
Rez-de-ville. La dimension cachée du projet urbain
Omniprésence de l'automobile, artificialisation du sol, vacance des commerces, hyper-surveillance des lieux publics... Pourquoi nos paysages urbains et suburbains sont-ils aussi inhospitaliers ? Face aux transitions à venir, il est urgent de réformer les méthodes du projet urbain. David Mangin et Soraya Boudjenane proposent d'y introduire la notion de rez-de-ville, qui permet de penser ensemble les espaces publics et les intérieurs d'îlots, les rez-de-chaussée et les réseaux enterrés, le cadre bâti et les pratiques urbaines. Suivant un même protocole graphique, une grande enquête comparative examine les rez-de-ville sur quatre continents, d'Ahmedabad à Brasilia en passant par Beyrouth, Rabat, Kinshasa, Sao Paulo, Singapour ou le Grand Paris. De cet inventaire international sont tirées des perspectives concrètes pour faire la ville autrement : organiser des itinéraires plutôt que planifier des périmètres, développer des figures d'intériorité, cours, patios ou passages, plutôt que des îlots ouverts, ajuster le degré d'intimité du rez-de-chaussée selon les activités qu'il abrite, déployer les usages du rez-de-ville en enrichissant ses dispositifs architecturaux. Ni atlas, ni manuel, ni traité, tout cela à la fois, l'ouvrage se conclut par un vade-mecum aussi utile au concepteur qu'au décideur pour rendre la ville à nouveau passante, poreuse et profonde.
| Nombre de pages | 461 |
|---|---|
| Date de parution | 29/06/2023 |
| Poids | 806g |
| Largeur | 177mm |
| EAN | 9782375560471 |
|---|---|
| Titre | Rez-de-ville. La dimension cachée du projet urbain |
| Auteur | Mangin David ; Boudjenane Soraya ; Ferrand Rémi ; |
| Editeur | VILLETTE |
| Largeur | 177 |
| Poids | 806 |
| Date de parution | 20230629 |
| Nombre de pages | 461,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

DESIRE LINES
MANGIN DAVIDDavid Mangin ne laisse pas de répit au temps. Un trajet en métro, en taxi, un moment à la table d'un café : chaque instant libre, chaque pause ou temps mort est l'occasion pour lui de tracer, au feutre ou au stylo, une impression fugitive, une scène captée sur le vif, un paysage qui évolue... Si "desire line" désigne en anglais le plus court chemin, l'expression est ici synonyme d'instants capturés puis restitués, dans de précieux carnets, en autant de croquis au trait rapide, urgent. Au gré de ces esquisses se révèlent des parcours, des itinéraires, des empreintes de voyages : chemins buissonniers, tracés au fil des pas, chemins hors plan, chemins pressés qui parlent de la ville et disent la campagne. De la manière dont elles se font et se défont, de Sébastopol à Hong Kong, de la Volga à New York, de Ras el-Barr sur le delta du Nil au Cap Ferret entre bassin d'Arcachon et océan, du Cambodge à la Finlande, de Saint-Louis à Stockholm, de Jaipur à Paris, et en Italie bien sûr ; vues du ciel, vues du sol. Des intermèdes scandent l'ouvrage sous la forme d'articles et de reportages photographiques qui permettent de s'attarder sur un lieu ou un thème particulier. Ce recueil de croquis - qui sont autant de regards sur la vie urbaine, l'architecture vernaculaire ou contemporaine, au fil de la vi(ll)e passante - est un plaidoyer pour l'observation et le dessin.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER34,00 € -

Paris / Babel. Une mégapole européenne
Mangin DavidL'objectif est d'essayer de comprendre le phénomène mégapolitain. Selon les géographes, une mégapole est une agglomération de plus de 10 millions d'habitants, à ne pas confondre avec la mégalopole. Cette dernière est un espace urbanisé polynucléaire formé de plusieurs agglomérations dont l'extension fini par les faire se rejoindre. L'ouvrage se veut didactique sur les processus de fabrication actuelle de la mégapole parisienne: "comprendre pour agir". Mais il veut aussi défricher de nouvelles questions souvent mises de côté. Par exemple, se soucier des transports, notamment de cette nouvelle ligne de métro, le fameux "grand huit", sans se préoccuper des modes de développement et des immobilités résidentielles, c'est raisonner sans visibilité, ni choix politiques. Mais encore faut-il raisonner dans le bon sens. C'est aussi l'enjeu de cet ouvrage: proposer des scénarios, des options, des process pour avoir une chance que les projets émergent, car, plus que jamais "It's the economy, stupid"! Paris, ville monde, capitale du XIXe siècle, grâce à la force de ses industries, de ses réseaux, de ses transformations haussmanniennes. Mais Paris a débordé ses fortifications militaires successives. Paris a annexé les communes limitrophes. Paris s'est nourri des campagnes proches. Mais la ville ne retrouve-t-elle pas des enceintes avec les grandes rocades que sont l'A86 et l'A104 - des barrières physiques, politiques et psychologiques. Cette prise de conscience d'un grand territoire est au coeur du devenir de Paris et des questions ici abordée.EpuiséVOIR PRODUIT33,00 € -

