Je leur dirai que leur maman est partie et qu'elle a eu un accident. Voilà ce qui s'est passé, les enfants. Maman a eu un accident et elle est tombée dans la rivière. C'est la pure vérité. Elle est partie, et surtout ne me demandez pas pourquoi. Ne me demandez jamais pourquoi, parce que je n'en sais rien et ça me rend fou. Liz disparaît un soir d'orage violent. Jean a tout juste le temps de la voir prendre le volant et s'enfuir sous les trombes d'eau. Pour quelle raison ? Dans le courant de la nuit, une fois la ligne téléphonique rétablie, la voix de Liz hurlera dans un message : " Pardon, Jean ! Pardon !" Pardon pour quoi ? Toutes ces questions ne mèneront qu'à l'angoisse et au doute, car on ne sait jamais si ce que l'on voit, d'autres le voient aussi. Et s'ils le voient, on n'est jamais certain qu'ils l'interprètent de la même façon que nous. Il en va ainsi des paysages, des choses et des êtres. Parfois des êtres qui nous entourent. Parfois de ceux qu'on aime plus que tout au monde depuis des années.
Nombre de pages
182
Date de parution
04/11/2016
Poids
252g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782358871419
Titre
Inflammation
Auteur
Maneval Eric
Editeur
MANUFACTURE LIV
Largeur
143
Poids
252
Date de parution
20161104
Nombre de pages
182,00 €
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Je leur dirai que leur maman est partie et qu'elle a eu un accident. Voilà ce qui s'est passé, les enfants. Maman a eu un accident et elle est tombée dans la rivière. C'est la pure vérité. Elle est partie, et surtout ne me demandez pas pourquoi. Ne me demandez jamais pourquoi, parce que je n'en sais rien et que ça me rend fou. " Il s'appelle Jean, sa femme Liz. Elle a disparu après avoir pris la voiture en pleine tempête et tenté de franchir la rivière au gué dit " des Goules ". On a retrouvé son sac, pas son corps. Pour Jean, il faut maintenant parler aux enfants, reprendre le travail, être fort après ce qui semble avoir été douze années de bonheur parfait, remonter à la surface, comprendre, rester rationnel. Mais s'arrimer est difficile quand les interrogations sont tout ce que vous avez pour revenir au réel. Qu'avancer vous rapproche du gouffre. Que l'enquête soulève d'inquiétantes questions et que le présent révèle ce qui ressemble à une expérience de l'abomination.
Ecoute-moi bien, Antoine. Tu as eu de la chance que je sois là. Tu comprends ? Ne parle pas, fais-moi oui ou non de la tête." Oui. "Je t'ai sauvé la vie. Regarde-moi dans les yeux : je t'ai sauvé la vie, Antoine. Mais si tu veux te faire du mal, je peux te faire du mal. Je peux le faire à ta place, tu comprends ?" Non. "Tu as peur ?" Oui. "Tu as peur de moi, mais tu n'as pas peur de plonger dans une rivière en crue ? T'es un drôle de numéro, toi. Tu vois la bouteille que j'ai dans la main ? C'est de l'alcool à 90°. Je vais en mettre sur tes blessures. Ca va faire très mal. Ca va te brûler et tu vas hurler. C'est moi qui vais te faire mal. N'oublie pas ça : moi je peux te faire du mal. Tu t'en souviendras la prochaine fois que tu voudras mourir." Vingt-cinq ans plus tard, Antoine est veilleur de nuit dans un foyer à caractère social. Il revient sur cette histoire. Depuis cette cascade qui l'a emporté lorsqu'il était enfant, jusqu'à Ouria, cette adolescente à qui il montrera ses cicatrices, une nuit, et qui voudra les toucher.
Dans le centre de traitement des brûlés de l'hôpital Rivière se croisent des survivants de toutes sortes : marginaux, femmes agressées par leur conjoint, soldats mutilés, grands brûlés? Gaspard Friedrich, artiste tourmenté, sauvé malgré lui, devient une figure emblématique d'un groupe de parole appelé « les Sans Visages ».Tous ont en commun d'avoir été exclus du monde, leurs corps figés dans la douleur : Youri, ancien militaire fracassé par la guerre ; Adeline, actrice brisée par les coups ; Jasmine, adolescente brûlée vive ; Lucien et Samira, amants que la norme a séparés? Ensemble, ils cherchent à exister dans une société qui les efface. Avec Naissance de l'incendie, Léo Cairn signe une fresque bouleversante sur la résilience, la marginalité et les cicatrices que l'on porte en soi comme un cri silencieux.
Préhistoire. Orhak est une chamane respectée, mais son statut est ébranlé par plusieurs saisons néfastes pour le clan des hautes terres du milieu? jusqu'au jour où, en quête de grotte-citerne, elle découvre une cavité hors du commun.Fin du XIXème siècle. Louis Armand est forgeron, amoureux de ses causses. Avec l'inventeur de la spéléologie, E. A. Martel, ils en découvrent les plus belles grottes. L'une d'elles portera le nom de Louis et deviendra célèbre? mais ses mystères resteront enfouis bien au-delà de sa mort.De nos jours. Fanny est pigiste pour un grand journal. Son amie Éloïse est guide à la grotte de l'aven Armand. Son aïeul n'est autre que Louis Armand dont elle découvre, cachés dans la cave de sa maison, des carnets intimes où il notait les détails de ses explorations. Avant d'avoir eu le temps de les lire, elle les confie à Fanny pour les besoins d'un article.Trois époques, et un même mystère qui traverse les âges autour d'un lieu singulier où le réel confine au magique. Aven révèle un univers insoupçonné dans un souffle d'aventure et de suspense où le rude paysage du causse Méjan devient gardien de la mémoire secrète des humains par-delà les siècles.
Revue de presse Un livre témoignage qui, en jetant une lumière crue et cruelle sur l'Amérique du XXe siècle, avec sa corruption, son puritanisme mais aussi son dynamisme, son extraordinaire vitalité, nous permet de mieux lire l'Amérique d'aujourd hui. Le Monde --www.lemonde.frUne fresque fabuleuse de l'Amérique des années folles à la guerre du Viêt Nam. Le Nouvel Observateur --www.lenouvelobservateur.fr
1892, Pierre Louÿs, alors jeune poète, entreprend de collectionner des photographies érotiques et pornographiques. Méticuleux, il juge indispensable de mettre en fiches tout ce qui concerne la sexualité et il se consacre à la partie de l'anatomie féminine qui le fascine le plus. Louÿs choisit un album à la reliure assez ordinaire. De sa plume il calligraphie les descriptions des poses, ordonne, découpe, colle et n'oublie pas de signer son oeuvre. Parallèlement, à partir de 1906, il complète cette collection de photos par des écrits rassemblés sous le titre Manuel de Gomorrhe. Si ces textes ont été publiés en 2004, les photographies de Pierre Louÿs demeuraient inédites. A la mort de l'auteur en 1925, l'album est cédé pour quelques francs et passe de main en main, rejoignant même pendant de nombreuses années la collection unique que Michel Simon amasse autour de la pornographie. Pour la première fois, l'album érotique de Pierre Louÿs est publié dans une édition qui met en regard photographies et écrits que le poète consacra à son obsession pour "le cul de la femme".