Les grands turbulents. Portraits de groupe 1880-1980
Marchand-Zanartu Nicole ; Lauxerois Jean ; Zerbib
MEDIAPOP
18,00 €
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EAN :9782918932772
Certains furent tapageurs, d'autres plus discrets, voire taciturnes. Les uns nous sont familiers, les autres inconnus ou peut-être les a-t-on oubliés. Tous ont eu un projet de résistance à l'ordre du monde tel qu'il allait ou tel qu'il s'annonçait. Unis par l'amitié, la proximité intellectuelle, l'activité collective, ils ont nom : Grand Jeu, Die Brücke, Stridentistes, CoBrA, Futuristes, Der blaue Reiter, Gutaï, OBeRlou, OHO, Zero, Dada, pour n'en citer que quelques-uns. Sur leur passage ils ont laissé une production surprenante des manifestes, des revues, des oeuvres collectives, des reliefs d'expositions qui montrent leur union sous les formes les plus inventives, voire les plus extrêmes, contre l'adversité. Témoignage tangible de leur aventure commune : une photographie, parfois de fortune. Les voici graves et joueurs, naturels et sophistiqués, provocateurs et moqueurs, astres majeurs ou étoiles filantes, ils posent devant l'objectif pour l'éternité. Pour esquisser les portraits de ces Grands Turbulents à l'aide d'une photographie et de son exploration, Nicole Marchand-Zanartu a réuni cinquante-quatre auteurs, hommes et femmes, écrivain, cinéaste, poète, architecte, chercheur, historien, musicien, philosophe...
Nombre de pages
279
Date de parution
09/11/2018
Poids
265g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782918932772
Titre
Les grands turbulents. Portraits de groupe 1880-1980
Auteur
Marchand-Zanartu Nicole ; Lauxerois Jean ; Zerbib
Editeur
MEDIAPOP
Largeur
120
Poids
265
Date de parution
20181109
Nombre de pages
279,00 €
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Pourquoi l'esprit a-t-il besoin de griffonner, d'esquisser des schémas, mêlant souvent lettres, lignes et couleurs ? Et si la pensée, dans sa naissance comme dans sa construction, était d'emblée image, et imagination graphique ? Ces tracés inventifs, ces ébauches plus ou moins élaborées mais toujours mystérieuses, qu'ils soient de la main du poète, du mathématicien, du philosophe, du musicien, de l'architecte, ou de tout un chacun, nous les nommons des "grammes" du grec gramma/grammè, "ligne, trait, dessin, écriture" , parce que le mot rend aussi hommage à leur légèreté, leur ténuité, voire leur fragilité, qui les rendent plus vivants et plus singuliers. Trente-deux "grammes de pensée" ont été ici choisis, auxquels répondent respectivement trente deux textes, qui voudraient offrir au lecteur comme un libre fil d'Ariane dans ces fascinants labyrinthes.
Comment définir l'amitié qui lie deux êtres au caractère parfois si différent, voire opposé ? Le discret et le flamboyant, l'initié et le profane, celui dans l'ombre et celui dans la lumière, le destin tragique et celui qui redonne de l'espoir, ou des pairs qui cheminent ensemble et s'épaulent sur des routes souvent cahoteuses. C'est à travers le mode d'échange singulier de la correspondance de quarante paires d'amis (1880-1980), écrivains, musiciens, poètes, peintres, cinéastes, anthropologues, que nous avons tenté d'en saisir les nuances. Quarante "explorateurs et exploratrices" se sont lancés dans la lecture de ces correspondances pour nous les faire revivre. A l'image du Cercle des Tempéraments de Goethe, voici déclinée en cinq grandes catégories et quarante nuances, "les états de l'amitié" .
Caraës Marie-Haude ; Marchand-Zanartu Nicole ; Lau
Les disciplines scientifiques et littéraires sont généralement perçues dans ce qui les différencie, les divise et parfois même les oppose. Pensée scientifique et pensée poétique s'expriment dans des modes de discours bien distincts. Il arrive pourtant qu'elles se rejoignent: c'est quand la pensée ne peut plus s'exprimer dans le mode qui lui était propre et que, recourant à une mise en forme directe,elle grave dans un schéma, du plus simple au plus complexe, le chemin qui la ramènera vers la parole. On dit bien souvent: « une image vaut 100 000 mots » ou bien encore, plus familièrement,:« je fais vous faire un dessin »?
Louise à Paris n'a plus vingt ans depuis pas très longtemps. Une rupture l'a laissée trois mois sans sortir et à la fin de l'hiver 1984 elle s'aventure comme neuve dans le monde merveilleux des fêtes et des rencontres où le hasard fait loi. Dans quelques mois elle aura fini ses études et s'imagine un destin dans l'univers fabuleux de la musique. Les garçons se bousculent, elle hérite d'un appartement plein de miroirs. Puis les merveilles promises bientôt cèdent le pas à un manège incessant de coups de coeur et de coups du sort, de tentations et de sensations, de glissades et de plongeons, de cavalcades et de gueules de bois. Louise ne sait plus où donner de la tête et n'a plus la notion du temps, d'ailleurs elle a perdu sa montre. Que cherche-t-elle au bout de ce vertige ? Trois ans passent et la réponse n'est peut-être pas celle qu'elle attendait.
Le narrateur a dix ans, on l'accompagne pendant cinq saisons. L'auteur croque la brutalité des rapports sociaux, les mÅurs d'une époque (internet, jeux vidéos, relatif désÅuvrement des enfants livrés à eux-mêmesâ ; rupture entre les générations en filigrane) à travers le regard d'un enfant malheureux. Mais c'est surtout le monde de l'enfance rendu vivable par la poésie et la présence de la nature que raconte ce livre coup de poing qui nous renvoie à l'inégalité des chances et au mystère de la résilience.
L'onde allait ainsi se propager du matin jusqu'au soir, et pour quelques jours encore. Déjà, la mélancolie commençait à étendre sa toile, dans l'esprit des admirateurs comme dans celui des simples passagers d'une époque libre, insouciante, pour se rappeler à eux longtemps après. Ils se souviendraient alors de ce soir particulier où ils refirent le monde, en rebattant les cartes, en déployant toutes sortes de trésors imaginaires, pour envisager leurs vies d'adultes débarrassées des contraintes. Ils se rediraient alors les mêmes mots, recomposeraient bien des lieux et des visages, la plupart perdus de vue, en repensant aux circonstances dans lesquelles ils apprirent, en ce vendredi 10 avril 1970, que les Beatles venaient de se séparer.
Pourquoi l'esprit a-t-il besoin de griffonner, d'esquisser des schémas, mêlant souvent lettres, lignes et couleurs ? Et si la pensée, dans sa naissance comme dans sa construction, était d'emblée image, et imagination graphique ? Ces tracés inventifs, ces ébauches plus ou moins élaborées mais toujours mystérieuses, qu'ils soient de la main du poète, du mathématicien, du philosophe, du musicien, de l'architecte, ou de tout un chacun, nous les nommons des "grammes" du grec gramma/grammè, "ligne, trait, dessin, écriture" , parce que le mot rend aussi hommage à leur légèreté, leur ténuité, voire leur fragilité, qui les rendent plus vivants et plus singuliers. Trente-deux "grammes de pensée" ont été ici choisis, auxquels répondent respectivement trente deux textes, qui voudraient offrir au lecteur comme un libre fil d'Ariane dans ces fascinants labyrinthes.