Venise est une ville : le titre en manière d'évidence ironique et affectueuse fait le fond du propos de l'auteur, Franco Mancuso, architecte et urbaniste de renom, dont l'acuité du regard - technique, historique, critique - offre au lecteur de comprendre Venise comme peu d'ouvrages le lui permettent. Une ville : non pas une image, un prétexte à rêverie, un conservatoire de temps révolus, une bizarrerie sentimentale, un tableau romantique ou une méditation sur la mort et ses masques - ce qu'elle fut trop souvent, et chez trop d'esprits, pour que l'auteur ait à s'en soucier. Non : une ville où l'on vit, une ville bien actuelle aussi, la Venise que l'on voit, invitant à la vie qu'on peut y mener, que ses habitants y mènent concrètement, et surtout au déchiffrement de ses formes, de la manière dont elle s'est construite et dont elle continue d'exister. Mais bien sûr ce n'est pas n'importe quelle ville : pas seulement parce qu'une cité lagunaire n'est pas chose fréquente, et que l'est moins encore une telle richesse historique, architecturale, artistique. Mais aussi parce qu'elle n'a cessé d'inventer sa façon propre d'être une ville, dans les conditions où elle se trouvait. D'où l'immense intérêt de l'ouvrage de Franco Mancuso, dont le lecteur peut suivre les explications, les descriptions, les démonstrations pas à pas, en vérifiant au besoin sur le riche matériau documentaire rassemblé par l'architecte : quelles ont été les réalités de sa construction, les moyens de sa négociation avec l'eau, les techniques qu'elle a mises au point, les principes urbanistiques qu'elle a su inventer, en somme cette industrie toute concrète qui l'a rendue telle ? Comment a-t-elle pu exister dans un site si hostile à toute habitation, et comment peut-elle continuer de le faire quand il est devenu soumis à toutes les menaces de la "modernisation" de la lagune ?
Sous la forme d'un ensemble de 45 études (et de 640 illustrations), ce volume entend rendre raison à la fois du parcours d'activité d'un architecte et de celui auquel il convient de former les architectes futurs afin qu'ils mesurent avec lucidité toutes les exigences de leur tâche. Ce parcours se déploie selon quatre grandes orientations : 1. "Entre architecture et urbanisme" ; 2. "Ce qu'enseignent les villes" ; 3. "La leçon de Venise" ; 4. "Sur les places d'Europe". Chacune de ces articulations laisse percevoir le même souci : celui de l'espace public comme bien commun, et par conséquent celui de la vie concrète qu'on y mène et que l'architecture, dans toutes ses dimensions (ville et territoire), devrait avoir pour but d'enrichir en configurant pour les gens, leur histoire et leur dignité propres, les lieux où leur vie prend forme. C'est ainsi que l'auteur interroge l'épaisseur historique de l'espace construit et souligne l'importance de chaque contexte particulier dont il convient de prendre la mesure, en nous invitant à le suivre aussi bien dans le temps que dans l'espace : dans le temps, quand il analyse l'histoire et le développement du zonage, des villages ouvriers, des places publiques européennes, ou la manière dont Séoul ou Kyongju ont pu se construire au long des siècles ; dans l'espace, quand il fait varier le regard selon qu'on se trouve en Algérie ou en Chine, en Italie ou en Corée, à Kobé ou à Venise, référence fascinante et problématique de toute réussite urbaine. A chaque fois, son exigence propre entre dans le détail le plus concret des dimensions auxquelles l'architecte est confronté : celle du projet et de sa définition, problème épineux de longue date ; du plan éventuel et de ses contraintes ; des règlements administratifs si variables ; des idéologies dont l'architecte est le traducteur plus ou moins conscient, etc. A cet égard, l'auteur multiplie les approches : des textes méthodiques (comment/élaborer un projet) et descriptifs (comment s'y est-on pris soi-même pour construire ou requalifier bâtiments ou espaces) à ceux où l'expérience et le témoignage personnels viennent soutenir le propos, qu'il s'agisse de directions de recherche dans d'autres pays, de convictions sur la beauté des villes, de réflexions sur la place laissée dans l'espace urbain à tout l'arc des vies, de l'enfance à la vieillesse, ou encore d'hommages à de grandes figures ou à de grandes institutions.
