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Brutalopolis
Mai Li Bernard
WAKNINE
10,00 €
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EAN :9791094565148
Mais que faut-il pour faire un monde ? A cette question est souvent répondu : de tout, même s'il faut reconnaître que la réponse serait plutôt : de peu, si l'on suit sérieusement les créations de Mai Li Bernard pour laquelle peuvent suffire (très largement) quelques gommettes. Grosso modo, trois formes et trois couleurs : cercle et figures à trois ou quatre côtés, et trois couleurs de base, rouge, bleu, jaune. Et voilà, ô miracle, qu'avec ce si peu, ce si modique, s'érigent sous nos yeux ces assemblages, ces compositions, ces systèmes, ces structures, qui ne sont pas sans rapport (à moins de n'y rien voir) avec ce style architectural appelé le brutalisme, qui connut en Europe les meilleurs de ses jours dans la seconde moitié du xxe siècle. Un style caractérisé par la répétition de certains éléments et par l'absence drastique d'ornementation, une sorte de nudité fondamentale en somme dont la structure elle-même se doit d'être exposée. En ce sens, nul doute, il s'agit bien pour Mai Li Bernard de tentatives de brutalisme. Toutefois, ne nous y trompons pas, l'architecture brutaliste n'érige pas seulement des façades, mais aussi fatalement des intérieurs au creux de ces ouvrages, destinés malgré tout à la vie, à la communauté, à la promiscuité, au bien-être et même à l'utopie, si l'on songe, par exemple, à La Cité radieuse du Corbusier. Et sans doute les collages de Mai Li Bernard répondent-ils à leur façon à cette haute exigence. En effet, ces collages ne sont-ils pas eux-mêmes radieux et même d'une brutalité rayonnante, des sortes d'édifications luxuriantes, bariolées et vives, autrement dit vivantes, sémillantes, allègres, éclatantes, parvenant finalement à toucher comme une sorte d'érotisme étincelant, fringant et pétulant, une longue suite d'érections pleines d'ardeur, rigoureusement tendues vers le plus haut par la seule force de leurs propres éclats ?
Nombre de pages
64
Date de parution
20/10/2017
Poids
110g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791094565148
Titre
Brutalopolis
Auteur
Mai Li Bernard
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
110
Date de parution
20171020
Nombre de pages
64,00 €
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Résumé : Un convoi de forains arrive. Ce sont les archi-gommettes, de drôles d'architectes, des petites fourmis-boules à 4 pattes. Elles construisent les manèges avec des gommettes géométriques colorées. Dans ce cahier d'activités grand format, l'enfant les aide à finaliser, avec des gommettes autocollantes, une grande roue, un train fantôme, des montagnes russes et autres manèges d'une fête foraine.
Ce livre chapitré en 7 parties, vues comme autant d'actes d'une pièce de théâtre muet, associe les systèmes narratifs du vaudeville à ceux du jeu de massacre en faisant montre d'une position toute féminine, si ce n'est féministe. On y assiste à la description clinique de situations de crise au sein de trois couples installés, avant que soit envisagée une solution radicale par chacune des protagonistes à l'encontre de leur compagnon.
Résumé : Ce livre chapitré en 7 parties, vues comme autant d'actes muets d'une pièce de théâtre, associe les systèmes narratifs du vaudeville à ceux du jeu de massacre en faisant montre d'une position toute féminine, si ce n'est féministe : on y assiste à la description clinique de situations de crise au sein de trois couples installés, avant que soit envisagée une solution radicale par chacune des protagonistes à l'encontre de leur compagnon. Alors que Mai-Li Bernard s'est faite spécialiste d'une approche minimaliste de l'illustration, ses recherches formelles provoquent ici un mélange de distanciation et de pertinence clinique. Chaque posture, geste, cadrage, devient ainsi porteur de sens et plonge le lecteur dans un état de concentration particulièrement impliquant, générant une empathie insoupçonnée pour un travail à l'apparente froideur esthétique. Mortelle Vinasse, premier projet long de Mai-Li Bernard, a été originellement publié en mai 2015 et a intégré la sélection du Festival d'Angoulême 2016. Le voici aujourd'hui réédité dans une version restaurée.
