
Le bonhomme Lénine
Le Bonhomme Lénine, paru chez Grasset en 1932, huit ans après la mort du créateur de l?URSS, est la première biographie critique du grand révolutionnaire soviétique. Fruit d?une enquête minutieuse, cet ouvrage demeure une source majeure pour appréhender la vie et la personnalité de Lénine. Malaparte déconstruit, avant le mot, le mythe léniniste. En seulement quelques années, les autorités soviétiques et la presse des pays capitalistes ont fait de Lénine un saint laïque pour les uns, un Gengis Kahn prolétarien pour les autres. Malaparte entend détromper tout le monde et retrouver le Lénine authentique : le stratège et le politicien, l'homme et le partisan. Nous admirons son intelligence stratégique, nous déplorons ses petitesses, nous le voyons dans la vie de tous les jours, passionné de musique, de balades à bicyclette et de littérature. Dans un style flamboyant, le grand écrivain italien nous fait vivre l?épopée du « petit-bourgeois » Lénine, de ses années d?étudiant sans le sou à ses triomphes machiavéliques, de mutineries en prison, de congrès en révolution, jusqu?au pouvoir suprême. Cet ouvrage d?une impeccable précision historique retrace avec brio l?une des périodes les plus marquantes de l?histoire politique moderne. Tout en conservant un impitoyable regard critique, Malaparte rend son humanité à Lénine, ainsi qu?à toute la galaxie des révolutionnaires de son entourage, que l?histoire officielle avait momifiés dans le respect.Notes Biographiques : Curzio Malaparte est un écrivain italien né en 1898 et mort en 1957. Journaliste, critique, diplomate et réalisateur, il entretient une relation tumultueuse avec le fascisme : d?abord l?un de ses théoriciens exaltés, il en devient un opposant actif, condamné plusieurs fois par le régime.
| Nombre de pages | 296 |
|---|---|
| Date de parution | 17/01/2024 |
| Poids | 252g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782246837183 |
|---|---|
| Titre | Le bonhomme Lénine |
| Auteur | Malaparte Curzio ; Bertrand Juliette |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 120 |
| Poids | 252 |
| Date de parution | 20240117 |
| Nombre de pages | 296,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

LA PEAU
Malaparte Curzio« Tu aimerais, dis, une petite fille à trois dollars, disais-je à Jack.- Shut up, Malaparte.- Ce n'est pas cher après tout, une petite fille pour trois dollars. Un kilo de viande d'agneau coûte bien plus cher. Je suis sûr qu'à Londres ou à New York une petite fille coûte plus cher qu'ici, n'est-ce pas, Jack ?- Tu me dégoûtes, disait Jack.- Trois dollars font à peine trois cents lires. Combien peut peser une fillette de huit à dix ans ? Vingt-cinq kilos ? Pense qu'un seul kilo d'agneau, au marché noir, coûte cinq cents lires, c'est-à-dire cinq dollars ! »EN STOCKCOMMANDER10,50 € -

