Extrait Extrait du prologue Au plus profond de la forêt, les ténèbres m'enveloppèrent et je pris mes jambes à mon cou. Le maigre chemin de terre qui serpentait sous mes pieds était traître et inégal. Même les arbres se liguaient contre moi, leurs branches assaillant mon corps tandis que je visais le refuge de la grotte qui était encore hors de vue. Pendant ce temps, le spectre qui me poursuivait dans les ombres gagnait du terrain... son galop, son souffle haletant m'indiquaient qu'il se rapprochait de sa proie. J'avais les poumons en feu et l'effort physique incendiait mes jambes. Jetant un coup d'oeil derrière moi, j'aperçus la lune illuminer deux yeux intenses rivés sur moi. J'aurais reconnu ses yeux entre tous. J'étais pourchassée par un renard. Regardant de nouveau droit devant moi, je repérai juste à temps une racine en travers du chemin. On aurait cru que l'arbre avançait son pied en douce pour me faire trébucher. Je titubai et perdis de précieuses fractions de secondes. Le souffle chaud et collant du renard était presque sur ma nuque. Retrouvant l'équilibre, je fonçai vers la grotte. J'avais hâte qu'elle m'enveloppe dans son étreinte protectrice. Les battements de mon coeur couvrirent un hululement lointain de chouette. À présent, je voyais la grotte. Elle était presque à ma portée. Courant plus vite que mes jambes ne pouvaient porter mon corps, je lançai un autre regard derrière moi en offrant à un arbre opportun l'occasion qu'il attendait. Je ne vis pas venir la racine qui provoqua ma chute. Elle prit mon pied au piège. Je m'écrasai à terre, sur le dos, au moment où le renard plongeait sur moi. Et soudain, tout se déroula au ralenti. J'étais étendue, impuissante, à quelques pas à peine de l'inaccessible grotte. Incapable de m'enfuir, je couvris mon visage de mes bras. Le renard, en plein vol, pattes étendues, s'apprêtait à fondre sur moi et à me déchiqueter le corps de ses crocs. La perspective du festin le faisait baver. Je me réveillai en suffoquant, tremblante, les yeux grands ouverts. Mon coeur battait à tout rompre. J'avais le front couvert de sueur. Ce n'est qu'un rêve. Ce n'est qu'un rêve, me rassurai-je. Pourtant je luttais de toutes mes forces contre mes paupières lourdes, devinant qu'à peine closes, le renard continuerait de me pourchasser. Pour l'instant, au moins, je lui avais échappé. J'inspirai profondément en inhalant l'odeur du foyer : l'arôme merveilleux des oignons confits, du riz basmati et de la menthe hachée mêlé aux parfums du thé Earl Grey, de la cannelle et des fruits de saison. J'étais chez moi. La plupart de mes nuits se ressemblaient. Le sommeil m'appelait. Je savais que c'était inévitable. Je perdais constamment la bataille : je ne pouvais rester éveillée. Le sommeil l'emportait sur mon corps épuisé. Mes yeux me trahissaient. Peu importe à quel point je voulais les garder ouverts, ils finissaient toujours par se fermer et le renard qui rôdait toujours patientait, tapi dans les ténèbres, pressé de me dévorer. Il y avait pire que le renard : le caractère inéluctable du sommeil. J'espérais reprendre la poursuite à son début. Cela me laisserait suffisamment de temps pour me forcer à me réveiller avant que le renard m'attrape. La prochaine fois peut-être, je trouverais un moyen de sauter par-dessus la racine et d'atteindre la grotte. Je serais alors en sécurité. Peut-être me débarrasserais-je ainsi une fois pour toutes de ce rêve. Et si je me rendormais pour reprendre le rêve où il s'était arrêté ? Je ne pouvais prendre ce risque. Je devais rester éveillée. