C'est donc un livre sur le rock'n'roll - une partie du rock'n'roll - et sur l'Amérique. Ce n'est pas une analyse historique ou purement musicale, ni une galerie de portraits. J'ai essayé d'élargir le contexte dans lequel on écoute la musique, d'analyser le rock non pas comme expression de la jeunesse, ou de la contre-culture, mais de la culture américaine elle-même. Les artistes sur lesquels j'ai choisi d'écrire m'intéressent en particulier parce qu'ils ont plus d'ambition que les autres et qu'ils prennent plus de risques. Ils prennent le risque du désastre artistique (dans le vocabulaire du rock: la prétention), de se mettre à dos un public qu'il est plus facile de flatter que de provoquer - leurs ambitions ont beaucoup à voir avec celles que Robbie Robertson avait pour le Band: "La musique ne doit jamais être inoffensive." Ce qui m'attire encore plus chez le Band, Sly Stone, Randy Newman et Elvis, c'est que je pense qu'ils se voient comme des américains symboliques. Pour moi, ils essaient, avec leur musique, d'être à la hauteur de ce rôle
Nombre de pages
558
Date de parution
11/09/2003
Poids
275g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070428953
Titre
Mystery Train
Auteur
Marcus Greil ; Esquié Héloïse ; Malle Justine
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
275
Date de parution
20030911
Nombre de pages
558,00 €
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En 1967, dans le sous-sol d'une maison de New York, Bob Dylan et The Band enregistrent en secret ce qui deviendra les mythiques Basement Tapes. Mélange subtil de folk traditionnel et de parodie, ce matériel n'est pas destiné à être rendu public. Deux ans plus tôt, au Festival de Newport, Dylan a effectué sa spectaculaire conversion électrique. Partant de ce jalon historique, Greil Marcus met en lumière de la musique folk et de ses valeurs, un virage qui valut à Dylan d'être traité de "Judas". Il démontre clairement que les Basement Tapes constituèrent la réponse de Dylan à cette vague d'indignation. Pour Greil Marcus, et pour les innombrables adeptes du culte qui s'est constitué autour de ces enregistrements, le mystère des Basement Tapes tient à leur immanence, à leur lien souterrain avec la tradition orale, au miroir dans lequel se dessine un pays derrière le pays. A une époque où l'Amérique sombrait dans une guerre civile à propos d'une guerre étrangère, cette musique était réjouissante et réconfortante.
Résumé : "Stagger Lee a descendu Billy..." L'écho de ces mots se répercute depuis le tube rock'n'roll de Lloyd Price à travers cinquante ans de culture noire, faisant défiler des milliers et des milliers de Stagger Lee et de Billy, pour remonter vers sa source cachée. Il y a un écho pour Jimi Hendrix, star à vingt-quatre ans et mort à vingt-sept ; pour Sly Stone, "brûlant", comme on l'a dit autrefois de Bob Dylan, "non pas la chandelle par les deux bouts, mais se servant d'un chalumeau pour consumer le milieu" ; pour les jeunes hommes morts dans les ruelles ou refroidis à la morgue municipale ; pour un million de cambriolages de magasins de spiritueux et un million de viols sauvages. Greil Marcus
Résumé : C'est donc un livre sur le rock'n'roll - une partie du rock'n'roll - et sur l'Amérique. Ce n'est pas une analyse historique ou purement musicale, ni une galerie de portraits. J'ai essayé d'élargir le contexte dans lequel on écoute la musique, d'analyser le rock non pas comme expression de la jeunesse, ou de la contre-culture, mais de la culture américaine elle-même. Les artistes sur lesquels j'ai choisi d'écrire m'intéressent entre autres parce qu'ils ont plus d'ambition que les autres et qu'ils prennent plus de risques. Ils prennent le risque du désastre artistique (dans le vocabulaire du rock : la prétention), celui de se mettre à dos un public qu'il est plus facile de flatter que de provoquer - leurs ambitions ont beaucoup à voir avec celles que Robbie Robertson avait pour le Band : " La musique ne doit jamais être inoffensive ". Ce qui m'attire encore plus chez le Band, Sly Stone, Randy Newman et Elvis, c'est que je pense qu'ils se voient comme des Américains symboliques. Pour moi, ils essaient, avec leur musique, d'être à la hauteur de ce rôle.
Résumé : Il y a une figure qui apparaît et réapparait tout au long de ce livre. Ses instincts sont fondamentalement cruels; sa manière est intransigeante. Il propage l'hystérie, mais il est immunisé contre elle. Il est au-delà de la tentation, parce que, malgré sa rhétorique utopiste, la satisfaction est le cadet de ses soucis. Il est d'une séduction indicible, semant derrière lui des camarades amers comme Hansel ses miettes de pain, seul chemin pour rentrer chez soi à travers un fourré d'excuses qu'il ne fera jamais. C'est un moraliste et un rationaliste, mais il se présente lui-même comme un sociopathe; il abandonne derrière lui des documents non pas édifiants mais paradoxaux. Quelle que soit la violence de la marque qu'il laissera sur l'histoire, il est condamné à l'obscurité, qu'il cultive comme un signe de profondeur. Johnny Rotter/John Lydon en est une version; Guy Debord une autre. Saint-Just était un ancêtre, mais dans mon histoire, Richard Huelsenbeck en est le prototype.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...