Dans cette nouvelle publication iconoclaste, l'éditeur a choisi d'emprunter aux codes du journalisme davantage qu'à ceux du critique d'art. L'ouvrage qui présente des oeuvres passées, présentes et (presque) futures d'Erro retraçant 50 ans de création, est également proche de l'esprit pop de l'artiste, jusque dans sa forme. Originale, elle présente une sélection inédite de ses peintures et collages. Complétant l'entretien introductif exclusif qu'Erró nous a accordé, les citations qui jalonnent l'ouvrage révèlent l'acuité et la pertinence de sa réflexion sur l'art en général et sur le sien en particulier. Il n'a jamais peint que le présent. Captivé par le monde qui l'entoure, il y puise son inspiration. Si la peinture classique n'a jamais cessé de le nourrir et de le fasciner par sa composition, il aime tout autant la liberté, la couleur et la générosité du Street art. Rien ne témoigne mieux de l'importance d'Erró, mais également de sa modestie que ce Panorama, inauguré par les dernières oeuvres de 2014 pour remonter jusqu'à celles des années 60. Parce que face à "l'incessant flot d'images et d'événements" , Erró jubile et manie les ciseaux et la colle. Avec avidité, une inlassable curiosité, il pioche dans la BD, autant que dans Picasso, les journaux et les revues, les mangas, autant que Mao. "Tout, absolument tout a déjà été photographié, filmé, dessiné, alors pourquoi vouloir créer encore de nouvelles images ? " a coutume de dire Erro, arguant que les éléments de ses collages sont, "la partie la plus excitante et la plus libre du travail" . Lui a traversé les courants, les siècles même, et on redécouvre aujourd'hui son apport majeur à l'art de notre temps. Erró, en islandais, signifie "Maintenant, c'est calme". L'artiste s'était inventé ce pseudonyme en complicité avec son ami Jean-Jacques Lebel parce que l'étrangeté de ses prénom et nom d'état civil, - Guðmundur Guðmundsson-, risquait, en effet, de compliquer ses débuts de carrière en France, au début des années 50... Soixante ans après, ce n'est cependant toujours pas calme, c'est le moins que l'on puisse dire. D'exposition en rétrospective, il travaille sans relâche. Construites de chocs visuels et mêlant les temporalités et les espaces, les créations d'Erró sont virulentes, troublantes, mais également empreintes d'humour et de dérision. Eminemment critique, son oeuvre exhibe la guerre (de celle du Vietnam à l'invasion américaine en Irak), les pouvoirs totalitaires ou la pornographie de la pub et de la consommation de masse. Sujets qui font l'objet de séries : cycles chinois, politiques, érotiques. Les sciences fascinent également l'artiste, la BD, les jeux vidéos et les mangas aussi. Rien ne lui est indifférent. Avec lui, les cosmonautes côtoient des odalisques d'Ingres, Mao, Mickey. Les rapprochements iconoclastes se multiplient à l'infini laissant toute liberté au spectateur d'en interpréter à sa guise la signification. "La peinture, selon lui, est le laboratoire du possible : un lieu où l'on peut expérimenter, faire du vieux avec du neuf. Je peins parce que la peinture est la forme privée de l'utopie, le plaisir de contredire, le bonheur d'être seul contre tous, la joie de provoquer" .
Nombre de pages
248
Date de parution
20/11/2014
Poids
878g
Largeur
193mm
Plus d'informations
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EAN
9782702210345
Titre
Erro. Panorama
Auteur
Mantoux Aymeric ; Mortier Thibaut
Editeur
CERCLE D'ART
Largeur
193
Poids
878
Date de parution
20141120
Nombre de pages
248,00 €
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La crise? Quelle crise? Pendant que les uns boivent la tasse, les autres trinquent à coups de premiers crus classés. Alors que les turbulences des marchés financiers font vaciller l'économie mondiale, les milliardaires n'ont jamais été aussi nombreux. Certains disposent de fortunes supérieures au PIB de bien des Etats. De l'art contemporain aux chevaux de course, les ultra-riches continuent de s'amuser avec de coûteux joujoux. Sur les marinas, dans les foires d'art internationales, dans les vignobles en France et à l'étranger, les écuries, les champs de course, les châteaux en Sologne et les mas en Provence, l'auteur a mené l'enquête pour comprendre comment et pourquoi ils dépensent leur argent. Par-delà les clichés, la réalité est souvent plus complexe. A travers leurs passions, les grandes fortunes se font la guerre jusque dans leur vie privée. Achats de propriétés viticoles pour des raisons fiscales, acquisition d'art pour échapper à l'ISF et passer à la postérité, châteaux entretenus grâce à des niches fiscales... Ces "danseuses" sont-elles toujours sincères? Quand les grandes fortunes ont déjà tout, à quoi rêvent-elles encore? Quel est le revers de la médaille de ce monde si fermé? Bienvenue chez les ultra-riches, où les loisirs ne sont jamais désintéressés et les dépenses toujours des investissements optimisés par des armadas de conseillers fiscaux.
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En France, la gastronomie est incontournable. Mais ce qui se cache sous les couvercles des marmites n'est guère appétissant et tue à petit feu la cuisine française. Cette enquête nous en dévoile les coulisses: guides corrompus, diktat des géants de l'agroalimentaire et de la grande distribution, collusions entre chefs étoilés et politiques, etc. Ce ne sont que rivalités et jeux de pouvoir ayant pour seul mot d'ordre: toujours plus. Alors que la gastronomie française a fait son entrée au patrimoine mondial de l'UNESCO, il est temps de s'intéresser au phénomène du food business dans notre pays.