La Carta marina n'est marine que de nom, car elle représente non seulement les mers et les côtes, mais aussi l'intérieur des terres, tous les pays autour de la Baltique, tels qu'on se les imaginait au XVIe siècle: la Suède (avec la Finlande), la Norvège, le Danemark, la Russie, la Lituanie, la Pologne, l'Allemagne, la Hollande, mais aussi... la légendaire île de Thulé, les grands monstres marins et les serpents de mer fabuleux. Elle fut imprimée à Venise, en 1539, mais son auteur était suédois. Olaus Magnus (1490-1557), dernier archevêque de Suède sacré à Rome, dut quitter son pays devenu protestant pour vivre en exil, puis en Italie. Sa célèbre Carte fut ainsi élaborée et éditée à l'étranger; elle est à la fois une arme de combat, censée montrer aux Européens la valeur des territoires que Rome était en passe de perdre, un témoignage poignant de l'amour pour la patrie à jamais perdue et un chef-d'?uvre de la cartographie renaissante. Les créatures fantastiques: et les scènes de la vie quotidienne, les prodiges naturels et les personnages de l'histoire scandinave ancienne voisinent dans l'espace de la Carte et se croisent, formant une multitude d'histoires faits divers et récits fantastiques, observations ethnographiques et contes de fées... La Carte raconte les histoires, et Elena Balzamo (essayiste et traductrice, spécialiste des littératures scandinaves) raconte l'histoire de la Carte, la vie aventureuse de son créateur, le milieu dans lequel il évoluait, un milieu cosmopolite qui,. malgré les dissensions religieuses, était encore profondément uni: l'érudition était un bien véritablement commun, et le trésor de connaissances restait un et indivisible.
Nombre de pages
188
Date de parution
15/04/2005
Poids
338g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782714308948
Titre
Carta Marina 1539
Auteur
Magnus Olaus ; Balzamo Elena
Editeur
CORTI
Largeur
180
Poids
338
Date de parution
20050415
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Histoire des peuples du Nord, publiée à Rome en 1555 par Olaus Magnus, dernier archevêque catholique d'Uppsala, a joui d'une grande notoriété et connu une large diffusion aux XVIe et XVIIe siècles. Pendant cette période, elle a tout simplement constitué la base principale des connaissances sur l'Europe du Nord, et contribué magistralement à sortir de l'ombre ce qui restait encore une terra incognita. Cette description des contrées et des populations scandinaves, dont nous livrons ici une anthologie des chapitres les plus représentatifs, connut un succès éclatant. La présente traduction, inédite en français, s'efforce de conserver l'aspect le plus novateur de l'oeuvre, c'est-à-dire la fraîcheur des observations directes fournies au fil des pages. Olaus Magnus nous livre en effet le témoignage remarquable d'un autochtone qui connaissait de visu ce qu'il rapportait. Aussi beaucoup d'informations sont-elles de première main, qu'il s'agisse d'événements contemporains (comme le Bain de sang de Stockholm), de la description de la nature suédoise, de la pêche sur les côtes de Norvège, ou encore des coutumes des Sames ou des Baltes. L'auteur porte un véritable regard d'ethnographe, sans a priori, sur les moeurs des populations qu'il décrit et introduit déjà le thème du Bon Sauvage. Le résultat est une somme géographique inégalée en son temps sur la Scandinavie, fruit d'une érudition immense, illustrée pédagogiquement par de nombreuses gravures naïves et pittoresques. Au milieu du XVIe siècle, l'Histoire d'Olaus Magnus a ouvert un nouveau territoire à la rêverie et à l'imaginaire européen : le Nord.
