Système minéralogique et cosmologie chez Novalis ou les plis de la terre
Margantin Laurent
L'HARMATTAN
26,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782738473882
En 1797, le jeune Friedrich von Hardenberg, plus connu sous le nom de plume Novalis, décide de s'engager dans des études scientifiques à la célèbre Académie des Mines de Freiberg fondée dans le dernier quart du XVIIIe siècle. Pendant deux ans, il étudie en particulier la géologie et la minéralogie - mais aussi les mathématiques et la physique - afin de devenir inspecteur des salines de Saxe et de Thuringe. Son intérêt pour les sciences s'exprime dans différents cahiers de notes, intérêt découlant d'une recherche d'ordre philosophique et poétique qui n'a pas d'égale dans le champ culturel européen moderne. Jusqu'à sa mort précoce en 1801, Novalis ne cessera d'étudier les sciences de la terre en ayant à l'esprit une possible harmonisation des différents champs du savoir, à l'image de la réalité tellurique, tout à la fois mêlée et organisée. Poète certes, « Romantique » en tant que membre du groupe fondé par les frères Schlegel, il dépasse ce qu'on appelle communément la poésie et le romantisme pour entrer dans un champ d'activité inédit et qu'il est encore difficile de qualifier. Le projet d'une combinatoire élaboré par Lulle puis par Leibniz - sera ainsi repris par Novalis autant au niveau de la systématique minéralogique que de l'encyclopédie, en vue d'une « poétisation de la nature » conjuguant les diverses facultés humaines sans en rejeter aucune.
Nombre de pages
296
Date de parution
15/02/1999
Poids
364g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738473882
Titre
Système minéralogique et cosmologie chez Novalis ou les plis de la terre
ISBN
2738473881
Auteur
Margantin Laurent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
364
Date de parution
19990215
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le concept de "géopoétique" a été élaboré par l'écrivain franco-écossais Kenneth White à partir de 1978. Dans plusieurs essais, mais aussi dans des livres de voyages et des poèmes, il n'a cessé de travailler à son développement. C'est en 1989 qu'a été fondé l'Institut international de géopoétique que préside Kenneth White, institut représenté dans plusieurs pays. Cet ouvrage collectif propose une compréhension à la fois vaste et approfondie du "concept fondateur" que représente la géopoétique de Kenneth White.
Novalis est la figure emblématique du premier romantisme allemand qui dura à peine cinq ans (1796-1801). Poète, il est associé à l image de la fleur bleue. Mais derrière cette légende se cache un penseur dont les écrits philosophiques sont très mal connus, même en Allemagne. Cet ouvrage se propose d aborder l uvre de Novalis dans son ensemble, non seulement les écrits poétiques les plus connus (par exemple les Hymnes à la nuit) ou son roman Heinrich von Ofterdingen, mais aussi les fragments scientifiques, car Friedrich von Hardenberg (dont Novalis est le nom de plume) fut professionnellement engagé dans l administration des salines de Thuringe, après avoir suivi des études scientifiques. Romantique, Novalis le fut bien, mais loin des stéréotypes associés à ce terme et que la légende colporta après sa mort, dans un désir de savoir et de connaissance englobant toutes les disciplines, au service d une écriture poétique d un genre nouveau.
Le Blanc Charles ; Margantin Laurent ; Schefer Oli
Cette anthologie conçue par trois jeunes spécialistes comblera une lacune tant par les présentations de ce que fut le romantisme allemand que par l'ampleur des auteurs et des oeuvres citées (la grande majorité étant inédite). Les chronologie, bibliographie, index, permettront aux lecteurs de circuler aisément dans l'ouvrage. Le romantisme ne tient pas en une formule ou en un axiome. La célèbre lettre de Friedrich Schlegel confiant à son frère qu'il lui faudrait 2000 pages pour coucher sa propre définition du mot romantique est, dans toute son extravagance, une illustration de l'inhérente ambiguïté rattachée à ce concept. Dans l'histoire littéraire, peu de mots ont été autant galvaudés que celui de romantisme. Le surréalisme, une fois ses représentants disparus, a nourri le discours et l'imaginaire publicitaires. Le terme de romantisme, quant à lui, n'a cessé d'être repris tout au long du dix-neuvième siècle par des "descendants" qui, souvent, ignoraient tout de ce premier romantisme apparu en Allemagne à la fin du siècle. Recouverte en quelque sorte par les oeuvres et les discours ultérieurs qui se réclamaient de cette esthétique, la Romantik finit par n'évoquer qu'un ensemble très vague de notions littéraires, qu'une nébuleuse de sentiments qui n'avaient que peu à voir avec les premiers écrits de ses représentants les plus illustres. Il se produisit même ce phénomène curieux : on en vint à interpréter, à lire, voire à éditer ces derniers - qu'ils s'appellent Novalis, Friedrich Schlegel ou Tieck - simplement en fonction de l'idée confuse qu'on se faisait du romantisme, mouvement littéraire que l'on disait seulement tourné vers l'univers du rêve et le fantastique, se désintéressant du monde réel. Pourquoi revenir sur les traces du romantisme ? A quoi bon lire des auteurs qui nous parlent de temps, de lieux et d'espérances qui ne sont plus ? Pour rêver quelques heures, diront certains, fuir le monde et nos tâches accablantes. Anywhere out of the World... Mais le rêve est ici l'envers de la raison, comme le corps la doublure de l'âme. Les premiers romantiques allemands nous fascinent parce qu'ils furent les plus libres et les plus inventifs de tous nos modernes.