antiquité pour sa fertilité et, de nos jours, pour les richesses archéologiques extraordinaires qu elle concentre, avec les cités de Pompéi et Herculanum ensevelies lors de la fameuse éruption du Vésuve de 79 apr. J.-C., Naples est aujourd hui une agglomération de plus de trois millions d habitants. Le vaste centre historique de cette cité, une des plus anciennes d Europe, inscrit au patrimoine mondial de l Unesco depuis 1995, conserve les traces des diverses sociétés et cultures qui s y sont épanouies au cours de son histoire mouvementée.L équipe d auteurs réunie par Brigitte Marin retrace l évolution de la ville depuis la fondation grecque jusqu aux aménagements urbains les plus récents et aux dernières découvertes archéologiques. Un récit solidement documenté, attentif aux relations complexes entre l organisation sociopolitique et la configuration des espaces, situe les monuments qui fondent son identité citadine, châteaux, palais, villas, églises et monastères, dans leur contexte, et donne à comprendre le destin tourmenté d une ville, capitale pendant six siècles de son histoire, carrefour de peuples et de cultures au rayonnement européen considérable.Lieu de villégiature des anciens romains, Naples conserva longtemps sa culture grecque, sur laquelle se fonda sa réputation. Capitale, à partir du XIIIe siècle, d un royaume auquel elle donna son nom, Naples connut sous les Angevins, les Aragonais et les Espagnols, une croissance qui l amena à tenir le second rang européen derrière Paris. Dans cette ville aristocratique et plébéienne, citadelle sacrée où rivalisent de grandeur les complexes monastiques, les différentes dynasties favorisent les arts et l architecture, les splendeurs baroques recouvrant progressivement les structures byzantines, romanes et gothiques. Au XVIIIe siècle, Naples réaffirme son identité de capitale avec l indépendance retrouvée, sous les Bourbons, après plus de deux siècles de domination étrangère et si, avec l Unité italienne, elle perd son statut de capitale politique, elle n en reste pas moins une référence culturelle et artistique de premier plan.L ouvrage offre, par une articulation séduisante entre texte et iconographie, une lecture renouvelée de ce paysage urbain riche de 2800 ans d histoire, et des clefs pour comprendre une réalité contrastée, où la tradition côtoie la modernité, et où les images édéniques célébrées dans la littérature, le prestige et la fascination des lieux se mêlent aux désordres, aux violences et aux inquiétudes.
Vingt ans après la fermeture des chantiers de La Seyne nous avions voulu donner la parole aux femmes de notre ville. En lien avec les chantiers par leur travail ou leur famille, nous les avions interrogées, avec le sentiment qu´il fallait conserver la mémoire d´un passé industriel qui s´effaçait sous nos yeux.Ces témoignages sont maintenant déposés aux archives départementales du Var.En les écoutant, nous avions été confrontées à des enregistrements qui disaient leur vie, leurs amours, leur travail, leurs grèves, leurs difficultés, leurs enfants, leur désir de progression, les obstacles de la langue, le dépaysement, la douleur de l´absence ou le plaisir de retrouver des camarades à la plage ou sur le marché
La mémoire de la grande peste de 1720 de Marseille reste vivace. Et pourtant, elle suscite encore bien des questions : savait-on soigner la peste à cette époque ? Comment Marseille a-t-elle été contaminée, malgré toutes les précautions prises ? Qu'est devenu le Grand-Saint-Antoine, le navire par qui le malheur est arrivé ? Y a-t-il eu faute et donc des coupables ? Quelles traces témoignant de cette terrible période peut-on encore voir dans la ville : bâtiments, statues, peintures, noms de rues, etc. ? Ce livre apporte des réponses à ces questions et à quelques autres, éclaire les zones d'ombre de l'un des drames les plus effroyables qu'ait connus la plus ancienne cité de France... et nous aide à nous en poser une autre, toujours d'actualité: comment les sociétés réagissent-elles face à l'épidémie? Patrick Mouton (1947-2016) était journaliste et écrivain spécialiste de la mer.
La rue Bouterie, le pont transbordeur, le café Riche, les anciennes boutiques sur la Canebière... Ces lieux qui n'ont pas survécu au temps qui passe sont les décors de ce Marseille d'autrefois, dans un monde où tout n'est que comédie et galéjades ! Il y est question de Marseillais et de Marseillaises, ces êtres à part, jamais tout à fait comme les autres ! Regardez-les cultiver fièrement leurs différences, afficher leur truculence, étaler leur mauvaise foi et cacher mal leur sensibilité... Tous vivent "dans un jardin d'Amour et utilisent les engueulades comme des désherbants naturels pour éviter que la tendresse ne fleurisse ! Une tendresse qu'ils préfèrent garder cachée en terre, en leur for intérieur. ". .
Il est rare que l'on montre l'épopée napoléonienne du point de vue de ceux qui l'ont faite au quotidien. Depuis plusieurs années, Jérôme Croyet s'attache à recueillir les témoignages des plus humbles artisans de cette formidable page d'histoire: lettres, mémoires inédits, documents évoquant la vie des troupes. Ils y parlent de leurs exploits, de leurs souffrances, de leurs idéaux, de leur résignation, parfois de leurs amours de passage; ils évoquent leurs chefs, expriment leur admiration pour le premier d'entre eux, l'Empereur; ils parlent des contrées qu'ils traversent et du pays qu'ils ont laissé derrière eux. La collection réunie au cours du XXe siècle par les frères Brunon, qui se trouve actuellement au Musée de l'Empéri (Salon-de-Provence) et qui a été spécialement photographiée pour le présent ouvrage, constitue une source inépuisable pour qui s'intéresse à la vie quotidienne des soldats de Napoléon. Bien plus qu'une collection d'uniformes et d'armement, elle réunit de nombreux objets curieux et modestes: matériel d'écriture, cantines, portraits d'hommes du rang qu'ils se sont fait faire au fil des campagnes, etc. Dès lors, le lien entre ce fonds et le travail de Jérôme Croyet était évident. Et vue d'en bas, l'épopée n'en est pas moins imposante...