Grande gueule" de la littérature américaine du XXe siècle, Norman Mailer a tout vu, tout lu, tout entendu, et avait une opinion sur tous les sujets. C'est avec une passion communicative qu'il nous fait partager ses états d'âme au long des articles; souvent de véritables "ruminations", ici rassemblés. On découvrira ainsi ses opinions sur nombre de ses contemporains, écrivains ou artistes, comme Gore Vidal, Truman Capote ou Janet Flanner (qu'il met en scène dans une drôle de parodie de "talk show"), Henry Miller ou encore Hemingway, son idole (ou presque), mais aussi sur tel film célèbre (Le Dernier tango TParis). Il se livre également au fil d'entretiens où il aborde les thèmes les plus divers: la révolution sexuelle, l'art, la science, le fonctionnement de la CIA, les vedettes de son époque (Mick Jagger). Rien n'échappe au regard toujours critique et parfois féroce de "l'énorme" Mailer. Une grande, une très grande bouffée d'oxygène, qui revigore et peut même donner le tournis.
Nombre de pages
624
Date de parution
17/09/1992
Poids
296g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070385393
Titre
Morceaux de bravoure
Auteur
Mailer Norman
Editeur
FOLIO
Largeur
107
Poids
296
Date de parution
19920917
Nombre de pages
624,00 €
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Dans un infect meublé des hauteurs de Brooklyn, vivent, s'aiment, se haïssent : - un amnésique cherchant désespérément son passé ; - une logeuse mythomane et nymphomane ; - une petite fille apeurée ; - un marxiste en rupture de ban ; - un agent secret du F.B.I. ; - une jeune schizophrène à la dérive. Toute la violence et la cruauté de l'auteur de Les nus et les morts. Traduit de l'anglais par Claude Elsen et Bernard Heuvelmans.
Lorsque Norman Mailer fit paraître Un rêve américain (en 1965), il n'avait pas publié de roman depuis dix ans. Il se contentait de tenir son rôle d'enfant terrible de la littérature américaine, à travers diverses publications et prises de position à la télévision. Aussi ce roman fut-il salué non seulement comme un événement, mais encore comme une ?uvre d'une virtuosité étourdissante. Norman Mailer y raconte l'histoire d'un meurtre falsifié en suicide. Stephen Rojack, personnage égaré, solitaire, en vient à tuer sa femme. L'analyse des raisons profondes de ce geste permet à Mailer de définir, à sa façon, les obsessions de l'Amérique : cancer, alcool, sexualité, racisme.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys