Un sociologue au volant. Le rapport de l'individu à sa voiture en milieu urbain
Marchal Hervé
TERAEDRE
20,50 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782360850532
Cet ouvrage va à l'encontre d'un certain nombre d'idées reçues concernant les usages de l'automobile en milieu urbain. Le propos entend montrer toute l'épaisseur du rapport de l'individu à son automobile en s'appuyant sur des " entretiens participants" combinant la méthode de l'entretien et l'observation ethnographique. Loin d'être une bulle et de couper du monde, l'espace intérieur de l'automobile est en effet le théâtre de multiples états d'être et régimes d'engagement allant de la sérénité de soi à l'intensité de soi en passant par la disponibilité de soi ou encore la spiritualisation de soi. L'observation fine des individus au volant montre également que ceux-ci sont tantôt réflexifs, tantôt engagés dans des routines, sans compter qu'ils développent des " routines réflexives " ou de la " réflexivité routinière ". In fine, il s'agit bien de souligner à quel point l'automobiliste est un être techno-bio-psycho-social dans la mesure où il apparaît comme un être individualisé (social) habitant l'espace intérieur de son automobile (techno) à travers différents états d'être et régimes d'engagement qui font intervenir aussi bien le corps (bio) que l'esprit (psycho).
Nombre de pages
187
Date de parution
28/05/2014
Poids
235g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782360850532
Titre
Un sociologue au volant. Le rapport de l'individu à sa voiture en milieu urbain
Auteur
Marchal Hervé
Editeur
TERAEDRE
Largeur
135
Poids
235
Date de parution
20140528
Nombre de pages
187,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
L'identité s'est imposée depuis une vingtaine d'années dans nos manières de penser. Notion floue et piégeuse, elle demande à être mise à distance. Dans son acception culturelle, d'une part, étant donné que l'identité est trop souvent confondue avecl'idée d'un terreau primordial dans lequel nous prendrions collectivement racine. Dans son acception individuelle, d'autre part, dans la mesure où l'identité est presque toujours associée à l'idée d'un "Moi" comparé à une sorte de disque dur surlequel les données de notre existence seraient gravées une fois pour toutes. Le présent ouvrage tente, à partir d'une perspective constructiviste, de dépasser ces façons de penser. Si les étudiants inscrits en sociologie, en philosophie, en psychologie, en anthropologie et en sciences politiques sont toutparticulièrement concernés par cet ouvrage, il s'adresse plus largement à toutes celles et à tous ceux qui veulent comprendre les implicites que contient la notion d'identité.
Ce manuel d'initiations à la sociologie ne consiste ni à refaire une histoire des "grands" auteurs, ni à retracer et dérouler une histoire des idées. Il sensibilise en effet à la sociologie en partant de questions simples et directes que se posent beaucoup de nos contemporains, à commencer par celles relatives à la famille, l'identité, la culture ou encore aux utopies, aux générations, au numérique et au genre. Il propose en outre un petit vade mecum théorique pour s'y retrouver dans la galaxie des courants de pensée sociologiques afin de comprendre les différentes façons avec lesquelles les sociologues regardent et pensent la société.
Si les hommes sont depuis toujours confrontés à la question du sens et donc à la question identitaire au sens large, il n'en reste pas moins que l'identité s'est imposée, depuis une vingtaine d'années, comme une notion quasiment incontournable dans nos manières de penser et de vivre. Pourtant, cette notion est floue et piégeuse, et ce, aussi bien dans son acception culturelle, où l'identité est trop souvent confondue avec l'idée d'un terreau primordial dans lequel nous prendrions " racine ", que dans son acception individuelle, où l'identité est presque toujours associée à l'idée d'un " Moi " profond comparé à un disque dur sur lequel seraient gravées les données de notre existence.
Résumé : A force d'être instrumentalisée de toute part, l'identité est devenue une notion encombrante dont on ne retient en général que la face sombre faite de repli sur soi, de xénophobie et sacralisation des racines culturelles... oubliant que la question essentielle de l'identité, "qui suis-je 7", ne trouve sa réponse qu'en dehors de nous. Sans l'autre, pas d'altérité et donc pas de singularité ; pas de différence, pas de ressemblance et donc pas de référence à laquelle se rattacher. Toute réduction identitaire amoindrit une humanité qui se réalise pleinement dans sa relation à l'autre. C'est l'ambition de cet ouvrage que de décloisonner les identités, au prisme de nombreuses recherches menées depuis une quinzaine d'années, et de tenter ainsi de faire émerger cet homo alterus qui fera que notre avenir sera ouvert à l'altérité... ou pas.
La crise sanitaire du COVID-19 a conduit la communauté internationale à restreindre les libertés individuelles en période d'épidémie. A l'échelle mondiale les modes de vie ont été profondément transformés jusqu'à créer de nouvelles manières d'agir quotidiennement, de se mouvoir dans l'espace social et sur les territoires, de se protéger tout en prenant soin d'autrui, de se lancer dans le télétravail en partageant un espace de vie familial et de faire l'expérience d'auto-apprentissages avec l'environnement numérique.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?