Le Poème du sablier se divise en deux parties : la première est composée de vers qui vont de douze pieds à un pied, la seconde de vers qui vont d'un pied à douze pieds. Autrement dit, ce poème affecte la forme d'un sablier avec, en son centre, le point le plus resserré par où le sable coule. Il s'agit d'une méditation en face du "livre ouvert à la nuit" qu'est un ciel étoilé. On part de l'angoisse et du doute métaphysique pour aboutir au milieu du poème à la désespérance nihiliste. Après un intervalle blanc qui sépare les strophes descendantes et remontantes et qui représente le point zéro de la conscience, son point d'étranglement, la pensée se reconstitue comme le sable dans le bas du sablier et s'achève au moule de l'alexandrin renouvelé, non par un acte de foi supraterrestre, mais par une adhésion à la vie la plus spirituellement humaine. Même si le livre ouvert à la nuit n'est pas compréhensible, il faut refuser de vivre dans la marge. "Et tout reste possible". Le sablier, par sa mission et sa forme, m'a tenté, car je ne suis pas insensible aux analogies mystérieuses (et fantaisistes aussi, pourquoi pas ?)", Robert Mallet.
Nombre de pages
32
Date de parution
08/11/1962
Poids
90g
Largeur
185mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070241286
Titre
Poème du sablier
Auteur
Mallet Robert
Editeur
GALLIMARD
Largeur
185
Poids
90
Date de parution
19621108
Nombre de pages
32,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
« La rose en ses remous se blesse à ses épines », titre d'un recueil et début d'un poème. Rose blessée à soi dans les remous du vent, et rose aussi, jamais pareille à l'autre, qui est en soi remous. Le poète s'y définit, et tout homme en proie à ses orages : ceux qu'il subit, ceux qu'il secrète...
Résumé : Ce nouveau recueil de Robert Mallet est formé de deux ensembles. Le premier est une suite d'instants cueillis au cours de voyages autour du monde ou autour de soi-même, et qui forment une sorte de chanson aérienne. Peu à peu, le poète évolue, d'une ronde féerique à un chant à la voix plus sourde, une confidence murmurée. La part d'expérience et de réflexion s'accroît par rapport à celle du jeu purement poétique. Le deuxième ensemble fait plus de place encore au souvenir, mais comme en se laissant guider par les mots, tout ce qui les lie à notre vie, et tout le jeu qu'ils suscitent. Un équilibre entre le léger et le grave, la grâce et la mélancolie.
Résumé : Après que les choses ont été vécues, ces choses-là (post illa, disaient les Latins), on appose en marge ses annotations qui se voudraient dépêchées comme par la poste, lapidaires comme des pastilles, juteuses come des sapotilles, parfois graves comme des postulats, parfois vives comme des apostrophes sans trop de postillons... Est-ce utile, est-ce futile ? Entre l'utile et le futile, pas même la différence d'une lettre, un souffle...
Le poète, comme dans ses deux derniers recueils, indique le lieu, la lecture, la circonstance, l'instant qui ont suscité sa romance ou son poème, son épigramme ou son épitaphe, sa chanson désinvolte ou grave. La musique de ce langage a une teinte de mélancolie qu'emporte une certaine allégresse de vivre qui n'est peut-être seulement que le sourire du courage.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.