Les cahiers de la recherche architecturale et urbaine N° 30/31, Décembre 2014 : Trajectoires doctora
Mantziaras Panos
PATRIMOINE
30,00 €
Epuisé
EAN :9782757703793
Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, créés en 1999, sont la seule revue française qui accompagne les problématiques et les productions de la recherche architecturale, urbaine et paysagère. Elle est porteuse d'une volonté partagée qui vise à ouvrir un laboratoire d'idées, à la fois lieu de débats et espace critique au plan national et international. Trois ans après les premières rencontres à Nantes, les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine restituent une sélection de leur deuxième édition qui a eu lieu à Belleville en 2013. Estelle Thibault et Jean-Philippe Garric, responsables scientifiques du dossier, introduisent, avec une interrogation historique et épistémologique, les enjeux du doctorat en architecture. Jean-Pierre Chupin, Cristiana Mazzoni et Thierry Verdier approfondissent la réflexion et l'analyse, renvoyant tour à tour à la spécificité de l'architecture comme discipline, au projet architectural en tant que sa substantifique moelle et au champ étendu que la thèse en architecture balise dans ses nombreuses versions. Le comité scientifique de la revue a ainsi sélectionné les contributions de treize doctorants, confirmant le spectre étendu de la recherche architecturale que le présent volume des Cahiers restitue : histoire de l'architecture ; histoire de l'urbanisme ; théorie de l'architecture ; sociologie des acteurs ; économie de la construction ; Cultural Studies. Dans la rubrique " Varia ", à partir d'Études sur Paris, un film d'André Sauvage, Sylvain Angiboust, Xavier Dousson, Steven Melemis et Nicolas Tixier scrutent les usages et les mobilités du Paris des années 1920 à l'aune des espaces métropolitains de demain. Jean-Philippe Garric est architecte, historien de l'architecture et ancien pensionnaire de la villa Médicis. Il est également professeur d'histoire de l'art contemporain à l'université Paris 1-Panthéon-Sorbonne. Estelle Thibault est architecte DPLG, docteur en architecture de l'université Paris 8, maître-assistante à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-Belleville et dirige le laboratoire Ipraus (UMR AUSser 3329) depuis 2013.
Nombre de pages
290
Date de parution
12/01/2015
Poids
824g
Largeur
190mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782757703793
Titre
Les cahiers de la recherche architecturale et urbaine N° 30/31, Décembre 2014 : Trajectoires doctora
Auteur
Mantziaras Panos
Editeur
PATRIMOINE
Largeur
190
Poids
824
Date de parution
20150112
Nombre de pages
290,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les disciplines de la transformation de l'espace sont en première ligne pour orienter nos sociétés, nos villes et nos territoires sur la voie d'un métabolisme décarboné et d'une empreinte écologique globale qui ne dépasse pas les capacités de renouvellement des ressources planétaires. Cette transition, une dynamique engageant une reconsidération fondamentale de nos modes de vies, constitue désormais le dessein premier du projet architectural, urbain et paysager. Quels dispositifs socio-spatiaux, quels processus, quels systèmes, quelles échelles, quelles temporalités, quelles métriques et quelles valeurs ce dernier doit-il recomposer ou réinventer ? Dessiner les nouvelles lignes directrices de la transition, c'est l'objectif qui anime ce livre issu d'une coopération fertile et imaginative entre la Fondation Braillard Architectes de Genève et le Metrolab Brussels.
Le regard critique sur quelques périodes historiques empreintes de denses échanges ayant comme objet l'architecture, la ville et le territoire, reconstruit souvent ex post des scènes d'acteurs sur fond d'effervescence technique, sociale et culturelle. Le présent dossier des Cahiers de la recherche architecturale et urbaine ouvre quatre scènes d'acteurs durant la période de Reconstruction européenne et les années qui l'ont suivie. L'historien et architecte français Jean Castex revient sur le milieu italien marqué par les idées et les projets de Saverio Muratori, figure incontournable de la typo-morphologie urbaine agissant avec "la ville comme seul modèle". Nicolas Nogue, docteur en histoire de l'art et spécialiste de l'histoire des techniques, développe un versant moins étudié de l'historiographie de la Reconstruction en France, celui des ingénieurs. L'historien espagnol Jorge Fernandez-Santos Ortiz-Iribas analyse à travers une étude approfondie du Manifeste de l'Alhambra (1953), la reconstitution de la scène architecturale espagnole des années 1950, dans le contexte des débats sur la modernité et la synthèse des arts. Maria Tancredi, doctorante en histoire de l'architecture, soulève la question des références à l'univers musical des années 1960 et 1970, et se focalise sur l'influence des appareils sonores électroniques dans l'imaginaire du groupe d'avant-garde architecturale britannique Archigram. Scènes d'acteurs en chantier dans une Europe qui croyait encore au futur, à mettre en perspective avec le projet actuel autour des métropoles françaises. Allusion encore à ce "futur grand chantier" au travers de la rubrique "Héritage", où Steven Melemis présente une courte sélection de l'oeuvre de Marcel Poëte (1866-1950) "militant de l'histoire urbaine", l'une des figures majeures de l'invention de l'urbanisme en tant que discipline théorique dans la première moitié du XXe siècle.
