De regarder la télévision, on ne fait pas profession sans se salir les yeux, et pis encore. J'avais pourtant résolument décidé de regarder cette télé-là : la télé grand public, celle qui commence quand s'égoutte la vaisselle du dîner, dont les enjeux font un événement, et les programmes l'ordinaire des conversations salariées à l'heure de l'embauche. On sait bien qu'il se trouve sur certains canaux des trésors ; on sait mieux encore, et d'expérience, que ces miracles se diffusent plus souvent à des horaires dissuasifs, dans un hors-temps de la télé que nul annonceur ne trouble, nul impératif d'audience ne contraint. Dans ces moments où le médium a un sens, il n'a pas de téléspectateurs. Ou, pour mieux dire, il n'a pas de troupeau à mener ; à peine des individus épars, rares et curieux zombies, inclassables marginaux ou franchement chômeurs mais qui, dans tous les cas, ne justifient pas un écran publicitaire. Ce repos qu'alors il s'octroie et nous octroie, on peut considérer que c'est un accident - que ça ne compte pas. " Pierre Marcelle a tenu pendant deux ans la chronique " Après coup " de Libération. Il raconte.
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Nombre de pages
107
Date de parution
01/11/1998
Poids
145g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864322931
Titre
Contre la télé. Récit
Auteur
Marcelle Pierre
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
145
Date de parution
19981101
Nombre de pages
107,00 €
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Quand à l'Ouest il peut de nouveau, quand le stade Malherbe caennais est encore parti pour prendre une danse à domicile, quand on est un bon mec comme moi, que le terrain est lourd et qu'on va devenir un assassin... Si vous saviez comme on se sent seul ! Il vaudrait mieux que vous le sachiez, parce que ça vous pend au nez : il suffit d'une garce.
Depuis janvier 2000, cinq jours par semaine, les pages Rebonds du quotidien Libération hébergent la chronique Quotidienne de Pierre Marcelle. Au terme de sa sixième année d'existence, le deuxième volume de leur recension critique revient notamment sur l'élection présidentielle de 2002, la restauration qui s'ensuivit d'un ordre moral, la guerre en Irak, les aventures croisées de MM. Papon et Pinochet, les affaires Péan-Le Monde et Cantat-Trintignant, et diverses autres ayant marqué l'actualité des années 2002-2003. L'auteur poursuit l'exploration des conditions de production d'une chronique journalistique dans leur intimité autant que dans leur spécificité professionnelles. Il expose les débats, procès et polémiques tant publics que privés auxquels cet exercice donna lieu. Il s'obstine, dans le commentaire de ces commentaires de"l'information", à y relire a posteriori une cohérence.
Avec ce troisième et ultime volume de Quotidienne, Pierre Marcelle conclut l'exégèse de la chronique du même nom qu'il donna sept années aux pages Rebonds de Libération. Le même souci de commenter de l'intérieur un propos qui s'inscrivit dans une durée l'y fait longuement revenir sur une actualité bouleversée, en 2005, par l'enlèvement à Bagdad de Florence Aubenas et de son fixeur Hussein Hanoun al-Saadi. Et de même revisite-t-il la crise qui secoua douloureusement le quotidien de la rue Béranger. Du jeudi 29 juin 2006, que Serge July fit ses adieux à son journal, jusqu'au 3 janvier 2007, qui vit Édouard de Rothschild achever sa mainmise sur le titre, l'auteur vécut cette refondation à propos de laquelle il écrivit abondamment. À travers le long commentaire que constitue Libération, une crise , il décrypte son propre point de vue d'opposant et sous-titre les ressorts d'une entreprise au terme de laquelle une histoire s'acheva. Aujourd'hui encore, il continue d'affirmer que l'émancipation des journalistes sera l'oeuvre des journalistes eux-mêmes, ou ne sera pas.Pierre Marcelle vit à Paris et travaille toujours à Libération, où, sous l'intitulé Smoking, sa chronique est devenue hebdomadaire. De temps à autre, il écrit un livre.
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Résumé : Que se passe-t-il lorsqu'un auteur, qui a beaucoup écrit sur l'enfance, remonte le fil d'argent de sa propre enfance ? Le plus court chemin est un hommage aux proches et la tentative de revisiter avec les mots ce vaste monde d'avant les mots : les êtres, les lieux, les sentiments et les sensations propres à cette époque sur le point de disparaître, les années d'avant la cassure, d'avant l'accélération générale qui suivront la chute du mur de Berlin. Raconter l'existence dans les paysages infinis de la campagne wallonne, dire l'amour et le manque. Car écrire, c'est poursuivre un dialogue avec tout ce qui a cessé d'être visible. Par-delà la nostalgie.