Le destin hors du commun de Napoléon 1er, empereur des Français (1804-1815), d'Alexandre 1er, tsar de toutes les Russies (1801-1825), et de Bernadotte, prince héritier, puis roi de Suède sous le nom de Charles XIV Jean (1810-1844). fait de la période impériale une véritable épopée : alliés, rivaux, puis ennemis, ces trois souverains ont marqué le devenir européen au début du XIXe siècle. Leur rapport aux arts, lié à la symbolique du pouvoir, témoigne de la fascination des cours d'Europe du Nord pour le style Empire à son apogée. Survivra à l'Empereur. jusqu'aux frontières de l'Oural, la force des symboles impériaux portés par les arts décoratifs, reflets d'un savoir-faire à la française, tout en faisant émerger un style Empire spécifiquement russe et suédois. En retraçant la situation de l'Europe, de la rencontre de Tilsit (1807) à la chute ultime de Napoléon (1815), cet ouvrage montre comment les trois souverains se sont appuyés sur les arts décoratifs et les grandes manufactures à des fins économiques et de propagande : démonstration de leur puissance par la production d'objets d'art somptueux, prestigieux cadeaux diplomatiques et diffusion de leur propre image. Ce catalogue présente quelque cent cinquante pièces parmi les plus remarquables conservées dans les collections suédoises, russes et françaises : portraits officiels peints et sculptés des souverains et de leur entourage, uniformes et costumes, sabres et épées, mobilier d'apparat, bronzes dorés, vases et services de table de porcelaine. urnes et vasques de porphyre... Le catalogue du second volet de l'exposition, "Destins souverains - Joséphine, la Suède et la Russie" qui se déroule simultanément au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, vient compléter cette approche.
Suédois par sang et français par c?ur, Alexandre Roslin s'est évanoui parmi les pages d'une histoire de l'art peut-être trop nationaliste. Portraitiste de la société des Lumières et des souverains, cet artiste au destin européen fut reconnu en son temps par François Boucher, distingué par le roi Gustave III de Suède, appelé à la cour de Catherine II de Russie ou encore convié à Varsovie et à Vienne. Partout, le maître fut célébré pour son art magnifié du portrait. Maîtrisant à la perfection le jeu des lumières sur les étoffes, traduisant avec une adresse incomparable la finesse de la dentelle, il s'est effectivement imposé par sa virtuosité à transcrire en peinture l'aspect des tissus. Son ?uvre démontre aujourd'hui qu'il sut également pénétrer l'âme de ses modèles et ce, aussi bien dans ses premiers portraits parisiens, tout empreints d'un "rococo" aux tonalités claires et fraîches, qu'avec les toiles de la maturité dont la mélancolie ne peut laisser indifférent. Témoin remarquable de son temps, Alexandre Roslin nous fait revivre ici les derniers feux d'une société qui s'éteignit, comme lui, avec la Révolution française.
Au faîte de sa maturité narrative, MAGNUS, géant de la Bande Dessinée italienne, trouve avec L'INCONNU son équilibre magique. Le cycle met en scène un héros atypique: un peu mercenaire, un peu agent secret, un peu détective, Unknow (car c'est son nom, et sans le "n" final) est un protagoniste silencieux ou, au mieux, peu enclin aux bavardages. Il assiste aux événements, même s'il est en train de les vivre, agit en solo et sans céder aux charmes des pulpeuses sirènes qui jalonnent sa route, ni respecter ses engagements si son jugement lui dicte un changement de stratégie. Unknow ne craint rien sinon l'insomnie, ni personne. Distillant, sur un ton résolument pulp, de savants mélanges d'intrigue politico-mafieuse, de scènes sexy et de bastons sans merci, L'INCONNU reste l'un des chefs-d'?uvre du fumetto contemporain.
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
Chaque grand écrivain, disait Marcel Proust, écrit dans une langue étrangère. Dans la postérité du Texte inconnu (Editions de Minuit, 1948) et de L'Observance du Même, (Puyraimond, 1978), Michel Fardoulis-Lagrange poursuit avec L'Inachèvement, une expérience de la factualité ontologique du Logos menant à l'évidence sensible autant qu'à l'abstraction, au sens kandinskien. Il y a dans cette oeuvre en suspens indéfini, ouverte à maint éclairage ainsi qu'aux ombres de l'élucidation, un enjeu insondable : quand le Neutre, signe troué de l'être, appelle l'effacement de la lumière du grand midi à travers les hauts faits de l'apparence en son clair-obscur légendaire. Hubert Haddad.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.