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Extrait du prologueAu plus profond de la forêt, les ténèbres m'enveloppèrent et je pris mes jambes à mon cou. Le maigre chemin de terre qui serpentait sous mes pieds était traître et inégal. Même les arbres se liguaient contre moi, leurs branches assaillant mon corps tandis que je visais le refuge de la grotte qui était encore hors de vue. Pendant ce temps, le spectre qui me poursuivait dans les ombres gagnait du terrain... son galop, son souffle haletant m'indiquaient qu'il se rapprochait de sa proie.J'avais les poumons en feu et l'effort physique incendiait mes jambes. Jetant un coup d'oeil derrière moi, j'aperçus la lune illuminer deux yeux intenses rivés sur moi. J'aurais reconnu ses yeux entre tous. J'étais pourchassée par un renard. Regardant de nouveau droit devant moi, je repérai juste à temps une racine en travers du chemin. On aurait cru que l'arbre avançait son pied en douce pour me faire trébucher. Je titubai et perdis de précieuses fractions de secondes. Le souffle chaud et collant du renard était presque sur ma nuque. Retrouvant l'équilibre, je fonçai vers la grotte. J'avais hâte qu'elle m'enveloppe dans son étreinte protectrice.Les battements de mon coeur couvrirent un hululement lointain de chouette. À présent, je voyais la grotte. Elle était presque à ma portée. Courant plus vite que mes jambes ne pouvaient porter mon corps, je lançai un autre regard derrière moi en offrant à un arbre opportun l'occasion qu'il attendait. Je ne vis pas venir la racine qui provoqua ma chute. Elle prit mon pied au piège. Je m'écrasai à terre, sur le dos, au moment où le renard plongeait sur moi. Et soudain, tout se déroula au ralenti. J'étais étendue, impuissante, à quelques pas à peine de l'inaccessible grotte. Incapable de m'enfuir, je couvris mon visage de mes bras. Le renard, en plein vol, pattes étendues, s'apprêtait à fondre sur moi et à me déchiqueter le corps de ses crocs. La perspective du festin le faisait baver.Je me réveillai en suffoquant, tremblante, les yeux grands ouverts. Mon coeur battait à tout rompre. J'avais le front couvert de sueur. Ce n'est qu'un rêve. Ce n'est qu'un rêve, me rassurai-je. Pourtant je luttais de toutes mes forces contre mes paupières lourdes, devinant qu'à peine closes, le renard continuerait de me pourchasser. Pour l'instant, au moins, je lui avais échappé. J'inspirai profondément en inhalant l'odeur du foyer: l'arôme merveilleux des oignons confits, du riz basmati et de la menthe hachée mêlé aux parfums du thé Earl Grey, de la cannelle et des fruits de saison. J'étais chez moi.La plupart de mes nuits se ressemblaient. Le sommeil m'appelait. Je savais que c'était inévitable. Je perdais constamment la bataille: je ne pouvais rester éveillée. Le sommeil l'emportait sur mon corps épuisé. Mes yeux me trahissaient. Peu importe à quel point je voulais les garder ouverts, ils finissaient toujours par se fermer et le renard qui rôdait toujours patientait, tapi dans les ténèbres, pressé de me dévorer. Il y avait pire que le renard: le caractère inéluctable du sommeil. J'espérais reprendre la poursuite à son début. Cela me laisserait suffisamment de temps pour me forcer à me réveiller avant que le renard m'attrape. La prochaine fois peut-être, je trouverais un moyen de sauter par-dessus la racine et d'atteindre la grotte. Je serais alors en sécurité. Peut-être me débarrasserais-je ainsi une fois pour toutes de ce rêve. Et si je me rendormais pour reprendre le rêve où il s'était arrêté? Je ne pouvais prendre ce risque. Je devais rester éveillée.