Le projet moderne propre à la production des savoirs, donc à la recherche, connaît une phase critique de réforme en France. Il se trouve en suspens, alors qu'une évolution rapide face aux défis écologiques s'avère cruciale. Or la recherche fournit opportunément des outils de compréhension du projet architectural, urbain et paysager en faveur d'une autre modernité. Reprenant le binôme clé de la lecture de l'urbanisation, "ville-nature", Catherine Maumi incite à maintenir l'attention collective sur l'échelle terrestre (Keep your eye on the bail, gardez un oeil fixé sur le globe !). De la gestion de la ville dans la nature à la gestion de son énergie dans un écosystème qui oscille entre la réticularité totale et l'autonomie absolue, Fanny Lopez esquisse une histoire du projet énergétique en urbanisme et en architecture, depuis les visions intégratives de l'entre-deux-guerres jusqu'aux récentes hypothèses de mutualisation d'énergie des territoires métropolitains contemporains. Plongé dans l'aridité des archives, le trio André Guillerme/Hélène Vacher/Kinda Fares conte avec rigueur un épisode oublié de la Première Guerre mondiale et des baraques temporaires, maillon méconnu de l'industrialisation du bâtiment. Démontant une hypothèse selon laquelle le projet d'une société innovante serait anéanti par le postmodernisme, Jodelle Zetlaoui-Léger rappelle que dans les pays anglo-saxons, le Design Methods Movement aurait entrepris dans les années 1970 une refonte du projet d'aménagement de l'espace articulant l'expertise de la maîtrise d'oeuvre et l'expérience participative de la société civile. Enfin, Can Onaner déploie la force de la modernité cachée derrière la vitalité refoulée des formes rituelles de l'architecture d'Aldo Rossi, témoignant que "la nouveauté n'est pas une instance extérieure mais une potentialité qui lui est immanente". Le projet moderne ne peut donc reprendre que grâce à la fulgurance par laquelle la mémoire enfouie peut surgir dans le présent.
Gérard Fontaine nous convie à une découverte exhaustive de l'Opéra Garnier, bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier en 1875. En 1878, trois ans après l'inauguration de son monument, Charles Garnier écrivait dans son Nouvel Opéra : " L'opéra est un art riche ? une synthèse des arts ? et le lieu dans lequel les hommes viennent le goûter doit préparer, accompagner, compléter leur plaisir. Le bâtiment doit être à l'unisson ; il doit constituer un équivalent, dans l'ordre de l'architecture, de ce qu'est l'art lyrique dans celui du spectacle. " Un siècle et demi plus tard, l'Opéra Garnier n'en finit pas d'étonner le visiteur car son architecte de génie en avait pensé chaque recoin, capable de fondre en une subtile alchimie l'ensemble des arts par une succession de chocs architecturaux : sur la façade où les ors brillent, masques, festons et fonds mosaïqués enchevêtrent leurs reflets dans la polyphonie des marbres aux origines multiples ; la statuaire, extraordinaire, orne frontons, loggias et avant-corps et se dresse fièrement vers le ciel. Une fois à l'intérieur, l'escalier, spectacle théâtral à lui seul, est déjà un avant-goût de ce qui se déroulera plus tard, sur la scène. On éprouve la sensation d'être accueilli dans un temple de l'esprit, un décor baroque et un foisonnement de couleurs. C'est à une découverte exhaustive de l'Opéra que nous convie Gérard Fontaine pour découvrir sous tous ses angles le bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier. Ce texte initiatique nous entraîne dans les dédales secrets et magnifiques vers la salle, la scène et le foyer de la danse où peintures et sculptures, témoins silencieux de milliers de représentations et d'aventures humaines, décorent les moindres recoins. Dans ce récit vivant et tonique, publié à l'occasion des 350 ans de l'Académie nationale de musique, où l'on retrouve également la pensée de Charles Garnier à travers des citations choisies, toutes les ?uvres, peintures et sculptures, sont inventoriées. Enfin la " palette Garnier " décrit techniques et matériaux choisis par l'architecte. Cette somme est accompagnée des superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde qui a su restituer l'ambiance de ce lieu mythique, cette ?uvre d'art totale. Ce livre a reçu le Prix Bernier 2018, décerné par l'Académie des beaux-arts.
