La lucidité de l'esprit est un don et un charisme individuel, mais en même temps il est le patrimoine de tous. " Ce que nous affirmons, lisons ou chantons, écrit Bernard Marchadier, est le plus souvent palimpseste. Derrière, dessous, il y a un texte, ou plusieurs, antérieurs, à demi effacés, que nous reprenons, voire rafraîchissons, alors même que nous croyons nous en tenir au texte le plus récent. " La grande réussite du présent recueil " d'éclairs " tient à ce qu'il nous propose un art de l'entretien avec soi-même. Dans ce genre-là, l'auteur se situe dans la grande lignée de ces moralistes français, de ces artistes de l'aphorisme qui, avec les poètes, ont donné à la langue française une précision, une finesse, une limpidité incomparables. Seule la clarté permet de relever en formules précises les nuances les plus brumeuses de l'esprit. La lecture de ces Eclairs de lucidité nous libère. Sa pensée nous fait sortir de la cage, son tissu verbal contient beaucoup plus que ce que peut traduire la rationalité pure et nue, son esprit est là et en même temps ailleurs. Non dans les brumes de vagues souvenirs, mais dans " l'ailleurs " du Verbe qui nous appelle dans la vie d'ici-bas, dans le moment donné et vécu dans le mystère de la communication. L'atmosphère de ce livre est créée par cette brise de l'ouverture vers l'infini qui touche ce qu'on voit, sent, entend, perçoit et partage avec autrui. Vladimir Zelinsky
Nombre de pages
52
Date de parution
20/10/2006
Poids
115g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782884820844
Titre
Eclairs de lucidité
Auteur
Marchadier Bernard ; Zelinsky Vladimir
Editeur
AD SOLEM
Largeur
125
Poids
115
Date de parution
20061020
Nombre de pages
52,00 €
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Face à "l'esprit du temps", l'homme d'écriture est placé devant un choix, similaire à celui du nageur face à un courant dominant : soit il s'y abandonne, soit il résiste. Avec l'auteur de ces Notes claires pour une époque fumeuse, on préférera le second choix, qui prouve au moins que l'on est vivant. Mais vivant d'une vie qui n'est pas nôtre : celle du Logos, connu ou aperçu, qui nous dépasse et nous englobe tout à la fois, conférant à notre regard la distance nécessaire pour discerner dans le courant dominant des pensées du jour la part de conformisme et de sophismes, et mesurer leur éloignement de la vérité. A cet exercice de discernement, le genre aphoristique donne le tranchant d'un verbe acéré, la rigueur d'une pensée claire, une ironie mordante aussi, qui forme le ressort des aphorismes que l'auteur lance comme des flèches vers la société moderne pour défendre la vie, la culture, la beauté et surtout les vérités de la religion. Comme l'écrit Richard Pevear dans sa préface, " peu de gens aujourd'hui se hasarderaient à prendre la défense du christianisme, la seule religion que notre moderne inquisition trouve parfaitement légitime de réduire au silence. Moins nombreux encore ceux qui sauraient le faire avec le juste dosage de grâce et d'esprit. Marchadier nous montre le tout unique de la pensée chrétienne de façon paradoxale, à travers l'apparente fragmentation de la forme aphoristique, qui ne morcelle pas l'image du monde mais la construit par l'heureuse découverte de rapports cachés. "
Soloviev Vladimir ; Marchadier Bernard ; Vajou Cla
Un penseur russe serait-il en avance de plus d'un siècle sur les questions du multiculturalisme et de l'identité ? Le malentendu est source de vérité, en voici une nouvelle preuve ! Aisance, liberté de ton, grâce narrative, humour, font de ces lettres de petites scènes philosophiques où rigueur dialectique et fantaisie s'allient pour clarifier des sujets qui, plus de cent ans après, brûlent toujours. Intrépide, Soloviev prend le beau risque de tout mettre sur le tapis : la viabilité du christianisme, le rôle de la Russie, Nietzsche et Tolstoï, l'Islam, la guerre, le fondement de l'éthique. Pari tenu : cet homme avait atteint l'unité d'esprit. Une entrée stimulante dans la pensée de Soloviev, et dans la pensée russe en général : une pensée qui n'est pas sèchement conceptuelle, mais qui prend en compte l'ensemble de la personne, et fait éclater le formalisme occidental.
A l'heure du dialogue inter-religieux, au moment où l'Islam n'est plus une religion « exotique » mais une réalité présente, parfois même inquiétante, en Occident, le livre de Vladimir Soloviev apporte un regard à la fois historique et théologique sur le fondateur de la religion musulmane. Pour Vladimir Soloviev, comme pour les Pères de l'Eglise qui furent contemporains de l'apparition de l'Islam au VIIème siècle, la religion de Mahomet est marquée par un refus des deux enseignements fondamentaux de la religion chrétienne: la Trinité et l'Incarnation, qui place l'Islam en dehors du déploiement homogène de la Révélation, mais sans porter préjudice à la grandeur spirituelle de son fondateur, Mahomet. C'est en cela que le livre de Vladimir Soloviev se démarque de toutes les approches de l'Islam, souvent tentées soit de dénigrer soit d'aduler son fondateur. Pour Soloviev, Mahomet était un homme brûlé par la recherche de Dieu, une authentique figure spirituelle, dont il suit l'évolution pas à pas, à travers une lecture méditée du Coran et des grands textes de la tradition musulmane. Mahomet prophète? Peut-être, mais comme en contrepoint, pour dénoncer l'apostasie des terres chrétiennes rongées par l'hérésie, que l'Islam contraint soit à renier leur foi, soit à la réaffirmer.
Résumé : L'art, de toute évidence, se porte mal. Est-il délirant, malade, agonisant, mort déjà ? Dans ce dernier cas, peut-il renaître ? A quelles conditions ? Dès les années cinquante, Wladimir Weidlé posait, au chevet de l'art, un diagnostic lucide et précis, qui porte aussi bien sur l'architecture que sur la peinture, la musique, la sculpture, ou les lettres et qui, parce qu'il est juste, reste une vérité - encore aggravée - cinquante ans après. Sauf que de nos jours il est sans doute plus évident aux yeux de beaucoup qu'il s'agit d'une crise de l'homme tout entier. C'est pourquoi, paradoxalement, l'espoir, subtilement, demeure ; tant au moins qu'il y aura des hommes pour penser, souffrir, croire, aimer, chanter et travailler. Car l'art est dans la nature de l'homme, et il renaîtra avec lui, dans la civilisation et la foi en une transcendance authentique.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).