Résumé : Les plantes sont-elles intelligentes ? Oui, et bien plus que nous ne pourrions l'imaginer. Comme tous les êtres vivants, les plantes discernent formes et couleurs, mémorisent des données, communiquent. Elles ont une personnalité et développent une forme de vie sociale fondée sur l'entraide et l'échange. Avec ce livre pionnier, véritable manifeste écologique qui a bénéficié d'une reconnaissance internationale, Stefano Mancuso et Alessandra Viola proposent un incroyable voyage au coeur du monde végétal. Un monde qui, en formant plus de 99 % de la biomasse, s'avère aujourd'hui indispensable pour l'humanité. Car si les plantes peuvent très bien vivre sans nous, nous ne survivrions pas longtemps sans elles ! A l'heure où l'on recherche d'autres modes de vie, où les ressources naturelles s'épuisent, nous avons tout à apprendre du monde végétal dont dépendent la survie et l'avenir de l'homme. Préface de Michael Pollan. Traduit de l'italien par Renaud Temperini.
Mancuso Federico ; D'Andréa Lison ; Clerc Philippe
Ils sont de retour ! Idéfix, Turbine, Baratine et Padgachix veillent toujours sur Lutèce malgré la garde romaine canine et les pièges de la fourbe Monalisa. Et parmi leurs alliés, les Irréductibles peuvent compter sur l'élégante Vitamine, une Lutéchienne sophistiquée qui fait perdre tous ses moyens au bagarreur Padgachix... Ce 8evolume de la série, à paraître en juin 2025, réunit 3 histoires de bande dessinée inédites réalisées par l'Italien Federico Mancuso sur des scénariosde Lison d'Andréa, Philippe Clerc et Olivier Serrano : - A la poursuite du flacon vert - Padgachix en manque de Vitamine - Miche, ô ma miche A la poursuite du flacon vert Las de subir l'odeur de ses légionnaires, Labienus passe à Homéopatix une importante commande de parfum. Mais pour en préparer autant, il faudrait cueillir tout le gui des forêts environnantes... Hors de question pour les Irréductibles de laisser faire cela, car le gui est un ingrédient indispensable pour faire les potions. Alliés à Vitamine, Idéfix et ses amis devront une fois de plus déjouer les plans des Romains... un parfum de résistance flotte sur la cité ! Padgachix en manque de Vitamine Padgachix se rend chez Vitamine pour lui déclarer sa flamme. Mais c'est bien trop difficile, même avec l'aide d'Idéfix, et pour une fois le bouledogue fuit face à un ennemi particulièrement retors : la timidité ! Monalisa, qui a assisté à la scène, comprend tout de suite quel parti elle peut tirer de la situation... car sans la force de Padgachix, les Irréductibles pourraient se retrouver bien affaiblis face aux chiens de la garde romaine. Miche, ô ma miche Grand amateur de miches, Asthmatix en attendait une de patte ferme... quelle déception alors de voir Baratine, Turbine et Padgachix revenir bredouilles ! Que s'est-il passé, au juste ? Idéfix demande à chacun de raconter... et les versions divergent, c'est le moins qu'on puisse dire, chacun rapportant sa propre version des événements. Heureusement qu'Idéfix est là pour reconstituer les miettes du puzzle.