Mahmoody Betty ; Dunchock Arnold ; Cuny Marie-Thér
5 février 1986: hagardes, épuisées, Betty Mahmoody et sa fille voient flotter le drapeau américain devant leur ambassade à Ankara. Elles sont libres. Le cauchemar iranien s'efface alors peu à peu. Mais Betty devra encore braver ses peurs les plus secrètes pour raconter son histoire. Son livre, le film qui en est tiré, la rendent célèbre. Et c'est par centaines que d'autres parents, qui vivent le même drame qu'elle, lui téléphonent, démunis, désespérés. Ce sont ces histoires bouleversantes qu'a choisi de raconter cette "Mère Courage', devenue présidente de la fondation"Un monde pour les enfants'. L'aventure d'hommes et de femmes qui, en Afrique du Sud, au Yémen, en Allemagne, en France et partout dans le monde défient les lois et les frontières pour l'amour de leur enfant, kidnappé par leur conjoint.
Dans l'avion qui l'emmène à Téhéran avec son mari, d'origine iranienne, et sa fille, Betty a le sentiment d'avoir commis une erreur irréparable... Quelques jours plus tard, son existence bascule dans le cauchemar. Le verdict tombe : "Tu ne quitteras jamais l'Iran ! Tu y resteras jusqu'à ta mort." En proie au fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier. Elle n'a désormais qu'un objectif : rentrer chez elle, aux Etats-Unis, avec sa fille. Quitter ce monde incohérent où la femme n'existe pas. Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante. Humiliations, séquestration, chantage, violences physiques et morales. Rien ne lui sera épargné.
5 février 1986: hagardes, épuisées, Betty Mahmoody et sa fille voient flotter le drapeau américain devant leur ambassade à Ankara. Elles sont libres. Le cauchemar iranien s'efface alors peu à peu. Mais Betty devra encore braver ses peurs les plus secrètes pour raconter son histoire. Son livre, le film qui en est tiré, la rendent célèbre. Et c'est par centaines que d'autres parents, qui vivent le même drame qu'elle, lui téléphonent, démunis, désespérés. Ce sont ces histoires bouleversantes qu'a choisi de raconter cette "Mère Courage", devenue présidente de la fondation "Un monde pour les enfants". L'aventure d'hommes et de femmes qui, en Afrique du Sud, au Yémen, en Allemagne, en France et partout dans le monde défient les lois et les frontières pour l'amour de leur enfant, kidnappé par leur conjoint.
Un thriller redoutable qui pose la question essentielle : y-a-t-il un sens à nos vies ? Un phénomène vient de se produire au-dessus de l'océan Atlantique. Une première dans l'histoire de l'humanité. Le monde est sens dessus-dessous. Chacun s'imagine déjà le pire, surtout lorsque la Maison Blanche, Downing Street ou encore l'Elysée décident en urgence de faire une déclaration commune devant leurs nations inquiètes. Quel terrible secret les gouvernements s'apprêtent-ils à dévoiler ? Les citoyens du monde entier attendent devant leur poste de télévision, leur téléphone ou leur ordinateur. C'est notamment le cas de Zoé, romancière, qui n'a absolument rien à voir avec tout ça. Et pourtant, cette quadra sera bientôt au coeur de ce qui s'apprête à être révélé. Sans se douter un instant du rôle fondamental qui sera le sien. Complot, espionnage, mensonges, et tensions militaires. Maxime Chattam mène son intrigue dans un suspense tendu, jusqu'à la révélation finale aussi stupéfiante qu'inattendue.
Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants. Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a rencontré un succès immédiat dès ses premiers romans. Il est notamment le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, trois prix majeurs de la littérature policière aux États-Unis. Retrouvez l'auteur sur son site: www.harlancoben.com et sur son site français www.harlan-coben.fr
A la mort de son oncle, Peter Holliday, professeur d'histoire à l'académie militaire de West Point, hérite d'une épée médiévale retrouvée dans le fameux "nid d'aigle" d'Adolf Hitler. Forgée à Damas et ayant appartenu aux Templiers, l'épée attire bientôt les pires ennuis à son nouveau propriétaire. Après avoir échappé à une tentative d'assassinat, Peter se décide à fuir, mais aussi à mener l'enquête sur cet objet qui suscite bien des convoitises. De Paris à Jérusalem, en passant par Berlin et La Rochelle, le professeur et sa cousine Peggy se lancent dans un jeu de piste planétaire face à ce qui ressemble à un nouvel ordre templier...
