RTL, histoire d'une radio populaire. Du Radio Luxembourg à RTL.fr
Maréchal Denis
NOUVEAU MONDE
28,50 €
Epuisé
EAN :9782847365337
La plus ancienne des grandes radios généralistes, en tète des audiences malgré les soubresauts du paysage médiatique, est aussi celle dont l'histoire - mouvementée - demeure la plus méconnue. Radio Luxembourg apparaît en 1933, grâce à un émetteur luxembourgeois, des capitaux français, des programmes européens, et de la publicité rédigée par Robert Desnos! En mai 1940, la station se voit contrainte de céder son émetteur aux forces du III Reich. Après-guerre, le poste privé triomphe avec Zappy Max, l'Abbé Pierre, Jean Nohain, Geneviève Tabouis, Jean Grandmougin. l'équipe dirigeante impulse une programmation mémorable (La famille Duraton, Reine d'un jour, Quitte ou double, des feuilletons radiophoniques, etc.). Mais la concurrence d'Europe numéro 1 et la télévision bouleversent peu à peu la donne. 1966: Radio Luxembourg devient RTL, avec un nouvel état-major présidé par l'homme de presse Jean Prouvost. Son directeur, Jean Harran, installe Nienie Grégoire, Léon Zitrone et Anne-Marie Peysson à l'antenne. Des années 1980 à la fin des années 1990, Jacques Rigaud et Philippe Labro réussissent un parcours sans faute. L'éclosion des radios libres n'entrave pas la bonne marche dune station au coeur de la culture de masse. Un effritement de l'audience provoque un accident industriel majeur: le renvoi de Philippe Bouvard, l'animateur des Grosses /êtes, à l'été 2000. Avec la perte de 2 millions d'auditeurs, ces derniers appliquent à la lettre le slogan "RTL, c'est vous" et obtiennent son retour. Aujourd'hui, à la croisée des chemins malgré l'apparition de RTL.fr, ce média négligé des observateurs conserve une audience inégalée dans le temps et continue de façonner des générations d'auditeurs fidèles. Cette histoire sans parti pris explique les ressorts de cette saga aux multiples rebondissements souvent ignorés du public.
Nombre de pages
582
Date de parution
25/11/2010
Poids
754g
Largeur
139mm
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EAN
9782847365337
Titre
RTL, histoire d'une radio populaire. Du Radio Luxembourg à RTL.fr
Auteur
Maréchal Denis
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
139
Poids
754
Date de parution
20101125
Nombre de pages
582,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La propagande est connotée péjorativement alors qu'elle est partout au quotidien ne serait-ce que dans les éléments de langageâ?- C'est pourquoi la période 1938-40 est emblématique de l'impuissance des démocraties face aux régimes autoritaires y compris sans doute à l'époque contemporaine. L'échec de la propagande dans une démocratie, la France, à la fin des années trente en est un symbole. C'est cet échec que l'auteur décortique dans cet essai passionnant. Il nous permet de comprendre, pourquoi la propagande est restée finalement un angle mort et un échec de la politique de la France des années 1938-1940. Comment le pouvoir politique a-t-il été pris dans un filet de contradictions porté à incandescence par la montée de l'expansionnisme d'Hitler et du totalitarisme en Europe sans jamais trouver la parade ? Un éclairage neuf sur un passé, qui à bien des égards entre en résonance avec l'univers de la communication d'aujourd'hui. En France, à la fin des années trente, au sein du second gouvernement de Léon Blum suivie par ceux d'Edouard Daladier, de Paul Reynaud et du Maréchal Pétain, la question de la propagande et de l'information s'imposa. La fonction releva tantôt de la propagande, tantôt de l'information ; tout cela à un rythme effréné en donnant la perception d'une certaine improvisation face à la montée des périls. Il y eut tout d'abord ce tout nouveau ministère de la Propagande avec pour titulaire L.O.-Frossard (13 mars-10 avril 1938), suivi d'un Commissaire général à l'Information (29 juillet 1939 - 21 mars 1940) auquel succéda pour la toute première fois la création d'un ministère de l'Information marqué par le retour de L.O.-Frossard (21 mars 1940 - 5 juin 1940) sans occulter la séquence encore plus éphémère d'un ministère confié à Jean Prouvost (5 juin-16 juin 1940) à qui échut ensuite le titre de Haut-commissaire à la propagande française (19 juin-10 juillet 1940). Trois personnalités aux parcours les plus divers : un homme politique : Frossard, un écrivain : Giraudoux et un patron de presse : Prouvost, incarnèrent, chacun à leur manière, cette tentative, souvent restée vaine, d'apporter à l'opinion publique des réponses aux inquiétudes grandissantes avec les accords de Munich puis la drôle de guerre avant d'être submergée par la défaite. Face au tourbillon des événements dramatiques provoqués par les dictatures d'Hitler et de Mussolini, le pouvoir politique d'une démocratie se trouva comme annihilé dans le domaine de la communication. Qui plus est, à travers ces nouvelles techniques de manipulations de l'information relayée par ce nouveau média qu'était la radio, la France en cette fin de troisième République apparut comme emportée par ce tsunami. Toute comparaison avec le monde d'aujourd'hui...
Les attentats du 11 septembre 2001 ont posé aux télévisions du monde entier un problème d'autant plus aigu qu'il fallait réagir en temps quasi réel ; l'événement a contraint les chaînes à sortir de leur routine et à faire des choix très rapidement. Que montrer et que dire quand on a très peu d'images et qu'on ne sait pratiquement rien ? Quelles solutions les différents réseaux de télévision ont-ils mises en œuvre dans ce contexte de crise et face à une opinion mondiale en état de choc ... La présentation télévisuelle des attentats du 11 septembre, thème retenu pour la troisième journée de ce forum, est étudiée à travers les cas de pays aussi divers que la Belgique, le Canada, le Chili, la Chine, les Etats-Unis, la France, la Hongrie, l'Italie et les pays du monde arabo-musulman.
Aujourd'hui, la station sous l'emprise d'un nouvel actionnaire, Vincent Bolloré, a été prompt à reléguer l'antenne comme un simple marche pied de la chaîne C News. La conjonction d'une ambition télévisuelle et d'une idéologie néo conservatrice accentue encore une chute d'audience devenue inéluctable et préjudiciable à ce bien commun qu'est l'information.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.