Tout le monde a appris à l'école le nom de Drouet, le maître de poste qui, dans une auberge de campagne, a porté sur Louis XVI, roi fugitif, une main sacrilège et a accompli le geste qui devait changer la face du monde. Mais l'histoire de Drouet ne s'arrête pas là. Le personnage est vraiment hors du commun. D'abord, arrêter Louis XVI n'était pas si facile. Une troupe fidèle l'escortait. Il fallut au maître de poste beaucoup d'intelligence et de décision. Peu après, Drouet est député à la Convention, ami de Marat. Il échappe de peu au massacre du Champ-de-Mars. Commissaire aux armées, il est fait prisonnier par les Autrichiens, mis en forteresse. On raconte qu'il a été promené et exhibé dans une cage. Il tente de s'évader en confectionnant un parachute, mais il se brise la jambe. Il est échangé contre la fille de Louis XVI. De retour à Paris, il participe à la conspiration de Babeuf. On l'arrête, mais on s'arrange pour faire échapper ce prisonnier encombrant. Le voici aux Canaries. Sous Napoléon, il est sous-préfet. La Restauration arrive. Drouet se cache à Paris sous une fausse identité. Il aura encore le temps, avant de mourir, de vivre une touchante histoire d'amour. Roger Vailland et Raymond Manevy, qui fut un grand journaliste et un historien de la presse, ont écrit ce récit en 1936, dans le climat enfiévré des débuts du Front populaire, retrouvant, à un siècle et demi de distance, les élans et les espoirs du temps de Drouet.
Nombre de pages
252
Date de parution
22/11/1979
Poids
305g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070292578
Titre
Un Homme du peuple sous la Révolution
Auteur
MANEVY/VAILLAND
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
305
Date de parution
19791122
Nombre de pages
252,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Manevy Anne ; Laigneau Christine ; Basu Helene ; Z
Tous les anges ne sont pas des saints, tous les morts éminents ne sont pas voués à être des saints hommes, et tous les héros ou les saints ne sont pas des martyrs. La plasticité et la multiplicité de ces êtres extra-ordinaires, construits à la frontière du monde des dieux et des hommes, du sacré et du politique, de la mystique et de la guérison, permettent néanmoins de comprendre les vertus de médiation et d'intercession, qui en font plus que jamais des acteurs de la modernité religieuse. Les figures revisitées des saints, héros et martyrs, sont au fondement de l'invention moderne de nouvelles traditions locales, et servent de relais à une culture de pèlerinage urbaine et contemporaine qui traduit aussi bien les affirmations identitaires des groupes ethniques ou nationaux que les contradictions de l'impératif de l'individualité.
En 1789, la France invente la liberté de la presse. Rétrospectivement, on mesure mal ce que cela a pu signifier, et tel est bien le propos de ce livre : ressusciter, par des anecdotes, par des portraits, la prodigieuse explosion de libelles, de feuilles, de brûlots dont la France nouvelle va bientôt s'embrasser. Pour raconter cette histoire, Alain Manevy n'a choisi que les quatre premières années de la Révolution - après, la France découvre la censure, et elle y prendra goût... Il suit - grâce à des documents merveilleux de saveur et de pittoresque - la vie quotidienne des journalistes d'alors : Marat, Desmoulins, et tant d'autres surgissent tels qu'en eux-mêmes, et l'auteur ne se prive pas de signaler de qui ils sont les ancêtres... Deux destins, cependant, émergent dans ce contexte : celui de Mirabeau et celui de Brissot.
Connu pour être un bienveillant protecteur personnel, l'ange gardien a une longue histoire. Dans le catholicisme, le lien établi entre le protecteur angélique et une collectivité ou un individu rappelle la relation de patronage propre au culte des saints. L'ange tutélaire, cependant, est à la fois anonyme et exclusif. Il se distingue à cet égard du saint patron, des anges en général et des archanges. Il s'agit aussi d'une figure apte à s'adapter à différents niveaux de religiosité, parfois peu conformes au discours clérical. C'est cette histoire particulière et ses occurrences contemporaines qui font l'objet de ce travail, loin d'une discussion spéculative sur les créatures spirituelles. Une petite histoire de la dévotion à l'ange gardien dans le catholicisme, mais aussi sur ses marges!
J'écris pour que les êtres et les liens qui les unissent cessent de se distendre et de disparaître. "Le bruit d'un téléphone, l'odeur de l'eau de Javel, le goût d'un nescafé... Philippe Manevy tire le fil du souvenir et tisse l'étoffe d'un roman familial sur quatre générations en commençant justement par le personnage d'Alice, sa grand-mère maternelle, tisseuse de métier. Pointilleuse et déterminée, elle devint la figure de proue d'un mouvement ouvrier au lendemain de la victoire du Front Populaire. Très vite, René, son époux, fait son apparition dans le récit. Ancien sportif, il fut un typographe possiblement engagé, avec d'autres héros de l'ombre, dans un acte spectaculaire de résistance. Tous deux parents dévoués de Martine, ils seront prêts à tout pour assurer le futur de leur fille studieuse et appliquée.Chaque chapitre met en lumière un membre de la famille aux prises avec les épreuves que lui réservent son époque et l'existence. Apparaissent progressivement des liens entre eux et des échos que l'auteur consigne ici, sans rien cacher des doutes qui surgissent au fil de son travail d'écriture. Et l'on traverse ainsi deux guerres mondiales, des crises économiques, les Trente glorieuses, les espoirs et les désillusions du XXème siècle.Déclaration d'amour et hommage vibrant à la classe ouvrière, La colline qui travaille revigore le genre de la chronique familiale et offre au lecteur un sentiment de réconfort et de douce nostalgie.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.