Résumé : Pour ses positions radicalement pacifistes, Rosa Luxemburg fut arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises entre 1915 et 1919, pour être bientôt assassinée, à coups de crosse de fusils et d'une balle dans la tête, avant que son corps soit jeté dans un canal. Le même jour, Karl Liebknecht, avec lequel elle a fondé la Ligue spartakiste, connaîtra le même sort. C'est à la femme de ce dernier, Sonia, que sont adressées ces Lettres de prison. A son plus grand étonnement, certainement, le lecteur y découvrira un véritable hymne, sans nul autre pareil, à la vie comme à la nature. D'un stoïcisme incomparable, en effet, Rosa Luxemburg s'attache, au fil des jours, aux mouvements du ciel et de ses couleurs, aux animaux, aux plantes qui peuvent l'entourer et qu'elle observe avec tendresse et félicité. Rien ne lui est indifférent, un moindre bourdonnement, la forme d'une pierre, les signes infimes du passage des saisons... Ce sont là des pages violemment émouvantes, d'une douceur sans équivalence. On pourrait presque dire : d'un grand bonheur. En ce sens, Marcel Conche a-t-il sans doute pleinement raison de noter que la sympathie de Rosa pour toutes les formes de la vie est si forte qu'elle trouve un réconfort dans la pensée que, quoi qu'il en soit de l'avenir de l'homme, des échecs humains, y compris de l'échec possible de la révolution, il y aura toujours la vie.
Résumé : Né à Samosate (vers 120 après J. C.) Lucien est tout à la fois rhéteur, philosophe, satiriste et grand voyageur. Son oeuvre imprégnée d'éloquence tout aussi brillante que mordante, se déploie comme un combat féroce, mené contre les superstitions, les impostures, les fanatismes et les charlatanismes. Parmi la richesse des thèmes traités se trouve ce dialogue consacré à la danse. Un dialogue digne de la culture grecque héritée de Platon et qui se fait défense et illustration de la danse comme pratique totale : comme science de tous les mouvements du corps et comme expression des passions de l'âme. Un petit chef-d'oeuvre de virtuosité et d'esprit, élevant la danse au rang d'art, et que l'on doit considérer, à n'en pas douter, comme l'une de ses plus belles apologies.
A tout le moins pourra-t-on dire qu'Emile-Allain Séguy (1877-1951) sait jouer de cette ambiguïté qui voudrait qu'il existe une différence de nature entre les Beaux-Arts et les Arts appliqués. Peintre et décorateur de formation, Séguy réalisera des illustrations de plantes, d'insectes, de papillons, qui s'inscrivent dans les styles Art nouveau et Art déco ; illustrations d'une richesse époustouflante, qui se trouveront être les modèles de motifs ornementaux et de compositions graphiques, destinés à l'industrie du textile et du papier peint. C'est très précisément ce mouvement même d'un art vers son application que désire mettre en valeur le présent ouvrage, afin de révéler combien les créations d'Emile-Allain Séguy, loin de se réduire à une simple application pratique, doivent être regardées comme des oeuvres d'art à part entière, au point de pouvoir y déceler, révélés, des compositions, des rythmes et des tonalités qui ne seraient pas sans nous rappeler des univers de musicalités nous conduisant à supposer que ces réalisations sont en leur fond comme en leur forme un art total.
Comme autant d'épisodes à filer la texture d'un récit, ce serait une suite de petites scènes, où chacune d'entre elles se devrait de conserver comme elle le peut un fragile équilibre, au point de n'apparaître que sous la forme d'esquisses, de se maintenir dans ces limites, de crainte d'aller trop loin et de sombrer dans la lourdeur de l'achévement, la poix de l'épuisement. Comme s'il fallait surtout ne jamais se figer dans telle ou telle posture, manières de composer un long récit qui n'aurait pas encore tout à fait commencé, tout en demeurant éternellement sans épilogue. La frontière est ténue, certainement, et nous tenons là des scènes qui ne tiennent qu'à un fil (comme on dit) ; situations dont les issues semblent incertaines, voire inconnues, sur le fil (comme on dit encore). Cependant, comme dans tous les récits, se trouvent des personnages, des événements dont la plupart relèvent d'un érotisme dont Georges Bataille aurait pu livrer la définition : La passion heureuse elle-même engage un désordre si violent que le bonheur dont il s'agit, avant d'être un bonheur dont il est possible de jouir, est si grand qu'il est comparable à son contraire, la souffrance. Ainsi, au plaisir des corps nus qui s'offrent à la passion se trouvent mêlées des animalités brutales : centaures en érection ou bêtes à têtes multiples, entées sur des bouquets de tentacules, pour ne parler que de celles-là. Petits théâtres de la cruauté comme de la volupté, où les étreintes sont à la fois pétries de douleur et de désir, tous ces récits précaires et délicats, toutes ces scènes dessinées auraient ainsi l'audace de se tenir à l'endroit même où se révèlent les ignorances qu'engendrent toutes nos façons par trop communes d'envisager, de regarder, d'appréhender et de connaître.