Indianisme et paysannerie en Amérique latine. Socialisme et libération nationale
Mariategui José Carlos ; Garcia Linera Alvaro ; Va
SYLLEPSE
21,00 €
Epuisé
EAN :9782849503720
José Carlos Mariátegui, figure fondatrice du marxisme latino-américain nous a légué une pensée singulière, à rebours des orthodoxies qui ont dominé les différentes conceptions se réclamant du socialisme. Le révolutionnaire péruvien enquête, sort des sentiers battus et relit l'histoire de son pays, une histoire complexe et longue, qui commence bien avant la colonisation espagnole. Puisant de l'inspiration dans les travaux d'indigénistes radicaux qui défendent le droit à l'autodétermination des Indiens, il établit une synthèse fascinante du marxisme et du nationalisme radical et indigéniste. L'analyse de la réalité indienne est au coeur des contributions les plus originales de José Carlos Mariátegui. Il rend compte de la culture, de l'identité et du statut d'exploitées des premières nations des Amériques, éléments qui sont fondamentaux dans un système social et économique destiné à reproduire la domination des Blancs et des Métis. Les textes de José Carlos Mariátegui sont complétés par un article d'Álvaro García Linera, vice-président de Bolivie, ancien guérillero et théoricien marxiste, qui revient sur les luttes indigènes et leur rôle structurant dans l'histoire des conflits sociaux de l'Amérique latino-indienne. Enfin, un retour sur le parcours de José Carlos Mariátegui et une étude sur les rapports complexes entre socialisme et libération nationale viennent enrichir la réflexion.
Nombre de pages
172
Date de parution
28/02/2013
Poids
240g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849503720
Titre
Indianisme et paysannerie en Amérique latine. Socialisme et libération nationale
Auteur
Mariategui José Carlos ; Garcia Linera Alvaro ; Va
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
240
Date de parution
20130228
Nombre de pages
172,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce texte, traduit pour la première fois en français, est l'une des contributions les plus importantes et singulières au débat marxiste qu'ait apporté le monde latino-américain. Le point de départ est offert à l'auteur par le livre du social-démocrate belge Henri De Man, Au-delà du marxisme, qui fut à cette époque au centre du débat également en Europe (voir par exemple les Cahiers de prison d'Antonio Gramsci). Mariátegui sou- ligne avant tout que les attaques contre le marxisme ne sont pas une nou- veauté, mais ont accompagné au contraire tout son développement, depuis l'époque de Marx. En même temps, il ne refuse pas la nécessité de développer le marxisme au-delà des propositions de son fondateur. Mariátegui considère en effet que l'aspect le plus délétère du marxisme dominant à son époque est constitué par l'hypothèque positiviste qui pèse sur lui. Cette conception produit, selon lui, une vision fataliste de l'histoire qui conduit, sur le terrain pratique et politique, à l'inertie. D'où l'exigence d'une forte revendication de la subjectivité et de sa force de rupture. Son analyse des phénomènes culturels montre une profonde affinité avec Gramsci. Toute la dernière partie de Défense du marxisme est consacrée à la culture de la réaction. Mariátegui analyse ces tendances de l'intérieur, à travers certaines figures représentatives, surtout dans le cadre français. Il s'agit de la même méthode de recherche qu'il avait employée, quelques années auparavant, face au phénomène fasciste.
Solano López Francisco ; Maiztegui Pablo ; Gomez E
La chute de neige mortelle n'a été que le début. Quarante ans après la bataille autour du stade de River Plate et le bombardement atomique de Buenos Aires, l'invasion des extraterrestres a triomphé. Les "Mains" intégrés à la société tels des leaders politiques et sociaux sont chargés d'inculquer dans la population une vérité historique qui les présente comme des bienfaiteurs de l'humanité et non comme des conquéreurs sanguinaires. Mais la résistance n'a pas disparu. Se cachant dans les tunnels abandonnés du métro, Favalli dirige un groupe de jeunes ayant grandi dans la rue dans un combat inégal, mais nécessaire... Le succès du premier cycle de l'Eternaute a convaincu les éditions Vertige Graphic de continuer l'oeuvre de traduction en français des autres épisodes de cette incroyable saga qui a su anticiper des thématiques développées dans la bande dessinée, mais également au cinéma et dans plusieurs séries télé, "Fringe" étant un des exemples récents. Le mélange de récit d'anticipation, aventure et suspense, réflexion sur l'humain et sa capacité à résister à l'oppression, fait de l'Eternaute une oeuvre unique dans son genre.
Solano López Francisco ; Maiztegui Pablo ; Gomez E
Encore deux surprenantes histoires de l'éternaute et ses compagnons où l'on rencontre des "Mains" qui arrivent à échapper au contrôle des "eux" pour se réfugier dans des grottes et essayer de reconstruire une vie sans être dominés par une race et être en même temps dominateurs d'une autre espèce. Le succès en librairie du premier cycle de L'éternaute, dessiné entre 1957 et 1959, a convaincu l'éditeur non seulement à le rééditer en un seul volume, mais à continuer l'oeuvre de traduction en français des autres épisodes de cette incroyable saga qui a su anticiper des thématiques développées depuis non seulement dans la bande dessinée, mais au cinéma et dans plusieurs séries télé. Le mélange de récit d'anticipation, aventure et suspense, réflexion sur l'humain et sa capacité à résister à l'oppression, fait de la saga de L'éternaute une oeuvre unique en son genre.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.