INTROUVABLE COMPLOT - ATTENTAT, ENQUETE ET RUMEUR DANS LA FR
MALANDAIN GILLES
EHESS
26,00 €
Epuisé
EAN :9782713222801
À la sortie de l'Opéra, le soir du 13 février 1820, le duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII et l'espoir de la vieille dynastie des Bourbons, tombe sous le coup de poignard d'un obscur ouvrier sellier nommé Louvel. Provoquant stupeur et indignation, cet attentat précipite une crise politique qui couvait déjà. Les royalistes, exaspérés, dénoncent un complot et réclament une grande réaction autoritaire, tandis qu'avec la même intensité, leurs adversaires libéraux se défendent de toute responsabilité dans le meurtre. Pendant quelques semaines, on s'interroge sur l'identité et les mobiles du " nouveau Ravaillac " et l'on recherche activement ses hypothétiques complices. Les signalements et les indices affluent, sans résultat probant : pressenti partout, le complot reste à l'état de rumeur, introuvable. Cet ouvrage invite d'abord à réfléchir sur la dynamique de l'événement, mais aussi sur les logiques, les moyens et les résultats paradoxaux de l'enquête judiciaire, passionnant laboratoire du social. En diversifiant les sources et les éclairages, il propose aussi une plongée dans une France post-révolutionnaire hantée par son proche passé et incertaine de son destin.
Date de parution
10/03/2011
Poids
647g
Largeur
160mm
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EAN
9782713222801
Titre
INTROUVABLE COMPLOT - ATTENTAT, ENQUETE ET RUMEUR DANS LA FR
Auteur
MALANDAIN GILLES
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
647
Date de parution
20110310
Nombre de pages
0,00 €
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Epuisé
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La guerre mise à nuCet essai propose le premier panorama européen d'un tourisme de champ de bataille qui se structure entre 1815 et 1914, avant de devenir un phénomène massif au xxe siècle. Dès l'époque romantique, les derniers théâtres des guerres napoléoniennes, en particulier Waterloo et Leipzig, attirent des foules de «?pèlerins?» et de visiteurs, mus par la piété patriotique ou par la curiosité. Avec eux naît un nouveau type de site touristique, qui s'étend progressivement aux lieux de mémoire des guerres plus anciennes, réinterprétés comme des «?berceaux de la nation?», ainsi qu'aux nouveaux champs de bataille du siècle, en Crimée, en Italie du Nord (Solférino) ou en France après la guerre de 1870. À travers une grande diversité de sources et en rassemblant des données issues d'une bibliographie transnationale, ce livre met au jour la naissance d'une nouvelle sensibilité aux lieux chargés d'histoire, et les raisons qui poussent à les visiter, à les couvrir de balises et de monuments, à les patrimonialiser même, bien avant 1914. Ces nouvelles pratiques d'identification et de visite des champs de bataille contribuent aussi au recul d'une image héroïque de la guerre, en mettant de plus en plus en évidence ses sinistres séquelles, et au développement d'un militantisme humanitaire et pacifiste que la Première Guerre mondiale a en partie occulté.
Les femmes représentent moins de 15 % de l'ensemble des individus jugés au XIXe et au XXe siècle. Elles sont globalement moins sanctionnées. Dans les "canards sanglants" du début du XIXe siècle, puis dans la presse populaire, la criminalité féminine est liée au sexe: femmes avorteuses et avortées, femmes infanticides, femmes prostituées, femmes adultères, femmes auteurs ou victimes d'un crime passionnel. De leur côté, la criminologie naissante et les discours savants ne disent guère autre chose et proposent une lecture proche du "sens conmun,": la déviance et la criminalité féminine relèvent de l'intime et de la "nature des femmes". L'activité des juridictions répressives, du tribunal de simple police à la cour d'assises, peut donner l'impression d'aller dans le même sens. Cet ouvrage se propose toutefois de mettre en évidence une déviance féminine plus diversifiée et délaissée par la recherche, évoquant le vol, l'escroquerie ou la sédition politique autant que les crimes de moeurs. La petite délinquance, souvent oubliée, côtoie les gestes les plus spectaculaires et plus connus. Surtout, l'accent est mis ici sur l'ambivalence des femmes, à la fois victimes et coupables ou coupables et victimes, devant la justice comme devant le jugement plus large de leurs contemporains ou de la postérité - pour les plus célèbres des "héroïnes de cour d'assises". À travers des études qui se concentrent soit sur le processus judiciaire lui-même, soit sur sa médiatisation, ressort l'embarras que suscitent les femmes victimes ou déviantes, dans une période où la domination masculine pèse lourdement. Entre "éternelles coupables" et "éternelles victimes", les femmes en justice n'ont pas fini d'interroger les normes sociales et les pratiques répressives.
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Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.