Indianisme et paysannerie en Amérique latine. Socialisme et libération nationale
Mariategui José Carlos ; Garcia Linera Alvaro ; Va
SYLLEPSE
21,00 €
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EAN :9782849503720
Dans une large mesure, les thèses non orthodoxes de José Carlos Mariátegui apparaissent comme de parfaites illustrations du mouvement qui a vu, en Amérique latine comme dans la plupart des espaces non occidentaux, une appropriation critique du marxisme. Puisant dans l’observation de la situation sociale latino-américaine de son temps, Mariátegui nous a légué une interprétation singulière du marxisme, à rebours des orthodoxies qui ont dominé les différentes conceptions se réclamant du socialisme. C’est une oeuvre presque "dangereuse" que nous a laissée le révolutionnaire péruvien. Car Mariátegui enquête, sort des sentiers battus et relit l’histoire de son pays, une histoire complexe et longue, qui commence bien avant la conquête espagnole. Il fouille les luttes d’émancipation, lesquelles prennent diverses formes, tordant cette pensée occidentale pour la mettre au service de la compréhension de l’histoire propre des sociétés non-occidentales. Puisant de l’inspiration dans les travaux d’indigénistes radicaux qui osent défendre le droit à l’autodétermination des Indiens (une sorte de tabou pour la gauche marxiste), Mariátegui établit une synthèse fascinante de la théorie marxiste et du nationalisme radical et indigéniste. On peut dire qu’en "péruvianisant" le marxisme, en l’ancrant dans les réalités de son pays, il donne à son oeuvre un caractère universel. L’analyse de la réalité indienne est au coeur des contributions les plus originales de Mariátegui. A travers ses travaux, il se rend compte que la culture, l’identité et le statut d’exploitées des premières nations des Amériques sont fondamentaux dans un système qui profite aux blancs et aux métis, ouvrant la porte à une radicalisation. De plus, Mariátegui estime que les racines communautaires léguées par le "communisme" primitif des populations incas rendent les Indiens plus disposés à évoluer vers le socialisme. Il rêve en fait d’une " fusion" entre le socialisme moderne et l’héritage communiste de l’ancienne société péruvienne. Sur cela particulièrement, le marxisme de Mariátegui sort des sentiers battus. On peut dire que cette créativité fait penser à celle de Gramsci, dont la lecture l’a beaucoup frappé lors de son séjour en Italie. Aujourd’hui, dans le sillon d’une nouvelle vague mondiale de résistances anticapitalistes, Mariátegui revit. On redécouvre non seulement un "personnage" hors du commun, mais une pensée critique qui donne des clés pour ouvrir des espaces inédits de recherche et de débat sur des questions brûlantes d’actualité : trajectoire du capitalisme, place et rôle mouvant des classes et des luttes sociales, question autochtone et, plus encore, chantiers escarpés de la culture et de l’identité, sans compter ce qui est souvent l’angle mort de la gauche, les contours d’un projet postcapitaliste. Ses interpellations originales se retrouvent dans ses Sept essais d’interprétation de la réalité péruvienne, son ouvrage le plus connu, paru en 1928 et non republié depuis. Mariátegui a nourri les premiers questionnements de Che Guevara, est devenu le champion des peuples indiens et de la paysannerie latino-amérindienne, a ouvert la porte à ce qui n’était pas encore nommé le féminisme et a résisté à la stalinisation. Pour rendre Mariátegui plus intelligible, nous avons ajouté les riches réflexions du sociologue et vice-président de la Bolivie, Álvaro García Linera, sur l’indianisme et le marxisme, une question qui est actuellement au centre des débats en Amérique latine. L’ouvrage, assorti d’une postface de Pierre Beaudet et d’une préface de Harry E. Vanden (professeur de science politique à l’Université de Floride) et de Marc Becker (professeur d’histoire à l’Université du Missouri), forme un ensemble qui porte un nouvel éclairage sur le dialogue souvent difficile, mais nécessaire et perpétuellement renouvelé, entre le socialisme et la libération nationale.
Nombre de pages
172
Date de parution
28/02/2013
Poids
240g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849503720
Titre
Indianisme et paysannerie en Amérique latine. Socialisme et libération nationale
Auteur
Mariategui José Carlos ; Garcia Linera Alvaro ; Va
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
240
Date de parution
20130228
Nombre de pages
172,00 €
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Solano López Francisco ; Maiztegui Pablo ; Gomez E
Résumé : La chute de neige mortelle n'a été que le début. Quarante ans après la bataille autour du stade de River Plate et le bombardement atomique de Buenos Aires, l'invasion des extraterrestres a triomphé. Les "Mains" intégrés à la société tels des leaders politiques et sociaux sont chargés d'inculquer dans la population une vérité historique qui les présente comme des bienfaiteurs de l'humanité et non comme des conquéreurs sanguinaires. Mais la résistance n'a pas disparu. Se cachant dans les tunnels abandonnés du métro, Favalli dirige un groupe de jeunes ayant grandi dans la rue dans un combat inégal, mais nécessaire... Le succès du premier cycle de l'Eternaute a convaincu les éditions Vertige Graphic de continuer l'oeuvre de traduction en français des autres épisodes de cette incroyable saga qui a su anticiper des thématiques développées dans la bande dessinée, mais également au cinéma et dans plusieurs séries télé, "Fringe" étant un des exemples récents. Le mélange de récit d'anticipation, aventure et suspense, réflexion sur l'humain et sa capacité à résister à l'oppression, fait de l'Eternaute une oeuvre unique dans son genre.
Solano López Francisco ; Maiztegui Pablo ; Gomez E
Résumé : Encore deux surprenantes histoires de l'éternaute et ses compagnons où l'on rencontre des "Mains" qui arrivent à échapper au contrôle des "eux" pour se réfugier dans des grottes et essayer de reconstruire une vie sans être dominés par une race et être en même temps dominateurs d'une autre espèce. Le succès en librairie du premier cycle de L'éternaute, dessiné entre 1957 et 1959, a convaincu l'éditeur non seulement à le rééditer en un seul volume, mais à continuer l'oeuvre de traduction en français des autres épisodes de cette incroyable saga qui a su anticiper des thématiques développées depuis non seulement dans la bande dessinée, mais au cinéma et dans plusieurs séries télé. Le mélange de récit d'anticipation, aventure et suspense, réflexion sur l'humain et sa capacité à résister à l'oppression, fait de la saga de L'éternaute une oeuvre unique en son genre.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.