Exils. Oeuvres choisies
Malaparte Curzio ; Mattiato EmmanuelSans conteste, Curzio Malaparte (1898-1957), maitre d'oeuvre de la villa hors du commun qui porte son nom sur les côtes sauvages de Capri, a aimé la lumière. Ses extravagances ont autant entretenu sa légende que contaminé ses fictions. Vétéran de la Grande Guerre, il débute sa carrière d'écrivain en exorcisant ce traumatisme qui a emporté sa jeunesse, à l'instar de Cendrars ou de Jünger. Il est alors épris de révolte, oscillant entre pacifisme et socialisme républicain, optant enfin pour l'aile gauche du fascisme, dont il attend naïvement une révolution sociale. Il paiera cette proximité avec la dictature par des séjours en prison et des exils intérieurs. En s'inspirant de ses voyages en tant que correspondant de guerre sur les fronts de l'Est puis de sa mission d'officier de liaison allié durant la libération de l'Italie, il laisse à la postérité des fresques flamboyantes et apocalyptiques qui se sont imposées comme l'un des principaux témoignages littéraires sur la Seconde Guerre mondiale. Alternant les scènes de destruction et celles de dîners mondains avec les éphémères puissants, il rend d'abord compte des souffrances endurées par les populations. Il est l'un des premiers à aborder la Shoah dans la fiction et à décrire sans fard l'humiliation des Napolitains durant l'occupation américaine. En plaçant la violence au coeur de ses textes, il fait jaillir, chez ses personnages comme chez le lecteur, son revers : la pitié. Alors qu'a été longtemps entravé l'accès à la compréhension sereine d'un non-conformiste qui s'est joué des idéologies, cette édition participe à la redécouverte des différentes facettes de Malaparte, en retenant des écrits variés qui tous illustrent la manière dont il a fictionnalisé sa vie. A l'aide d'archives historiques et personnelles rares ou inédites, on découvrira un homme adepte d'une pensée inquiète, en rébellion contre toute vision figée du monde.EN STOCKCOMMANDER36,00 € -

Le soleil est aveugle
Malaparte CurzioJe n'ai jamais pu oublier certaines choses : ces mots, que j'avais prononcés, lui révélaient pour la première fois qu'une guerre n'est pas faite de gestes anonymes, que son souvenir est lié à l'aventure de chaque homme et non à l'histoire d'une armée. Pour la première fois, elle comprenait que les hommes qui avaient fait la guerre avaient tué, fait souffrir les autres et que jamais ils n'oublieraient ces terribles choses [... ] Pour cet homme, la vie entière n'est qu'un souvenir obscur profond, inconscient de la guerre et de ses horreurs". Curzio Malaparte.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,90 €
Du même éditeur
-

Je voulais vivre. Milady n'est pas une femme qui pleure... Elle est de celles qui se vengent
Clermont-Tonnerre Adelaïde dePar une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.EN STOCKCOMMANDER24,10 € -

Trace
Damas GenevièveMince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.EN STOCKCOMMANDER19,10 € -

Le livre de Kells
Chalandon SorjLe Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie. A 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim. Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l'existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l'accueillir, l'aimer, l'instruire et le réconcilier avec l'humanité. Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d'espoirs mais aussi de dérapages et d'aveuglements. Jusqu'à ce que la mort brutale de l'un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienneà se dissoudre. Certains ne s'en remettront jamais, d'autres chercheront une issue différente à leur combat. Ce fut le cas pour l'auteur, qui rejoignit " Libération " en septembre 1973. Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l'histoire d'une jeunesse engagée et d'une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée...EN STOCKCOMMANDER23,10 € -

Reconnaître le fascisme
Eco Umberto ; Bouzaher MyriemLe fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.EN STOCKCOMMANDER7,95 €
De la même catégorie
-

Staline
Service RobertRésumé : Le portrait puissant et novateur de l'un des hommes les plus ahurissants du XXe siècle. Les biographies de Staline sont nombreuses, certes, mais si l'on attend d'une biographie qu'elle déroule une vie de façon anecdotique en restant fidèle à la véracité des faits, celle de Staline pourrait être multipliée à l'infini sans jamais atteindre ce but. Car que dire sur un homme qui plus qu'aucun autre dans l'histoire a manipulé les éléments biographiques et terrorisé son entourage, proche et éloigné, au point que chacun devait soigneusement mesurer ses mots ; sur un homme qui a réussi à mettre en place un régime aux oreilles multiples et hostiles, au point que même après sa mort, il n'était pas toujours prudent de parler ? Ici, les éléments biographiques ne sont pas une fin en soi, ils servent également à alimenter une réflexion permettant de mettre en lumière certains aspects d'un personnage dont l'influence a profondément marqué l'Histoire. A travers l'histoire de Staline, la réflexion de Robert Service, au-delà des anecdotes et des récits de témoins, met en lumière la personnalité complexe et la psychologie du dictateur. Cette biographie est aussi un voyage à travers l'histoire du XXe siècle, en suivant le parcours d'un homme qui l'a profondément marquée. Elle s'inscrit dans la même ligne que Lénine (2011) et de Trotski (2012) et en est la suite logique.EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