Avis aux enquêteurs en herbe ! À Paris, les responsables de grands monuments sont visés par un mystérieux personnage tout de rouge vêtu. Nouria, Julia et Gabin, le jeune trio d'enquêteurs férus de patrimoine, perceront-ils le mystère qui l'entoure ? Peut-être, mais ils auront besoin de ton aide ! Après leur aventure en Bretagne, c'est à Paris que se retrouvent les trois jeunes recrues au service des monuments nationaux. Alors que Julia, Nouria et Gabin commencent un projet de podcast, les responsables de plusieurs grands monuments de la capitale tombent mystérieusement malade... Leur point commun ? Ils ont tous aperçu une silhouette vêtue de rouge avant de s'évanouir. Il n'en faut pas plus aux intrépides compagnons pour se lancer dans une nouvelle enquête ! Cette aventure est bien plus qu'une simple fiction : elle s'inscrit pleinement dans la mission pédagogique du Centre des monuments nationaux. À travers cette enquête, les jeunes lecteurs sont invités à explorer le patrimoine sous un angle ludique et immersif, à percer les mystères de ces lieux chargés d'histoire et à en comprendre les enjeux de préservation et de transmission. Une manière originale et captivante d'éveiller la curiosité et d'encourager la découverte du patrimoine national.
Publié à l'occasion des 150 ans de la disparition de George Sand, cet ouvrage prolonge l'hommage rendu à une grande figure du patrimoine littéraire français. Il s'inscrit dans la continuité du beau livre de poche consacré l'an dernier au "Fantôme de l'Opéra", publié pour célébrer les 150 ans de l'Opéra Garnier. Cette nouvelle parution poursuit ainsi une collection qui associe anniversaires historiques et chefs-d'oeuvre intemporels. Publié en 1846, La Mare au diable est l'un des textes les plus emblématiques de George Sand. À travers l'histoire simple et profondément humaine de Germain le laboureur et de la jeune bergère Marie, Sand signe un vibrant hommage au monde paysan du Berry. Inspiré par une gravure de Holbein représentant un laboureur traqué par la Mort, le roman répond en contrepoint à cette vision sombre : Sand y célèbre, au contraire, la douceur de la nature, la dignité des humbles et la force discrète des sentiments sincères. Dans une prose attentive aux gestes du quotidien comme aux paysages ruraux, l'autrice compose un récit à la fois réaliste et poétique. La Mare au diable, c'est la promesse que l'amour vrai peut naître au détour d'un chemin, dans un sous-bois embrumé, ou près d'une mare dont les superstitions effraient les voyageurs.
Baguelin Isabelle ; Mercier Marianne ; Lavolé Mari
Mêlant des styles variés (jardin classique ou à l'anglaise, jardin médiéval ou paysager), ces jardins s'inscrivent souvent dans des ensembles patrimoniaux parmi lesquels figurent des châteaux à l'image du parc du château de Rosanbo à Lanvellec, ou encore des abbayes avec le jardin des simples de l'abbaye de Daoulas. Ils témoignent du lien étroit entre nature et culture dans le paysage breton. Grâce au climat océanique doux du littoral, certains jardins abritent des collections botaniques rares, souvent exotiques, comme le jardin exotique et botanique de Roscoff. Créé en 2004 par le ministère de la Culture, le label " jardin remarquable " récompense les parcs et jardins ouverts au public et dont les caractéristiques historiques, botaniques et esthétiques les rendent uniques. Attribué pour une durée de 5 ans renouvelables, ce label assure un entretien suivi et une qualité des lieux, tout au long de l'année pour les visiteurs. Ce guide répertorie tous les jardins labellisés de Bretagne.