Depuis 1987, Joseph Marando photographie le Maroc avec une attention patiente, élaborant une oeuvre de mémoire, à la fois intime et ouverte aux réalités. Loin des clichés touristiques, rompant avec l'esthétique des souks colorés et des médinas, il laisse place à la vie quotidienne des Marocains: culture de l'olivier dans un village du Moyen Atlas, découverte d'une Casablanca méconnue, rencontre avec les femmes djbelas de Tétouan ou les jeunes exerçant les innombrables petits métiers de Fès... Car derrière l'histoire individuelle de Joseph Marando - parti à la recherche de ses origines familiales -se dessine peu à peu l'histoire sociale et culturelle du Maroc de la fin du XXe siècle. Dans ce parcours photographique en noir et blanc, ponctué d'extraits des carnets de voyage de Joseph Marando, on croise des silhouettes parfois familières, comme celles des écrivains Paul Bowles ou Mohamed Choukri. Pourtant, c'est bien en tant qu'acteurs d'un Maroc ordinaire qu'ils apparaissent ici, un Maroc que l'on a rarement capté sur une si longue durée, avec autant d'acuité. Biographie de l'auteur Né au Maroc, en 1956, d'un père italien et d'une mère marocaine, Joseph Marando vit en haute Provence depuis l'âge de six ans. Photographe, il privilégie une approche sociale et documentaire des questions identitaires (Immigration, jeunesse en difficulté, monde du travail...). Après avoir réalisé des reportages à l'étranger pour diverses organisations de l'ONU (Haut commissariat pour les réfugiés, FAO...) et pour des ONG en Afrique, il a recentré sa démarche sur le monde méditerranéen.Lauréat du prix Léonard de Vinci en 1991, décerné par le ministère des Affaires étrangères, c'est à ce titre qu'il entreprend un important travail photographique autour de ses origines maternelles jusque-là ignorées, dont ce livre est en quelque sorte l'aboutissement. Cette quête le conduit à travers le Maroc, où il retourne chaque année. En parallèle, il poursuit un travail de mémoire sur l'immigration marocaine dans le sud-est de la France. Ses photos font l'objet de publications régulières dans la presse et sont exposées en France et au Maroc. Aux éditions Le Bec en l'air, Joseph Marando a publié Le Blues du contrôleur (2002). Il a par ailleurs participé à plusieurs oeuvres collectives Casablanca, fragments d'imaginaire, éditions Le Fennec, Institut français de Casablanca, 1997; L'Olivier, le don de la Méditerranée, les éditions du Bottin gourmand, Oliviers and Co, 1999; Maroc, médina, médinas, éditions Métamorphoses, 1999.
Date de parution
02/05/2005
Poids
1 402g
Largeur
250mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782952147231
Titre
MAROC ORDINAIRE
Auteur
MARANDO JOSEPH
Editeur
BEC EN AIR
Largeur
250
Poids
1402
Date de parution
20050502
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dans ce livre aux jolis coloriages conçus pour se détendre, découvre à quoi pourrait ressembler une journée idéale en ville. Commence par une séance de pilates relaxante, va au marché pour acheter des tulipes, bois un chocolat chaud avec des copines et, pour finir, amuse-toi sur la piste de danse.Ce livre regorge de scènes de la ville : des cafés agréables, des librairies accueillantes, des marchés colorés ou encore des parcs ensoleillés. Lance ta playlist préférée et, tes feutres à la main, évade-toi pour échapper au stress du quotidien.
Avec ce très beau livre, laisse-toi emporter par les coloriages romantiques illustrant la vie en plein air : le printemps qui s'installe, la nature qui se pare à nouveau de vert et les premières fleurs qui apportent une touche de couleur. Mais aussi faire une sieste dans un hamac, ramasser des coquillages sur la plage, se promener dans la forêt, observer les premiers papillons...Tes feutres de couleur à la main, installe-toi sous les premiers rayons de soleil printanier et évade-toi dans un monde plein de belles fleurs, d'agréables pique-niques et d'adorables animaux.
