L'écriture, la peinture, la musique etc., tout cela passe par une main femelle et mâle, étrange prolongement d'espace tantôt immobile tantôt en mouvement, incarnation d'un toucher temporaire dont les Chinois disent qu'il est le seuil du Mystère. Rien par conséquent de ce que l'art ose ou prétend ne vaudrait si n'était saisi au passage quelque chose de plus vaste que nous-mêmes. Il y a sous la peau et tout autour cette surface tremblante, cette buée de vide. Au croisement de ce va-et-vient, il y a la mémoire, une étendue qui n'a d'autre limite que celle de notre vie, vie qui d'ailleurs se transforme sans cesse et qui de ce fait même exige une attention à la hauteur du miracle qu'elle constitue. Ce que nous faisons avec cela n'est rien moins que façonner le visage du monde. Nous vivons le drame du prodige, nous en goûtons les délices, nous en souffrons les catastrophes. L'art est aléatoire. En Chine, sous les Song du Nord, certaines peintures de maîtres tombés en disgrâce ont servi à balayer les allées du Palais impérial, mais celles qui par hasard ont échappé à ce traitement nous adressent aujourd'hui des messages d'une fulgurante puissance. Ce que nous enseigne le legs du passé se résume en deux points essentiels: la primauté de l'expérience vécue et l'observation de la règle sans laquelle rien de l'expérience ni de la voie ne pourrait être transmis. Il n'y a pas d'expérience possible sans liberté et pas de liberté sans règle. Telle est la condition et telle l'ambiguïté. Le sens constitue la part la plus hautement exposée de cette ambiguïté qui se confond avec la tension même de la vie."
Nombre de pages
175
Date de parution
28/10/2005
Poids
902g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782729115838
Titre
L'horizon des cent pas
Auteur
Margat Claude ; Cheng François
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
210
Poids
902
Date de parution
20051028
Nombre de pages
175,00 €
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Biographie de l'auteur Né à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime), Claude Margat a publié des romans, de la poésie et des essais. Imprégné de culture chinoise, proche de François Cheng et de Yolaine Escande, il peint de grands paysages à l'encre de Chine depuis 1990. Deux missions Stendhal l'ont conduit en Chine où il a exposé ses peintures et rencontré deux grandscalligraphes, Qin Zhu Yi et Li Shou Ping.
Comment vivre? Quel sens a notre passage sur terre? Est-il possible de se frayer un chemin entre ce que la société nous impose et une vérité que l'on pressent simple, lorsqu'on se remet au contact des éléments naturels? C'est par la Voie du Tao - le chemin -, la pratique de l'écriture et de la peinture comme métaphores de l'existence elle-même, que Claude Margat répond à ces interrogations dans ce livre nourricier. Biographie de l'auteur Né à Rochefort-sur-Mer en Charente-Maritime, Claude Margat est romancier, poète, essayiste et peintre. Imprégné de culture chinoise, proche de l'académicien François Cheng et de la sinologue Yolaine Escande, il peint, depuis 1990, de grands paysages à l'encre de Chine. Deux missions Stendhal l'ont conduit en Chine où il a exposé ses peintures et rencontré deux grands calligraphes, Qin Zhu Yi et Li Shou Ping. Il a publié à La Différence Poussière du Guangxi (2004) et L'Horizon des cent pas (2005).
Biographie de l'auteur Né à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime), Claude Margat a publié des romans, de la poésie et des essais. Imprégné de culture chinoise, proche de François Cheng et de Yolaine Escande, il peint de grands paysages à l'encre de Chine depuis 1990. Deux missions Stendhal l'ont conduit en Chine où il a exposé ses peintures et rencontré deux grands calligraphes, Qin Zhu Yi et Li Shou Ping.
L'homme d'aujourd'hui est un pantin manipulé de la tête aux pieds. Un être sans identité qui n'a même pas cinq minutes pour, simplement, regarder le monde. Et pendant tout ce temps gâché la vieillesse approche, la maladie, la mort. La mort, le masque du vide, nous en apprend plus sur nous mêmes que nous ne saurions l'imaginer. Aux vivants elle rend la mémoire. A ceux qui s'en vont elle apporte la paix. Est-elle vraiment notre ennemie ? Un livre rare, fondamental, qui va au coeur du sens de la vie et des choses. Comme son auteur.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
A Casablanca, le quartier du Boussbir, lieu des bordels et de la débauche, voit éclore l'amour des jumeaux Zapata et Hawa, fruits de la rencontre d'un soldat américain et d'une prostituée. Liés par une passion incestueuse, monstrueuse, ils grandissent et s'affirment parmi les dealers et les maquereaux qui forment la mafia locale, ces "anges bagarreurs", innocemment cruels, que la plume de Leftah transfigure.