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Le Précurseur
Makanine Vladimir
ACTES SUD
20,90 €
Épuisé
EAN :9782868693983
Guérisseur et oracle, marginal inspiré, patriarche d'une famille dispersée, le vieux Yakouchkine déambule sans trève dans la banlieue de Moscou. Son passé porte la marque d'une peine purgée en Sibérie, sa mémoire garde la douceur de bonheurs domestiques révolus. Et tandis que s'affirment les dons de ce Raspoutine contemporain, une horde de gueux et de parasites vient jouir de ses talents, profite de ses découvertes, puis l'abandonne à une errance hallucinée qui s'achèvera tragiquement... On l'aura compris, Le Précurseur est de ces romans que hantent les figures tutélaires de la littérature russe. Entre satire sociale, comédie bouffonne et récit philosophique, c'est une humanité dérisoire qui, comme chez Dostoïevski, gravite autour d'un héros récalcitrant. Mais Vladimir Makanine renouvelle la tradition et, rivalisant de réalisme, nous précipite, à la suite de ces égarés, dans le plus pathétique des univers. Aussi revient-on de cette escapade moscovite avec, de la capitale, de ses actuels bas-fonds - et plus encore de ce qui s'y chuchote -, une vision absolument insoupçonnée.
Nombre de pages
448
Date de parution
10/08/1993
Poids
380g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782868693983
Titre
Le Précurseur
Auteur
Makanine Vladimir
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
380
Date de parution
19930810
Nombre de pages
448,00 €
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Pétrovitch est un écrivain "underground" dont aucun livre n'a été édité sous le régime soviétique et qui - comble de l'ironie - n'a plus écrit une ligne depuis l'effondrement dudit régime. Il survit en tant que gardien dans une immense cité d'anciens appartements communaux, effectue ses rondes dans les interminables couloirs de plusieurs immeubles labyrinthiques, s'installe parfois même dans les appartements après en avoir délogé des intrus. Désabusé et dépourvu d'ambition, Pétrovitch reste un marginal qui aurait pu sombrer dans la déchéance, mais son travail lui donne un statut social malgré lui, d'autant qu'il est doté d'un sens de l'honneur très développé. Sa deuxième raison de vivre est son frère Vénia, peintre génial dans sa jeunesse, qui végète dans un asile psychiatrique après avoir été brisé moralement par le régime suite à une dénonciation. Dans ce livre-fleuve, toute la société russe se met à exister à travers les beuveries, les coucheries sans joie, les amours sans lendemain de ce quasi-clochard et écrivain raté qu'est Pétrovitch. Son récit de la vie des habitants de cette cité, tantôt tragi-comique, tantôt absurde, devient emblématique de tout un siècle de l'histoire russe : un tour de force littéraire et une magnifique interrogation de la condition humaine.
Pavel Alekseevitch travaille sur les chantiers sibériens. Il avance avec la frontière, à la conquête de nouveaux espaces. L'immensité soviétique a des airs de Far West et notre ingénieur des ponts et chaussées un rôle de pionnier. A chacune de ses haltes il fonde, pour aussitôt l'abandonner, un foyer. Alekseevitch fuit ce cortège de femmes et d'enfants délaissés, Erinyes porteuses de remords. D'où ce thème de l'échappée cher à Makanine. Paris-Texas, version soviétique, ode au nomadisme moderne, ces tribulations d'un anti-héros soviétique, enlisé dans la médiocrité, dénonce le malaise d'une société usée, en débâcle.
«Faire la paix avec les Tchétchènes, ils ne seraient pas contre non plus. Une très longue paix? Les Tchétchènes sont des gens comme les autres. Les soldats pourraient aller à la pêche. Il paraît qu'il y a beaucoup de poisson dans les rivières de montagne, du bon poisson, pas bien gros, il est vrai. Malgré tout, l'opinion générale penche du côté de la guerre.» Alexandre Jiline est commandant de l'armée russe en Tchétchénie, chargé de l'approvisionnement des troupes en essence. Un poste stratégique, qui lui permet de se livrer à un trafic de barils avec l'ennemi tchétchène. Mais Jiline a aussi bon c'ur, et les villageois l'apprécient pour cela. En signe de respect, ils transforment alors son prénom en Assan : dans le folklore tchétchène, Assan est une idole de la période préislamique du Caucase qui incarne la vengeance. Mais son histoire personnelle prend un tournant décisif quand il décide de prendre sous son aile deux jeunes soldats devenus inaptes au service en les planquant dans un de ses dépôts de carburants... Assan évoque avec brio la sale guerre de la Russie en Tchétchénie, mais ce cadre contemporain, très précis, contient aussi un roman universel qui dépeint avec force les contradictions de tout être humain dans des situations extrêmes.
Résumé : Dans La route est longue, Vladimir Makanine imagine un monde futur qui s'humanise jusqu'au point où les hommes sont devenus trop sensibles pour accepter l'abattage des animaux de boucherie. Et pourtant, les abattoirs, dorénavant bannis des régions habitées, n'ont pas disparu pour autant. Cette gigantesque tentative d'escamotage du mal cache une autre réalité, et la route à parcourir est encore très longue... Une table arec tapis et carafe au milieu, devant laquelle se tiennent des séances tragi-comiques d'inquisition moderne, représente, selon les propos de Makanine, " une réflexion sur une donnée invariable de l'existence russe qui n'a rien à voir avec tel ou tel régime. "
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.