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Je suis une bacha posh
Manoori Ukmina ; Lebrun Stéphanie
MICHEL LAFON
17,95 €
Épuisé
EAN :9782749918778
On les appelle les bacha posh, littéralement des filles "habillées en garçon". En Afghanistan, elles sont des milliers. Ce statut est le choix de leurs parents : une vieille tradition afghane les autorise à travestir une de leurs filles en garçon, car elle pourra plus aisément sortir pour faire les courses, travailler, et les sauver du déshonneur de n'avoir pas eu de fils. Les religieux tolèrent cette pratique jusqu'à un certain point. Car les bacha posh restent des femmes qui doivent accomplir leur devoir envers la société : se marier et enfanter. Mais comment devenir femme quand on a passé sa jeunesse à se comporter comme un homme ? Certaines d'entre elles affrontent la pression familiale et sociale. Une fois pubères, elles gardent le costume masculin et bravent les interdits. Elles sortent seules, vont à l'école, travaillent à leur gré, jouent au football et défendent leur liberté. Ukmeena est de celles-là. À la puberté, elle a refusé de rentrer dans le rang et s'est ouvert ainsi les portes d'un destin extraordinaire. Elle a traversé la guerre contre les Soviétiques, s'est enfuie dans les montagnes avec ses parents. Elle a aussi aidé les moudjahidin : avec ses habits d'homme, elle pouvait leur apporter des médicaments et leur transmettre des messages. Elle a acquis le surnom de " Ukmeena la guerrière" et le respect des hommes de son village. Au sortir de la guerre, il était trop tard pour revenir en arrière.
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
Résumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.
D'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.