La nouvelle guerre d'Algérie. Dix clés pour comprendre
Malti Djallal
LA DECOUVERTE
5,34 €
Epuisé
EAN :9782707128898
Depuis 1992, l'Algérie est déchirée par une nouvelle guerre qui ne dit pas son nom. Elle aurait déjà fait plus de 100 000 victimes et semble ne devoir jamais finir. En France et en Europe, les opinions s'indignent et les manifestations de solidarité se multiplient. Mais elles restent encore entravées par l'insuffisance de l'information et surtout par les discours qui s'opposent pour tenter d'expliquer les causes de ce drame. Pourtant, si la réalité algérienne est particulièrement complexe, elle n'est pas indéchiffrable, pour autant que l'on dispose des bonnes clés. Celles que, précisément, le journaliste Djallal Malti - qui suit l'actualité algérienne depuis plusieurs années propose dans ce petit livre. Après une préface de José Garçon analysant le mode de fonctionnement très singulier du pouvoir algérien, Djallal Malti apporte des réponses précises et argumentées aux questions le plus souvent posées par les observateurs. Le régime algérien est-il une dictature ou une démocratie naissante ? La presse algérienne est-elle indépendante ? Quel est le projet politique de l'islamisme radical algérien ? Quelle est la responsabilité des groupes armés islamistes dans la violence ? Quelle est la responsabilité des forces de sécurité et des milices dans la violence ? Quel rôle joue la dimension économique (corruption, rente pétrolière, pressions du FMI) dans la poursuite de la guerre civile ? Quel est le projet social du pouvoir ? Pourquoi les démocrates algériens sont-ils divisés ? Pourquoi la communauté internationale - et en particulier la France - reste-t-elle si passive face au drame algérien ? Que peut-on faire ici concrètement pour venir en aide au peuple algérien ...
Nombre de pages
125
Date de parution
23/02/1999
Poids
110g
Largeur
114mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782707128898
Titre
La nouvelle guerre d'Algérie. Dix clés pour comprendre
Auteur
Malti Djallal
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
114
Poids
110
Date de parution
19990223
Nombre de pages
125,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'intitulé officiel de l'État algérien est République Algérienne Démocratique et Populaire (RADP). En réalité, l'Algérie n'est ni démocratique ni populaire. Ce sont les militaires qui gouvernent depuis soixante ans. Abdelaziz Bouteflika a été choisi par les généraux responsables du coup d'État de janvier 1992 car il était disposé à prendre les dispositions nécessaires pour leur éviter d'être poursuivis en justice tant en Algérie qu'à l'étranger, pour les crimes, massacres et autres exactions commis ou couverts durant la décennie 1990. C'est donc sur la base de ce « deal » immoral qu'il fut « élu » en avril 1999. Le lecteur découvrira également que s'accaparer la rente pétrolière du pays a été la motivation permanente qui a animé les hommes du pouvoir. C'est l'autre fil rouge qui a marqué le « règne » de Bouteflika.
La principale richesse de l'Algérie, son pétrole et son gaz, n'est plus source de bonheur pour son peuple. La volonté d'accaparement de la rente pétrolière par ses dirigeants a plongé des pans entiers de la société dans la misère, tandis que les jeunes n'ont qu'une envie: quitter le pays. Pour comprendre comment l'Algérie en est arrivée là, il est essentiel de connaître la dimension la plus ignorée de son histoire contemporaine: celle de son pétrole. Elle est retracée ici par Hocine Malti, qui participa comme jeune ingénieur à la création cle l'entreprise algérienne des pétroles, la Sonatrach. Montrant comment les premières découvertes d'hydrocarbures sahariens en 1956 ont conduit la France à prolonger de plusieurs années la conclusion de la guerre d'indépendance, il révèle aussi les dessous de la collaboration conflictuelle entre sociétés pétrolières françaises et le jeune Etat algérien dans les années 1960, jusqu'à la nationalisation de 1971. Riche de détails inédits et d'expériences vécues, ce livre explique comment les dirigeants d'un des pays leaders du tiers monde ont rais ensuite à profit la manne pétrolière pour garnir leurs comptes en banque et acheter le silence des grandes démocraties sur les dérives du régime. Et comment les milliards de dollars des hydrocarbures sont toujours aujourd'hui au coeur des règlements de comptes permanents entre les différents clans du pouvoir.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.