Mann Thomas ; Spenlehauer Jean ; Godé Maurice ; Va
BELLES LETTRES
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EAN :9782251457796
Proposer aujourd'hui une nouvelle traduction des Buddenbrook, c'est rendre justice à un texte qu'ont souvent éclipsé les grands récits qui, de La Montagne magique à La Tétralogie de Joseph se fondent sur les débats d'idées. Thomas Mann se coule ici avec une virtuose élégance dans le moule du roman de générations. Le terme de « déclin » (Verfall) que porte le sous-titre, s'applique à une perte, d'énergie vitale d'une part, et de pouvoir social d'autre part. La famille, dont le destin est retracé ici, s'éteint avec la disparition brutale de son dernier chef, Thomas, que suit la mort du petit Hanno, adolescent au corps douloureusement tourmenté. On sera ému par le tableau final qui réunit pour une ultime conversation quatre femmes qui ont passé l'âge de procréer. On admirera tout particulièrement parmi elles la figure de Tony, courageuse jusqu'à l'aveuglement, charnellement attachée au sort des siens dont elle est la seule à connaître l'histoire dans ses moindres détails. Ce roman est-il politique ? En réalité, son arrière-plan est de nature historique. Il donne à voir, à partir d'un espace (Lübeck, la Hanse) et d'un milieu (marchands, armateurs) précis, le passage de l'Allemagne des villes et des micro-États à l'Empire régi par la Prusse. La littérature dans ce roman se passe de prises de position idéologiques. Elle se suffit à elle-même. Thomas Mann, à la différence de son frère Heinrich, n'est pas un « Zola allemand ».
Nombre de pages
900
Date de parution
16/01/2026
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782251457796
Titre
Les Buddenbrook. Déclin d'une famille
Auteur
Mann Thomas ; Spenlehauer Jean ; Godé Maurice ; Va
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
160
Poids
300
Date de parution
20260116
Nombre de pages
900,00 €
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Ecrivain au faîte de sa gloire, Aschenbach éprouve un besoin impérieux de dépaysement. Après avoir hésité, et le questionnement est au coeur de cette nouvelle, il se décide pour Venise. Le bouleversement qu'il y vit, à l'image du texte, est intériorisé et progressif, exprimé avec l'élégance d'un aristocrate en vacances. Il en émane, comme de Tadzio, le jeune homme dont Aschenbach s'éprend, une grâce subtile. Tout au long de son séjour à Venise, décor par excellence pour un récit qui hésite constamment entre immobilité et mouvement, l'écrivain se dévoile en un va-et-vient incessant du particulier au général, de la pensée à l'impression. Grâce à un habile jeu de couleurs où le gris ambiant fait de Tadzio une figure solaire, Thomas Mann nous signifie que l'écrivain, en poursuivant l'adolescent dans les rues de Venise, ne fait que prolonger sa recherche artistique, qui trouve un terme dans la conscience de la dimension insaisissable et éphémère de son objet. --Sana Tang-Léopold Wauters
Dans l'histoire de Joseph, vendu par ses frères aux Ismaélites qui l'emmènent en Egypte, c'est un admirable développement que nous donne Thomas Mann sur le thème de la jalousie et de la provocation. En effet, la prédilection que lui témoigne son père et l'élection divine qui se manifeste dans ses rêves, loin d'inciter Joseph à la modestie, semblent le pousser à une conduite d'enfant gâté. Revêtu du voile nuptial de Rachel, il parade devant ses frères qui, poussés à bout, le jettent dans une citerne. C'est grâce à l'intervention de Juda qu'il en réchappe, et, tandis que Jacob le croit mort, il prend le chemin de l'exil. Comme dans Les Histoires de Jacob, la faveur divine se double ici de la punition des fautes. Avant que la prédiction s'accomplisse, l'initiation sera longue et douloureuse. Mais une autre initiation commence dans ce livre, celle qui conduira Joseph de l'adolescence à l'âge d'homme. Les luttes et les affrontements avec ses frères, les fils de Lia, les fils des servantes, qui tantôt s'allient, tantôt se disputent, dessinent une évolution au terme de laquelle il se retrouvera seul. C'est ce parallèle entre les voies de Dieu et l'infinie diversité des êtres qui donne à ce livre la profondeur où l'on reconnaît l'art de Thomas Mann.
L'ÉIu est l'histoire d'une généalogie pervertie, avec secrets d'alcôves, scandales étouffés, transgressions de tous ordres, accumulations d'incestes. A vous donner le vertige, dit l'un des personnages. Grégoire est le fils de jumeaux princiers et incestueux qui l'ont abandonné sur les flots, dans un tonnelet. Recueilli par des pêcheurs, élevé dans un monastère, à dix-sept ans, il part à la recherche de ses parents et arrive aux portes d'un royaume gouverné par une reine. Après avoir vaincu un «fat impudent et poilu» qui faisait une «guerre d'amour» à la souveraine, Grégoire épouse cette dernière, qui n'est autre que sa mère. Le secret découvert, il quitte son royaume et se fait enchaîner sur un rocher nu, sans autre nourriture que le suc de la pierre. Au bout de dix-sept ans, il ressemble à un porc-épic, couvert de lichens. C'est dans cet état que le trouvent les messagers de Rome, qui parcourent le monde à la recherche du nouveau pape, désigné par l'Agneau de Dieu.Conté avec un humour qui transforme le récit édifiant en épopée perverse, L'Èlu reprend les thèmes (la clé de l'abîme, la femme et le dragon, la résurrection finale) de l'Apocalypse, que Thomas Mann lisait souvent en exil... *LINDA LÊ.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine