Poésies" de Stéphane Mallarmé est un recueil incontournable qui plonge le lecteur dans l'univers complexe et fascinant de la poésie symboliste. Ce recueil rassemble des oeuvres qui témoignent de l'innovation stylistique et de la profondeur intellectuelle de Mallarmé, un poète qui a su transformer le langage en un véritable instrument d'exploration de l'âme humaine et de l'univers. À travers des poèmes tels que "L'Après-midi d'un faune" et "Brise marine", Mallarmé invite à une réflexion sur la beauté, l'éphémère et l'inaccessible. Ses vers, souvent hermétiques, demandent une lecture attentive et une interprétation personnelle, ce qui en fait une expérience unique pour chaque lecteur. Le recueil est marqué par une quête de la pureté du langage et une recherche de l'absolu, où chaque mot est choisi avec une précision quasi musicale. L'oeuvre de Mallarmé se distingue par son utilisation novatrice de la syntaxe et des métaphores, créant ainsi une atmosphère onirique et mystérieuse. En somme, "Poésies" est une invitation à découvrir la richesse et la complexité du symbolisme à travers les yeux d'un maître du genre. L'AUTEUR : Stéphane Mallarmé, né le 18 mars 1842 à Paris, est une figure centrale du mouvement symboliste en France. Après des études à Sens et à Paris, il devient professeur d'anglais, tout en se consacrant à l'écriture poétique. Mallarmé est connu pour sa quête d'une poésie pure et idéale, cherchant à exprimer l'indicible à travers un langage raffiné et complexe. Son oeuvre est marquée par l'influence de Charles Baudelaire et Edgar Allan Poe, dont il admire la capacité à transcender le réel. Mallarmé a contribué à des revues littéraires influentes et a organisé des réunions littéraires hebdomadaires, les "Mardis", qui ont attiré de nombreux écrivains et artistes de son temps. Parmi ses oeuvres les plus célèbres figurent "L'Après-midi d'un faune", qui a inspiré une célèbre composition musicale de Claude Debussy, et "Un coup de dés jamais n'abolira le hasard", un poème révolutionnaire dans sa forme typographique. Mallarmé est décédé le 9 septembre 1898 à Valvins, laissant derrière lui un héritage poétique qui continue d'influencer les générations futures. Son approche innovante du langage et de la structure poétique a fait de lui un précurseur de la poésie moderne.
Nombre de pages
66
Date de parution
21/07/2022
Poids
132g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782322425310
Titre
Poésies
Auteur
Mallarmé Stéphane
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
170
Poids
132
Date de parution
20220721
Nombre de pages
66,00 €
Disponibilité
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Mallarmé, pour gagne-pain, avait choisi l'emploi de professeur d'anglais. Plus d'un de ses anciens élèves vit encore, dont aucun, que je sache, n'a retiré de ses leçons des fruits certains? L'enseignement des langues, il y a cinquante ans, n'était point ce qu'il est: il admettait, par-ci par-là, la méthode approximative. Le premier maître que j'ai eu, dans mon collège de province, était un brave homme borgne, qui n'avait, de son oeil unique, jamais vu un Anglais de sa vie. La prononciation s'en ressentait. Je m'assure que les choses ont beaucoup changé depuis lors. Les rapports de Mallarmé avec sa fonction étaient difficiles. Toutefois, avant qu'il se soit dépris jusqu'au dégoût de sa besogne professionnelle, Mallarmé avait prononcé quelques tentatives d'accommodement avec la pédagogie. Il eut l'idée de composer quelques ouvrages destinés aux personnes qui veulent apprendre l'anglais. Il pouvait s'en promettre un double avantage: d'abord, celui d'accroître un peu ses ressources; ensuite, il pensait exposer ses vues personnelles sur la langue anglaise et une certaine méthode pour en acquérir la connaissance.", Paul Valéry, 1937.
Il n'y a que la Beauté ; - et elle n'a qu'une expression parfaite, la Poésie. " La beauté, Mallarmé la voit d'abord dans l'azur. Mais qu'on ne s'y trompe pas, sa " sereine ironie " l'accable. Aussi, pour fuir ce monde, partagé entre des paradis imaginaires et l'ennui désolé de l'existence, il cherche de mystérieux secrets dans le plus humble des bibelots, la moindre chimère. Vase au col ignoré, dentelle, console... Au-delà de ces formes esquissées, ces babioles éphémères, il est une magie que sa plume enchantée fait jaillir. Et plutôt que de céder aux tourments du hasard, au vertige de l'angoisse - page blanche ou blanche agonie - il préfère les songes voluptueux de ce faune qui, par un bel après-midi sicilien, s'abandonne au tumulte de ses désirs...