L'arnaque. La finance au-dessus des lois et des règles, Edition revue et augmentée
Maillard Jean de
FOLIO
11,20 €
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EAN :9782070441419
Il est un aspect de la crise financière qui a été peu abordé, sinon à la marge, lors de scandales ponctuels comme l'affaire Maddoff: les rapports du capitalisme financier avec la fraude et la délinquance. Or ils sont des plus troubles. Magistrat, auteur de plusieurs livres sur l'évolution contemporaine de la criminalité, en particulier économique, Jean de Maillard apporte un éclairage nouveau sur le développement du capitalisme dérégulé depuis une trentaine d'années. A rebours des idées reçues, il rattache l'écroulement de l'économie de l'automne 2008 à une histoire longue, où la fraude a servi de variable d'ajustement et de mode de gestion de l'économie depuis le triomphe des idées néolibérales. La sphère financière s'est en effet déployée autour du brouillage de plus en plus prononcé des critères du légal ou de l'illégal. Aussi les incantations sur les thèmes de la moralisation et la régulation ne risquentelles guère d'avoir de prise sur une activité qui s'est constituée précisément pour contourner les normes. De lecture obligatoire pour les politiques en charge de remédier à la crise, l'ouvrage sera utile aussi au citoyen confronté aux retombées de pratiques qui lui restent incompréhensibles à s'en tenir aux discours officiels ou autorisés. Il fournit des clés pour déchiffrer un domaine particulièrement opaque. L'ouvrage a précédemment paru en 2010 dans la collection « Le Débat ».
Nombre de pages
397
Date de parution
20/01/2011
Poids
212g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782070441419
Titre
L'arnaque. La finance au-dessus des lois et des règles, Edition revue et augmentée
Auteur
Maillard Jean de
Editeur
FOLIO
Largeur
110
Poids
212
Date de parution
20110120
Nombre de pages
397,00 €
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Il est un aspect de la crise financière qui a été peu abordé, sinon à la marge, lors de scandales ponctuels comme l'affaire Maddoff: les rapports du capitalisme financier avec la fraude et la délinquance. Or ils sont des plus troubles. Magistrat, auteur de plusieurs livres sur l'évolution contemporaine de la criminalité, en particulier économique, Jean de Maillard apporte un éclairage nouveau sur le développement du capitalisme dérégulé depuis une trentaine d'années. À rebours des idées reçues, il rattache l'écroulement de l'économie de l'automne 2008 à une histoire longue, où la fraude a servi de variable d'ajustement et de mode de gestion de l'économie depuis le triomphe des idées néolibérales. La sphère financière s'est en effet déployée autour du brouillage de plus en plus prononcé des critères du légal ou de l'illégal. Aussi les incantations sur les thèmes de la moralisation et la régulation ne risquent-elles guère d'avoir de prise sur une activité qui s'est constituée précisément pour contourner les normes. De lecture obligatoire pour les politiques en charge de remédier à la crise, l'ouvrage sera utile aussi au citoyen confronté aux retombées de pratiques qui lui restent incompréhensibles à s'en tenir aux discours officiels ou autorisés. Il fournit des clés pour déchiffrer un domaine particulièrement opaque.
Sous la formidable poussée de la mondialisation, les sociétés modernes redessinent les formes de leur organisation : de multiples réseaux esquissent les contours flous d'une société multiforme et polycentrique. Parmi les symptômes qui signalent l'émergence d'une nouvelle société globale, le crime est l'un de ceux qui peuvent le mieux nous faire comprendre ce qu'elle sera. Non seulement à cause des menaces qui la guettent avec l'infiltration de la criminalité dans les centres de décision politique, économique et financière, mais aussi parce que le crime s'adapte lui-même aux nouvelles formes de socialisation. L'auteur propose d'appréhender l'évolution des formes criminelles - au même titre que celle des autres formes sociales -, comme l'expression d'un nouveau modèle social qu'il qualifie de fractal, à l'image de ces figures géométriques dont chaque détail reproduit la forme de l'ensemble, à des échelles variables. Pour Jean de Maillard, la fractale est en effet devenue le modèle d'organisation vers lequel tendent nos sociétés contemporaines, avec la prolifération des réseaux et le déclin des Etats.
Tant que l'on pouvait accorder à la criminalité un statut secondaire, elle ne menaçait pas l'ordre social. On pouvait continuer de la considérer comme marginale. Quand il devient perceptible en revanche que le crime a dangereusement établi sa jonction avec le fonctionnement " normal " de la société, les changements ne sont plus d'échelle, mais de nature. On doit définitivement s'interdire de penser le crime comme un phénomène marginal. Et le processus de mondialisation n'est pas étranger à cette mutation. Au contraire, le marché fait désormais sa loi. La criminalité est devenue un mode banal de formation de plus-value. Elle est l'une des activités les plus rentables de l'économie, et elle a pris une dimension planétaire. Établissant ce constat, Jean de Maillard énumère toutes les raisons de s'inquiéter de ce phénomène, de désespérer de la situation et des difficultés de lutter... mais aussi d'espérer.
Jean de Maillard, magistrat, est l'un des meilleurs analystes européens dans le domaine de la criminalité internationale et du blanchiment d'argent. Il y a deux ans, cet expert farouchement indépendant a réalisé à la demande du ministère des Affaires étrangères une étude approfondie sur l'évolution actuelle de la mondialisation. Sa mission: dans le contexte sécuritaire induit par le 11 septembre, identifier toutes les conséquences des "nouvelles menaces" sur la situation internationale... Ses conclusions balaient toutes les idées reçues sur le sujet. Non seulement les institutions financières internationales et les grands Etats européens ou américains sont incapables d'enrayer une dérive illicite des échanges internationaux, mais ils la favorisent directement. À l'extérieur de leurs frontières, les Etats, en coulisse, élargissent toutes les zones de non-droit. On ne jugule plus les flux d'argent sale, ceux-ci sous-tendent, complètent et soutiennent avantageusement les flux d'argent propre avec lesquels ils se mélangent. Quand les théoriciens de la globalisation chantent les vertus du libre-échange porteur de paix, Jean de Maillard explore les voies par lesquelles les Etats maîtrisent discrètement les secteurs les plus stratégiques (tels que le pétrole ou les nouvelles technologies de l'information) en recourant régulièrement à des moyens frauduleux, et délèguent leur souveraineté à des intérêts privés totalement incontrôlés. Jusqu'à donner naissance à une "économie trafiquante". Son constat est froid, argumenté, rigoureux, dépassionné. Une plongée vertigineuse dans les arcanes de notre monde globalisé. Les conclusions de ce rapport, les voici.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...