Peter Holliday a désormais la preuve que l'ordre des Templiers ne s'est pas éteint en 1312, lors de sa dissolution officielle par le pape Clément V. Il sait aussi que ces derniers ont pu faire disparaître tous les documents relatifs à leurs secrets avant la confiscation de leurs biens par Philippe le Bel en 1307. Et lorsque des circonstances dramatiques le mettent justement sur la piste d'un manuscrit retrouvé dans une abbaye de Dordogne, il ne se doute pas qu'il va devenir la cible de La Sapinière, redoutable réseau de renseignements du Vatican, et d'une autre organisation, plus inquiétante encore. De Marseille aux sables d'Égypte, en passant par l'Italie et la Tunisie, Peter, qui a longtemps enseigné l'histoire, va maintenant devoir la vivre... " Un thriller historique comme on les aime. " Courrier français
A 61 ans, Thierry Beccaro compte parmi les animateurs de télévision les plus populaires auprès du grand public, notamment comme présentateur du jeu Motus sur France 2 depuis 1990 ou comme joker de William Leymergie pour Télématin. Depuis plus de 20 ans il s'illustre également comme comédien, notamment au théâtre où il accumule les grands succès populaires à Paris comme en province. Thierry Beccaro, apprécié pour sa bonne humeur et sa gentillesse, a en réalité toujours cherché à lutter et à enfouir un terrible secret qu'il confie pour la première fois : celui d'un enfant battu. Victime de terribles violences dont le souvenir aura constitué un traumatisme profond jusqu'à ces dernières années, il témoigne aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...
Quand Reece, sept ans, est confié à Cathy Glass, mère d'accueil, le petit garçon est déscolarisé et a déjà été renvoyé de nombreux foyers. Dernier d'une famille de six enfants, tous placés, il est extrêmement violent. Portée par son désir de secourir cet enfant en détresse, Cathy va tenter de comprendre son histoire. Mais Reece, lui, ne parle pas : sa mère lui a fait promettre de ne rien dire. A force d'obstination, Cathy va pourtant découvrir. un abominable secret de famille. A partir de là, elle pourra désormais aider Reece à combattre les démons qui le hantent.
Quel désarroi pour Cathy quand elle se voit confier Donna par les services sociaux ! La fillette de 10 ans semble porter sur ses épaules toute la tristesse du monde. Elle a le regard vide et ne dit pas un mot. Mais Cathy possède un don, celui de redonner confiance aux enfants qu'elle accueille chez elle. Avec Donna, le chemin sera long. Elle mettra du temps à révéler l'horreur que les siens lui ont fait subir. Une vraie vie de souffre-douleur ! Sa mère la battait, l'humiliait, la traitait en esclave et buvait l'argent des allocations... Comment dès lors ne pas se laisser étouffer par la colère et la rage ? Et, surtout, retrouver le sourire et l'espoir ?
Cathy Glass, mère d'accueil, se voit confier la petite Beth, 7 ans, lorsque Derek, son père qui l'élève seul, est hospitalisé. Beth est une enfant facile, qui ne pose aucun problème. Mais, à certains détails troublants que lui livre la fillette, Cathy soupçonne très vite une relation malsaine entre le père et son enfant. Un lien si exclusif que la compagne de Derek l'a quitté. Cathy, comme toujours généreuse et maternelle, saura accompagner Beth dans les bouleversements qu'elle va vivre. "Accueillir un enfant qui ne peut pas vivre avec sa famille naturelle, c'est lui donner une vie de famille aussi normale que possible. Certains enfants ont terriblement souffert, et vous vous trouvez souvent en train de pleurer avec eux. Mais, s'ils vous quittent en ayant un tant soit peu retrouvé le sourire et la joie de vivre, alors la satisfaction est énorme".