Tarwar, d'Ilan Manouach, prolonge l'Abrégé de bande dessinée francobelge, du même auteur. Tarwar élargit le champ d'investigation à tout le patrimoine de la bande dessinée mondiale. En exploitant la technologie de la vision par ordinateur pour analyser des millions de bandes dessinées issues de cultures diverses, Tarwar se focalise sur un élément visuel récurrent : la case noire. On la retrouve dans des bandes dessinées de tous genres, issues des régions et des contextes culturels les plus variés, à tel point qu'on peut parler à son propos d'image iconique, si l'on veut nous passer ce pléonasme, qui ne représente rien, que l'effacement de l'image dans l'obscurité, si l'on veut pardonner cet oxymore. Les cases noires ne représentent pas seulement la nuit ou l'obscurité. Elles ont aussi des fonctions narratives et elles évoquent souvent des moments d'introspection ou de suspense. Embrassant l'universalité de ce motif, Tarwars, entièrement composé de cases noires, révèle comment la bande dessinée produit un langage partagé qui transcende les frontières géographiques, culturelles et stylistiques, créant une expérience narrative collective dans un monde globalisé.
Nombre de pages
120
Date de parution
03/10/2025
Poids
300g
Largeur
245mm
Plus d'informations
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EAN
9782390081227
Titre
Tarwar
Auteur
Manouach Ilan
Editeur
5EME COUCHE
Largeur
245
Poids
300
Date de parution
20251003
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
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Frag est une expérience limite. Ses personnages évoluent dans le théâtre du monde comme sur les niveaux d'un jeu de plateforme, sous le regard d'un Dieu indifférent et muet, figuré par un coq étêté. Trois hommes sont sur un bateau. Trois squelettes sur un autre. Un coq tombe dans l'eau. Qu'est-ce qui reste ? Au gré des courants, ces marins malgré eux subissent le monde, les vagues, les nuages, puisqu'ils ne peuvent être ailleurs. Ils ont faim parfois. Ils pêchent et s'ils ne pêchent rien, mangent la jambe de l'un d'entre eux. C'est un jeu de plateforme à trois niveaux : dans l'eau, à sa surface, et dans le ciel. Les interactions, dans ce microcosme, ne peuvent que nous en rappeler d'autres... On ne présente plus l'oeuvre singulière et exigeante d'Ilan Manouach. Après Les Lieux et les choses qui entouraient les gens, désormais, La Mort du Cycliste et Arbres en plastique, feuilles en papier... et les paysages sans ciel d'Ilan Manouach, on attendait impatiemment une expérience narrative et séquentielle qui promettait d'être radicale. Frag est cette expérience limite. Ses personnages évoluent dans le théâtre du monde comme sur les niveaux d'un jeu de plateforme, sous le regard d'un Dieu indifférent et muet figuré par un coq étêté, tantôt tête, tantôt corps.
Un dirigeable est poussé par le vent, des paysages de montagnes et de cyprès, une route tourne au bord d'un ravin, les arbres penchent, l'homme trouve une minuscule chaussure de sport, des hommes courent...
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.
La mécanique du récit abolit lentement la liberté des personnages, qui se débattent mollement dans les apories et les questionnements, déployant leurs gesticulations comme chorégraphie de cette méditation graphique inédite.
Ce livre rassemble 130 dessins choisis et sous-titrés par l'auteur, répartis en six chapitres à la longueur exponentielle. Chaque chapitre crée une cohérence thématique, voire narrative, entre les images. Ce livre est dans la continuité des livres de Frédéric Poincelet publiés aux éditions Ego Comme X. Les amateurs retrouveront son amour du dessin et son univers intimiste. Paru en 2008, il reparaît 7 ans plus tard avec une nouvelle jaquette conçue et dessinée par l'auteur.