La ville franchisée. Formes et structures de la ville contemporaine
Mangin DavidEnviron 120 illustrations en couleurs et en noir et blanc.EpuiséVOIR PRODUIT35,00 € -

Projet urbain
Mangin David ; Panerai PhilippeLe bâti, ou plus largement les formes urbaines, incluent des tracés, des découpages, des dispositions matérialisées construites, inscrites sur le sol, qui conditionnent les capacités du développement et du renouvellement des activités sur un territoire. Inscrites dans une longue durée, ces formes échappent rapidement aux conditions de leur création; de produits elles deviennent contraintes, voire causes. Si dans le passé il semble que l'élaboration de formes susceptibles d'accueillir, voire de favoriser le développement de la vie urbaine ait été de soi, tellement était partagée par les techniciens et les habitants une idée de la ville, la question aujourd'hui ne peut plus être résolue d'une manière quasi naturelle. Trop de ruptures sont intervenues dans les théories et les pratiques de l'urbanisme et la réflexion doit être reprise à la base.L'enjeu est clair: sommes-nous encore capables de contribuer modestement au développement des villes, c'est-à-dire non seulement d'étendre les territoires urbanisés et d'accroître le nombre de bâtiments mais de continuer à proposer aux habitants un cadre susceptible de s'adapter aux changements de modes de vie et aux modifications économiques?Cet ouvrage, qui s'apparente à un manuel où se mêlent constats et analyses de la réalité et propositions, renoue consciemment avec les traités d'urbanisme du début du siècle, traite successivement des découpages parcellaires et de leur ordonnancement en fonction des types bâtis, et situe l'espace de la voie dans ses relations avec les terrains desservis; il aborde à plus grande échelle la constitution du tissu et l'étude des grands tracés avant de mener une réflexion sur les activités et leur localisation.EpuiséVOIR PRODUIT12,00 €
Du même éditeur
-

Architecture : mettre en forme et composer. Volume 5, Catégories de la mise en forme dessinée du pro
Fredet JacquesAu cours du processus de mise en forme, il est décisif que le projeteur puisse faire apparaître de façon explicite la pertinence de ses choix (un dessein) pour mieux en assurer la maîtrise. C'est le rôle des catégories architecturales, dans lesquelles on range des principes, des caractères, des relations et des opérations de même genre et de même domaine. Le domaine ici traité est celui de la morphologie des ouvrages et des espaces bâtis décrits par un dessin, muni de ses codes de représentation. Ces caractères morphologiques s'exercent par rapport à deux pôles opposés : celui des quantités spatiales, en partie mesurables, et celui des qualités spatiales, peu mesurables ou non mesurables, que nous désignons par l'adjectif topologique. Les caractères de position-situation en relation avec des limites spatiales matérialisées entrent ici en jeu. Quant aux propriétés et relations euclidiennes, elles résultent de la confrontation entre les deux polarités de quantité et de qualité. La forme euclidienne du contour d'un tracé apparaît comme une clef de composition entre les caractères morphologiques de taille avec ceux de position-situation des ouvrages bâtis, associés aux espaces qui leur correspondent. L'espace de l'architecture se présente alors comme un ensemble de lieux habités, délimités, où l'on peut se situer. Les catégories de la mise en forme suscitent trois questions fondamentales que le concepteur se pose dans tout processus de projet pour définir : — La forme du contour des espaces et des ouvrages bâtis, examinés en fonction de leurs caractères de régularité (propriétés et relations euclidiennes réglées par l'opérateur de groupe expérimental des déplacements dans la description de l'espace du projet). Le concept de régularité incorpore celui d'irrégularité, qui permet de faire apparaître par opposition, afin d'en évaluer le sens. — Les positions relatives de ces ouvrages et espaces, leur distribution et leur accessibilité ainsi que les relations entre aires et régions distinctes, notamment intérieures et extérieures, perçues en rapport à des limites identifiables (propriétés et relations topologiques, sous-jacentes à celles que l'on vient de mentionner). — Les dimensions de ces ouvrages et espaces dans un système d'évaluation des quantités quel qu'il soit (propriétés et relations de taille, de mesure et de proportion). Les catégories de la mise en forme du projet dessiné expriment les conditions d'existence de la conception et de la production architecturale ; elles s'inscrivent dans un mode de pensée et de faire hérité d'une histoire.EpuiséVOIR PRODUIT28,01 € -