Il existe des lieux qui évoquent les dieux et où les dieux parlent à l'homme. Lorsque le monde en était encore à ses débuts et qu'il était rempli de dieux, ce sont de tels lieux, chargés de sens, que les Grecs choisissaient afin de s'adresser à ces divinités. Le paysage boisé et paisible des berges du fleuve Alphée n'a rien de commun avec les montagnes arides et les rivages dentelles de la Grèce insulaire. Il en va de même pour l'histoire de la région, qui fut elle aussi pacifique et ne connut pas les tensions dramatiques qui caractérisèrent l'espace hellénique. Il semble que dès l'origine le lieu ait favorisé les rencontres paisibles et la compétition des Grecs venus des quatre coins du pays et de la Méditerranée. Ils se rassemblaient tous autour de l'autel de Zeus Olympien, qui fut amené au début de l'histoire par les Eléens, venus du nord, puis fut placé dans l'enceinte de l'Altis (qui en grec signifie bois) par Héraclès. C'est d'ailleurs à Héraclès que l'on doit le terme de Jeux Olympiques, puisque c'est lui qui le premier conféra ce nom aux jeux mortuaires qui accompagnèrent l'enterrement du héros Pélops. Certains mots traversent les siècles, indépendamment du lieu et des conditions qui les virent naître, perdant ainsi peu à peu leur sens et étiolant en même temps notre vie. Le mot qui dans l'Antiquité servit à qualifier l'événement social le plus important, se transforme souvent aujourd'hui en un terme commun, un adjectif insignifiant, qui est associé chaque jour à une langue artificielle, à la vulgarisation des idées et des significations, nous éloignant ainsi progressivement du sens réel de la vie au lieu de nous en rapprocher. La visite d'Olympie constitue le retour au monde réel et à ce site magnifique où travers l'effort physique, on a cultivé la beauté du corps humain, l'esprit de compétition et l'idée de la paix. Le site naturel et les monuments du sanctuaire d'Altis sauront faire renaître les valeurs qui constituent le sens profond de la vie, chez le visiteur qui y sera préparé. Car en dehors de sa valeur esthétique, c'est la connaissance de l'histoire et de la vie religieuse du sanctuaire qui permet de faire revivre son passé glorieux, cet instant unique de l'histoire de l'humanité qui en vit la naissance. C'est également le but recherché dans le présent ouvrage.
Gerbehaye Cédric ; Rousseaux Xavier ; Deceulaer Ha
Panoptik ouvre des portes rarement entrebâillées : celles de trois prisons bruxelloises. Pendant plus de dix ans, Cédric Gerbehaye y a partagé le quotidien des détenus et du personnel pénitentiaire. Dans un livre construit comme une enquête, il y fait dialoguer ses images avec un ensemble d'archives photographiques exceptionnelles ? portraits anthropométriques de prisonniers réalisés dès les années 1910 ? pour raconter l'histoire de l'enfermement sur plus d'un siècle.À la croisée du documentaire, de l'histoire et de l'art, ce livre révèle la nécessité d'une transformation en profondeur du paysage carcéral, en Belgique comme ailleurs en Europe. Éclairé par les textes de deux historiens, il invite à repenser notre rapport à la peine et l'idée même d'humanisme que nous souhaitons défendre.
« Les éditions le Bec en l'air proposent de redécouvrir le talent de ce photographe proche des gens, aux antipodes de l'imagerie coloniale de l'époque. En mariant qui plus est, la beauté de l'image et l'intérêt du texte. » --Le Monde diplomatique« Les portraits sont magnifiques, souvent concentrés sur un seul sujet, comme si Sved était littéralement hypnotisé. » --Libération« La puissance architecturale et monumentale de certains paysages, la beauté de personnages hiérarchiques, certaines images illuminées font, de ce Maalesh, un récit visuel intemporel qui laisse entrevoir des fragments d'éternité. » --Le Photographe
Jacob Nzudie photographie ses clients dans un supermarché au Cameroun tels qu ils désirent être vus. Ce lieu n est pas anodin. Destiné à une clientèle privilégiée, souvent composée d'expatriés occidentaux, il n'accueille pas la plupart des Camerounais. Il est utilisé par certains de ceux qui le fréquentent comme un instrument de rêve. On se rêve en nanti, en « indigène évolué » qui se passerait des marchés à ciel ouvert, de leur manque d'hygiène, de leur offre de produits exclusivement locaux et de la promiscuité des compatriotes peu fortunés. Le supermarché nourrit le fantasme. Même si ce sont d'abord les nécessités professionnelles et économiques qui ont conduit Nzudie à faire du magasin son « studio », son travail photographique possède un sens caché: sa production explicite les rapports ambigus de ses compatriotes à l urbanité et le désir d'ascension sociale dans cette société très hiérarchisée. --rencontres-arles.com
Depuis 2017, au cours de ses consultations, Fred de Casablanca, médecin généraliste, demande à certains de ses patients - avec qui la confiance est suffisamment forte - s'il peut photographier leurs mains. Parce qu'elles sont le lieu du premier contact avec eux lorsqu'il les accueille, parce qu'il peut déjà y ressentir l'anxiété, la sérénité, la souffrance ou l'exaltation. Il photographie en noir et blanc, en plan serré, dévoilant les marques laissées par le temps et par la vie sur leur corps et leur peau. Les images sont éclairées par de brèves histoires recueillies lors de la consultation qui sont autant de témoignages de vie. Le médecin généraliste est le premier médicament. De son bon dosage dépend la qualité de la relation médecin-patient, transposée ici avec une empathie rare.