Trotsky
Renouard MichelRésumé : "Quand les hommes, les femmes vous disent : "Nous, les générations adultes, nous nous savons sacrifiées, mais nous travaillons pour les enfants, pour l'avenir", vous direz ce que vous voudrez, c'est beau". Léon Trotsky (1879-1940), de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein, est, avec Lénine, un des principaux acteurs de la révolution d'Octobre. Successivement président du soviet de Saint-Pétersbourg, commissaire du peuple pour l'Armée et les Affaires navales de l'URSS, il finira par s'opposer à la bureaucratisation du régime incarné par Staline en prenant la tête de l'Opposition de gauche. Chassé du gouvernement en 1925 puis d'URSS quatre ans plus tard, il vivra le restant de ses jours en exil : Turquie, France, Norvège, Mexico enfin, où il sera assassiné par Ramón Mercader. Créateur de la IVe Internationale qui fédère encore aujourd'hui de nombreux mouvements adeptes de la pensée trotskyste, celui qui signait ses lettres à sa "femme" d'un familier "ton vieux chien" reste pour beaucoup une énigme dont Michel Renouard tente ici de s'approcher.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 € -

Justice globale. Plaidoyers pour un autre socialisme
Carrasco Eduardo ; Ariet Garcia Maria del CarmenRésumé : Lorsque Che Guevara disparaît de la vie publique en 1965, il est encore ministre du gouvernement cubain et vient de prononcer un discours, à Alger, au Séminaire économique afro-asiatique. A cette occasion, il accuse publiquement les pays socialistes de " complicité " avec l'exploitation impérialiste. Quelques jours après, à la veille de son engagement dans la guérilla congolaise, il adresse une lettre d'Afrique au journaliste uruguayen Carlos Quijano, directeur de la revue Marcha, qui sera publiée sous le titre: " Le socialisme et l'homme à Cuba "; il y dépeint les difficultés de la révolution cubaine, tire les leçons de ses propres expériences et met en garde contre les vices du " socialisme réel ". Six mois avant sa capture et son assassinat par les militaires boliviens, en octobre 1967, ce qui deviendra la revue cubaine Tricontinental publie un message du Che, intitulé " Créer deux, trois, une multitude de Vietnam, telle est la consigne ". Guevara y donne une analyse détaillée de la résistance anti-impérialiste en cours au Vietnam, en Afrique, mais aussi en Amérique latine; il décrit minutieusement la tactique et la stratégie que devraient suivre les pays du tiers-monde dans leurs luttes de libération nationale, en particulier contre l'impérialisme. Ces trois grands textes du Che, illustrant sa conception éthique du pouvoir, sont incontestablement ceux de sa rupture avec le régime soviétique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,00 € -

Les grandes famines soviétiques - 1re édition
Werth NicolasRésumé : En seulement deux ans, de l'été 1931 à l'été 1933, près de 7 millions de Soviétiques - dans leur immense majorité des paysans - moururent de faim. En cause ? Non pas la guerre ou de mauvaises récoltes ; ni la sècheresse ni les inondations ; mais une volonté politique d'une extrême violence : la collectivisation forcée des campagnes mise en oeuvre à partir de 1930 par le régime stalinien. Ultime épisode d'un affrontement entre l'Etat et les paysans, commencé peu après la prise du pouvoir par les bolcheviks, ces famines, symboles de régression absolue, sont restées l'épisode tabou de l'expérience soviétique, censément porteuse de progrès et de modernité. Nicolas Werth en retrace l'histoire avec précision et intelligence, dressant un état des lieux de la recherche sur un événement central de l'histoire européenne, trop méconnu de ce côté-ci du continent.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 €

