Pourquoi souffre-t-elle autant? Physiquement, en ce moment, mais aussi dans sa caboche depuis si longtemps... Rien ne se passe comme elle le voudrait. C'est un échec, un échec sans borne, sa vie. Elle a quel âge? Vingt-cinq ans! Qui le croirait? Sa tronche, c'est un mouchoir sale. Un mouchoir à jeter. Vingt-cinq ans et quel avenir? Les semaines, les mois futurs? Des fagots trop humides pour s'enflammer... Elle est seule? Elle ne sait pas. Des amis? Fréquente-t-elle des collègues? Son boulot, comme elle s'en fiche! Elle se dit tout à coup qu'elle n'y retournera peut-être pas. Mais que faire, alors? Que faire pour se loger, pour bouffer? Pas même un petit ami, un galant régulier qui l'accueillerait trois jours chez lui, qui lui prêterait sa clé, juste des lourdingues de temps à autre, quand la solitude est trop épuisante, quand le corps réclame son lot de caresses. Biographie de l'auteur Morceau d'histoire des oubliés, ce roman suit le parcours d'une jeune alcoolique dans sa tentative d'échapper au naufrage auquel la condamne un ordre social funeste et archaïque. Essayiste et romancier, Thierry Maricourt s'inscrit dans un courant prolétarien, qui a fait de la littérature un outil d'émancipation. Il a notamment publié Adèle au-delà de l'ombre (Ressouvenantes, 1997), Ne me tuez pas (Le Cherche-Midi, 1998) et un Dictionnaire des auteurs prolétariens (Encrage, 1994).
Nombre de pages
108
Date de parution
10/04/2003
Poids
140g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782748900149
Titre
Le coeur au ventre
Auteur
Maricourt Thierry
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
140
Date de parution
20030410
Nombre de pages
108,00 €
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Résumé : Le roman policier nordique (autrement dit du Danemark, de Finlande, d'Islande, de Norvège et de Suède) semble, aujourd'hui, être à la mode. Mais quels points communs les écrivains recensés dans ce Dictionnaire présentent-ils ? Comment s'inscrivent-ils dans le roman policier et, au-delà, dans la littérature de leur époque ? Quelles perspectives se dégagent de leurs oeuvres ? Au travers de la biographie et de la bibliographie d'auteurs aussi divers que Henning Mankell, Maria Lang, Arnaldur lndridason, Gunnar Staalesen, Karin Fossum, Matti Yrjänä Joensuu, Kjell Eriksson, Leif Davidsen, Camilla Läckberg, sans oublier Stieg Larsson, Maj Sjöwall et Per Wahlöö, et d'autres, tant d'autres, ce livre, qui se veut exhaustif (des origines à nos jours, donc, des écrivains traduits en langue française), s'attache à montrer qu'il existe bel et bien et de manière spécifique un genre que l'on peut nommer le roman policier nordique.
Les ateliers d'écriture ne sont-ils qu'un agréable passe-temps, un loisir destiné à ceux qui maîtrisent cette forme d'expression, qui ont plaisir à manier le stylo ? Cela a-t-il un sens de proposer une action de ce type à des personnes, illettrées ou analphabètes, qui éprouvent d'immenses difficultés à aligner quelques mots ? Thierry Maricourt tient ce pari : l'écrit représente, précisément, un instrument de libération pour les oubliés d'une société d'opulence et de réussite devenus spectateurs d'un monde qui leur échappe. Ecrire peut alors être le levier d'une lutte contre l'exclusion.
Le théâtre est une histoire de regard, avant même que n'arrivent les mots. Ici, il s'agit aussi d'un autre regard, celui qui est porté sur ces individus détachés, pourrait-on dire, du monde qui les entoure. La pratique du théâtre ne leur est pas habituelle. "Moi, sur scène ? Jamais !"... Les saynètes rassemblées ici leur donnent la parole. Ils se sont exprimés lors d'ateliers d'écriture. Sur les planches, ils s'approprient à leur façon les textes que l'écrivain a restitués. Pas facile mais... que d'émotions !
1942. La guerre fait rage dans le monde, les nazis semblent invincibles. Stig est un jeune Suédois de 12 ans, qui suit son père, journaliste et responsable de la Résistance scandinave, dans son périple au Danemark et en Norvège. De 1942 à 1945, Stig est balloté d?un pays à l?autre de la Scandinavie et le lecteur découvre alors comment chaque pays a réagi face au nazisme : le Danemark impressionne par sa résistance collective et en grande partie non-violente où la population juive a pu être sauvée grâce à la mobilisation de tous ; en Suède offre un refuge à de nombreux Juifs et antinazis ; la Norvège, quant à elle, refuse le nazisme dès le début de l?invasion allemande. Pasteurs et instituteurs prônent la Résistance, à l?instar du roi réfugié en Angleterre, et subissent une terrible répression. Quand son père disparaît, Stig retourne en Suède. Il s?éprend d?une réfugiée juive de son âge. On le retrouve ensuite en Laponie, où il participe lui-même, à présent, aux actions de résistance contre l?occupant nazi. Stig est un garçon que l?idéologie nazie blesse profondément. Ses armes? La pensée et le dessin.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.