
Théorie de la révolution mondiale immédiate
En 1958, Marcel Mariën élabore un programme de renversement du capitalisme à l'échelle internationale. Réalisable dans un délai d'un an. N'importe où, n'importe quand. Seul problème : trouver trois cents hommes prêts à mener à bien cette révolution. Au contraire des manuels à destination des révolutionnaires en herbe, Mariën ne cache pas combien la recette inratable qu'il détaille est vouée à l'échec.Son intention se veut avant tout performative : faire exister dans le monde une proposition d'action politique que personne, avant lui, n'avait osé formuler en ces termes. Et peut-être, qui sait, altérer le cours du monde. En introduisant le jeu au sein de la théorie, Mariën répond au constat suivant lequel, à l'âge atomique, " c'est tout le réel, d'un coup, qui sombre dans la fiction ". Marcel Mariën (1920-1993) est un surréaliste belge à la carrière protéiforme. Poète, éditeur, plasticien, photographe, cinéaste, il est l'auteur de tracts, de textes théoriques, de recueils de nouvelles (Figures de poupe, 1979 ; Les Fantômes du château de cartes, 1981), ainsi que du film censuré L'Invention du cinéma (1959). Entre humour et irrévérence, son style provocateur et farouchement indépendant en fait une figure essentielle de la littérature belge.
| EAN | 9782875681386 |
|---|---|
| Titre | Théorie de la révolution mondiale immédiate |
| Auteur | Mariën Marcel |
| Editeur | ESPACE NORD |
| Largeur | 121 |
| Poids | 186 |
| Date de parution | 20180301 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La marche palière
Mariën MarcelLa coutume d'imprimer sur la couverture de chaque livre le résumé de son contenu a très vite engendré une seconde habitude, celle de se contenter de ce résumé, au lieu de " se taper " l'ouvrage. C'est à quoi maint critique, et sans doute maint " lecteur ", durent l'avantage de pouvoir se tenir au courant de tout ce qui sortait de presse. Je ne saurais dire s'il en est résulté des conséquences bénéfiques ou fâcheuses. Or, un autre aspect de la question n'est pas moins remarquable. C'est que l'on a imaginé de demander à l'auteur lui-même la confection de cette notice, bref de se faire son propre porte-parole. Voilà qui était, sinon sage, idoine et des plus rassurant. Qui mieux que lui parlerait de son ?uvre ? Ce n'est peut-être pas sûr. Car l'auteur, faute de pouvoir dire en deux mots ce qui lui avait coûté deux cents pages, se trouva placé devant deux solutions contradictoires. Faire son propre éloge, n'était-ce pas se mêler de ce qui ne le regardait pas ? Et comme il ne pouvait pas non plus - décemment - se déprécier, il ne lui restait que la voie la plus haïssable, celle du juste milieu. Ainsi, il n'est laissé à l'auteur de ce recueil que de préciser qu'il fut établi par ses soins et qu'il renferme des textes s'étalant sur 40 années, de 1939 à 1979, contiguïté qui, en les alignant au même niveau, les réactualise malgré l'illusoire volée du temps. Que dire encore de cet ouvrage, sinon qu'il lui apparaît comme proprement indescriptible, ce qui s'entend, aussi bien, pour le meilleur que pour le pire.EpuiséVOIR PRODUIT6,00 €
Du même éditeur
-

Portement de ma mère
Emmanuel FrançoisTout au long des 32 tableaux qui composent ce recueil, François Emmanuel évoque la figure maternelle dans ce qu'elle représente de plus sacré et de plus fragile: celle de chacun - sans laquelle nous ne serions pas et dont la perte nous confronte à notre propre finitude - et celle d'un seul, lui, le fils, qui assiste à l'agonie de celle qui l'a porté. Jouant, dès le titre, sur l'image de la Piéta, François Emmanuel renverse les rôles et accomplit à son tour le portement de sa mère, à la seule force de l'écriture et de la parole du souvenir.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER8,00 € -

La fête interdite
Adamek André-MarcelAlors que l'hiver approche, tout le village de Marselane attend l'arrivée des saltimbanques pour la traditionnelle fête de la Saint-Luc. Sadim, le montreur d'ours, arrive quelques jours avant l'ouverture de la fête et meurt en pleine représentation. La rumeur circule que les villageois de Marselane l'ont tué. De cette méprise va découler une terrible malédiction que les forains vont prononcer à l'encontre des habitants de Marselane. Les villageois, privés de la fête qui clôture la belle saison, envoient alors deux émissaires pour parlementer avec le prévôt des forains. Alban et Lauric partent pour un périple chargé d'aventures, d'amour et de morts.Les romans d'André-Marcel Adamek (1946-2011) ont remporté de nombreux prix et ont été largement traduits : Le Fusil à pétales (prix Rossel, 1974), Un imbécile au soleil (prix Jean Macé, 1984), Le Maître des jardins noirs, Le Plus Grand Sous-Marin du monde (Prix du Parlement de la Communauté franc¸aise, 2000), Retour au village d'hiver et La Fête interdite. La Grande Nuit a remporté le Prix des Lycéens en 2005.EpuiséVOIR PRODUIT8,00 € -