La déconstruction de la ville européenne. Euralille, 1988-1995
Didelon ValéryAu tournant des années 1990, la ville de Lille fut le théâtre d'une des opérations d'urbanisme les plus commentées et les plus controversées de la fin du xxe siècle, non seulement à l'échelle locale, mais aussi nationale et internationale. Baptisée Euralille, celle-ci portait sur un secteur de 70 hectares autour de la nouvelle gare Tgv qui allait bientôt mettre la capitale des Flandres à une heure des grandes métropoles européennes : Paris, Londres ou Bruxelles. Avec une trentaine d'années de recul, Valéry Didelon revient sur Euralille, devenu le troisième quartier d'affaires en France, en s'intéressant non pas tant à ses formes urbaines ou à son style architectural qu'au processus qui l'a généré et qui reflète le tournant néolibéral de l'aménagement des villes : mélange de déclin de l'Etat-providence, de montée en puissance des opérateurs privés et de crise du statut de l'architecte-urbaniste. L'ouvrage est ainsi organisé autour des trois personnages principaux de cette histoire, acteurs majeurs et pionniers de leurs domaines respectifs : Rem Koolhaas, architecte néerlandais de réputation mondiale qui deviendra l'une des plus grandes stars de l'architecture, Pierre Mauroy, maire socialiste de la ville et homme politique d'envergure nationale mais surtout Jean-Paul Baïetto, véritable manager de ce projet, créateur de la société d'économie mixte qui le finança, et inventeur en France, à cette occasion, de la figure mi-publique mi-privée de l'" aménageur ", aujourd'hui centrale dans les opérations urbanistiques. Armé d'une bibliographie et d'un index, le livre est complété par un entretien inédit avec Rem Koolhaas, réalisé par l'auteur.EpuiséVOIR PRODUIT24,99 € -

Faire tenir. Structure et architecture
Leyral MarcRésumé : Ne requérant aucune connaissance préalable, l'ouvrage de l'ingénieur et l'architecte Marc Leyral vise à instruire tout lecteur sur les principes simples qui sous-tendent les structures les plus complexes. L'ouvrage prend forme d'un dialogue socratique entre un jeune élève et son maître qui l'introduit pas à pas aux notions fondamentales de l'art de bâtir. Les objets qui nous entourent, depuis le simple nid d'une hirondelle jusqu'à la halle d'un marché couvert, ne cessent de nous interroger sur les liens étroits et parfois mystérieux qui unissent formes, forces et matières. Mais la science des structures, indispensable à l'architecte qui les dessine tout comme à l'amateur qui cherche à les comprendre, peut s'avérer d'un abord intimidant. Ne requérant aucune connaissance préalable (outre les quatre opérations mathématiques de base), l'ouvrage de l'ingénieur et l'architecte Marc Leyral vise à instruire tout lecteur sur les principes simples qui sous-tendent les structures les plus complexes. Guidé par une volonté didactique affichée, l'ouvrage prend forme d'un dialogue socratique entre un jeune élève et son maître qui l'introduit pas à pas aux notions fondamentales de l'art de bâtir : Qu'est-ce qu'une force ? Comment les charges se répartissent dans les éléments d'une structure ? A quelles conditions celle-ci est-elle à l'équilibre ? Comment se comportent les matériaux soumis à différents types d'efforts ? Jusqu'à quel point résistent-ils ? Qu'est-ce qu'un arc, une voûte, un porte-à-faux ou une membrane sous-tendue ? Toutes ces questions sont systématiquement associées à l'analyse d'exemples précis, anciens ou contemporains, monumentaux ou ordinaires : du Centre Georges Pompidou à Paris aux abris vernaculaires en terre crue au Cameroun, du Panthéon de Rome à la grande toiture en béton de l'hippodrome de la Zarzuela à Madrid, des ponts de singe des Indiens des Andes au dôme géodésique de l'exposition universelle de Montréal en 1967. Accompagnés d'une riche iconographie, incluant près de 400 illustrations didactiques réalisées spécialement pour l'ouvrage, tous les chapitres se terminent par une fiche synthétique et une application pratique. La leçon apprise, il ne reste qu'un pas entre comprendre " pourquoi ça tient " et pouvoir imaginer de nouvelles structures.EpuiséVOIR PRODUIT37,00 € -

Habiter l'utopie : le familistère Godin à Guise
Paquot Thierry ; Bédarida MarcEn vue de bâtir, concrètement et immédiatement, une société modèle, ou du moins commencer à le faire, Jean-Baptiste André Godin, l'inventeur du célèbre poêle en fonte, associe de manière inédite le travail, le capital et le talent. Influencée par Charles Fourier, la solution sociale qu'il met en pratique se veut non seulement une tentative personnelle mais aussi un exemple à suivre et à améliorer. Sa critique du capitalisme industriel en plein essor est principalement morale. Elle ne peut aboutir que dans la construction d'une société autre, plus harmonieuse. Parce qu'il y a là une tentative de vivre et de travailler autrement, parce qu'il y a là une utopie, l'oeuvre de Godin interpelle et impose, plus que jamais, de l'étudier. Une série d'articles, de récits et de témoignages complète ce volume en rendant compte des jugements émis par des chroniqueurs, des réformateurs sociaux ou des écrivains parmi lesquels figure Émile Zola, au regard de l'expérience novatrice et audacieuse de Godin.EpuiséVOIR PRODUIT18,50 €