Résumé : Les plantes sont-elles intelligentes ? Oui, et bien plus que nous ne pourrions l'imaginer, nous répond Stefano Mancuso. Savant de renommée mondiale, fondateur de la neurobiologie végétale, il est le premier à avoir démontré que, comme tous les êtres vivants, les plantes discernent formes et couleurs, mémorisent des données, communiquent. Elles ont une personnalité et développent une forme de vie sociale basée sur l'entraide et l'échange. Véritable manifeste écologique, ce livre pionnier, qui a bénéficié d'une reconnaissance internationale, nous plonge dans un incroyable voyage au coeur du monde végétal. Un monde qui, en formant plus de 99 % de la biomasse, s'avère aujourd'hui indispensable pour l'humanité. Car si les plantes peuvent très bien vivre sans nous, nous ne survivrions pas longtemps sans elles ! A l'heure où l'on recherche d'autres modes de vie, où les ressources naturelles s'épuisent, nous avons tout à apprendre du monde végétal dont dépendent la survie et l'avenir de l'homme.
L'urbanité et les savoirs à l'oeuvre dans la fabrication des villes sont entrés en crise. Ces savoirs agissants - les comportements, les systèmes relationnels, les éléments cardinaux réglant la vie civile, les dispositions physiques des ensembles urbains, et tout ce qui concourt à imprégner d'urbanité et de beauté la vie privée et collective - auraient pu constituer la base d'une réflexion théorique et pratique sur la ville, et, plus généralement, sur la vie associée et la politique, en fournissant des instruments d'orientation à la société humaine soumise au changement de ses conditions historiques. Mais ce travail ne s'est pas fait, de sorte que l'héritage des villes ne suffit pas à servir de guide dans cette mutation générale. Les vestiges des villes historiques résistent, du moins en partie ? : mais la plupart d'entre eux restent muets, ou relégués dans une situation qui les rend incapables de féconder l'avenir. Les villes sont donc exposées à un double front ? : celui, dévastateur, des guerres, et celui, insidieux, de la rente immobilière, qui, par son action sélective, appauvrit peu à peu le potentiel le plus précieux des contextes urbains, qui tient à leur nature de réalités socialement complexes et de laboratoires des règles et des possibilités de la vie en commun. Ville et nature sont deux dons également menacés. Mais alors qu'on a vu s'accroître ces dernières années la conscience de l'importance de la crise climatique et des actions à mener pour la défense de la terre, la question de la défense des villes - posée avec lucidité par Giorgio La Pira dès 1954 - est totalement négligée. La dimension esthétique témoigne elle aussi de cette absence ? : dans un contexte obsédé par la recherche d'un "accomplissement individuel" , la beauté civile s'est dissoute avec l'appauvrissement des cadres relationnels. La réponse ne peut consister qu'à remettre la réalité urbaine au centre : il faut redonner aux villes le sens de l'urbanité, de l'inclusion, et d'une beauté qui interprète et manifeste la fécondité de la vie commune. Terre et ville, qui s'unissaient - et dont Cattaneo avait admirablement décrit les rapports il y a près de deux siècles -, deviennent équivalemment le lieu de la rente et de l'appauvrissement de l'expérience sensible - et de l'appauvrissement tout court d'une majorité de la population. Sans la responsabilité qu'exige la vie commune, il est vain de prétendre remédier aux excès d'un rapport au monde dévoyé.
Il n'existe pas de folie dépourvue de signification et les gestes que les gens ordinaires et mesurés considèrent comme d'un fou impliquent le mystère d'une souffrance que les hommes n'ont pas écoutée, n'ont pas recueillie". Cette souffrance, L'autre vérité veut la recueillir et l'écouter; dans un récit limpide et implacable, la poétesse Alda Merini, disparue le 1er novembre 2009, nous dit ce qu'était l'internement psychiatrique dans les années 60 et 70, qu'elle a elle-même vécu dans le plus profond abandon. La poésie de ces pages vaut comme une arme au service d'un "esprit d'enfance (...) qui ne pourra jamais être perverti par personne", une arme pour ne pas sombrer, pour réinventer l'espoir d'être aimé. Voici l'un des plus grands textes littéraires mettant en scène la folie.