Carine ou la jeune fille folle de son âme
Crommelynck FernandA sa sortie du couvent, Carine se voit confrontée, au cours de ses noces avec Frédéric, à la réalité du monde des adultes, au règne de la chair, de la concupiscence et du mensonge. Mais Crommelynck déjoue toutes nos attentes car Carine n'est pas victime des "infortunes de la vertu", comme la Justine du Marquis de Sade, mais de sa propre passion. Elle est folle de son âme. Logicien implacable, Crommelynck explore, dans Carine comme dans ses autres pièces, les abysses de la condition humaine, inventant une dramaturgie qui annonce celle du nouveau théâtre.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER8,00 €
De la même catégorie
-

Les nazis ont-ils survécu ? Enquête sur les internationales fascistes et les croisés de la race ...
Lebourg NicolasQuand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une « Internationale noire », laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle ? l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le « nationalisme européen », voire le « nazisme universel ». Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du « monde blanc », hélas encore à l??uvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le « Reich de mille ans » n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,50 € -

Dis, c'est quoi la démocratie ?
De Coorebyter Vincent ; Perrineau PascalLa démocratie fait rêver les peuples qui n'en bénéficient pas, mais elle est en crise dans la plupart des pays où elle est implantée depuis longtemps. Par ailleurs, son sens n'est pas clair. On la définit comme un gouvernement par le peuple, mais elle repose, en pratique, sur l'élection de représentants qui agissent en toute liberté (ou presque) une fois qu'ils sont élus. En outre, ce système dit représentatif est aujourd'hui contesté au profit d'autres formes de démocratie, directe, participative, délibérative... Ce livre s'efforce d'éclairer les principes de la démocratie afin de comprendre les tensions et les frustrations qu'elle engendre, sans nier ses limites, qui tiennent aussi au fonctionnement de la société elle-même. La démocratie sera d'autant mieux défendue si l'on comprend qu'elle ne peut pas tout.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,90 € -

Contre-histoire du libéralisme
Losurdo Domenico ; Chamayou BernardPrésentation de l'éditeur Le libéralisme continue aujourd'hui d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les " travers " de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous. Or c'est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple. Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVII e au XX e, Losurdo analyse de manière incisive l'oeuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L'un était possesseur d'esclaves, l'autre défendait l'extermination des Indiens, un autre prônait l'enfermement et l'exploitation des pauvres, un quatrième s'enthousiasmait de l'écrasement des peuples colonisés... Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,70 € -

Comprendre l'islam politique. Une trajectoire de recherche sur l'altérité islamiste, 1973-2016
Burgat FrançoisLa tradition " orientaliste " des savants arabisants français, qui avaient accompagné l'entreprise coloniale au xixe siècle, a progressivement laissé la place au xxe siècle à une génération de chercheurs résolument anticolonialistes, à l'image de Maxime Rodinson, Charles-André Julien, Jacques Berque ou Charles-Robert Ageron. Il revient aujourd'hui à leurs héritiers d'éclairer la résurgence, dans la période postcoloniale, d'un " islam politique " qui cristallise une très profonde défiance. C'est ce à quoi s'emploie François Burgat dans cet ouvrage, en replaçant ses analyses dans le parcours personnel qui les a nourries et l'environnement scientifique qui les a accueillies. Depuis les années 1980, le large rejet des acteurs politiques musulmans a contribué à alimenter, à leurs marges, une violence de plus en plus radicale, jusqu'au terrorisme. À rebours des explications simplistes ignorant trop souvent les racines historiques de ces évolutions, ce livre apporte une note dissonante. Son auteur explicite comment, pour décoder l'incomprise altérité islamiste, sa trajectoire de recherche l'a conduit depuis les années 1970 à forger ses propres outils. De l'Algérie à la Syrie, en passant par la Tunisie, le Yémen, la Libye, l'Égypte et la France, il restitue ses rencontres avec nombre d'acteurs de cette mouvance. Il montre que leurs motivations sont plus banalement profanes et politiques que religieuses. Et donc très loin des explications essentialistes qui s'obstinent à chercher dans le Coran du viie siècle les introuvables clés de la " radicalité islamiste " d'aujourd'hui. L'auteur poursuit ici sa démarche en confrontant ses premières hypothèses aux turbulences du printemps arabe et à l'affirmation djihadiste. En contextualisant ses observations sur le temps long, il offre un éclairage rare et précieux sur les conditions du dépassement de ce " défi islamiste " du siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €



