Quand bien même le Projet d'une loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes (1801) de Sylvain Maréchal se présenterait comme une plaisanterie "aimable", il développe la plus grande partie des arguments misogynes que l'on peut trouver dans une tradition littéraire "machiste" qui se poursuit aujourd'hui. Sa conclusion est radicale: si on souhaite conserver quelque autorité sur les femmes, il convient de les tenir éloignées de la lecture et de l'écriture, c'est-à-dire de la connaissance. Dès 1801, deux femmes font paraître à quelques jours d'intervalle des réponses argumentées à ce qu'elles tiennent au mieux pour une "sottise", et au pire comme la production d'un "esprit dérangé", remettant Sylvain Maréchal à sa vraie place de bouffon réactionnaire. Marie-Armande Gacon-Dufour écrit un prudent et subtil Contre le projet de loi de S. M. portant défense d'apprendre à lire aux femmes par une femme qui ne se pique pas d'être femme de lettres; Albertine Clément-Hémery, plus démonstrative, rédige un violent Les femmes vengées de la sottise d'un philosophe du jour ou réponse au projet de loi de S. M. portant défense d'apprendre à lire aux femmes. La confrontation de ces trois textes publiés ici conjointement éclaire, au-delà de la période révolutionnaire, les arguments auxquels ont encore recours nombre de nos contemporains.
Nombre de pages
187
Date de parution
21/05/2007
Poids
210g
Largeur
135mm
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EAN
9782296033276
Titre
Projet d'une loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes 1801
Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou unique-ment disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Au lendemain de la Révolution, on aime à imaginer des lois pour toute chose, ce qui engendre parfois d'étonnantes, mais révélatrices aberrations...En 1801, un " honnête homme ", avocat de formation, libre-penseur et progressiste, fait paraître son Projet d'une loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes. Son brûlot, collection des arguments les plus éculés contre l'instruction des filles, ravive la " querelle des sexes ". Le temps de la citoyenne n'est pas encore venu.