Au fil de la plume, dans un texte continu où se mêlent souvenirs, érudition et réflexions sur sonmétier, Robert Maggiori nous emmène dans un voyage dans la philosophie contemporaine. Lejeune prof de philo d'origine italienne est devenu le passeur des philosophes, critique des livres dephilosophie dans le Cahier livres de Libération depuis trois décennies. Tenace et rigoureux, RobertMaggiori est convaincu qu'au lecteur est dû ce travail minutieux de tri, d'analyse, de réflexion et devulgarisation, terme qu'il n'emploie pas, de crainte sans doute, qu'on l'associe à une moindreexigence. L'exigence est pourtant le maître mot- c'est elle qui donne sa solidité au travail ducritique. Lequel peaufine inlassablement les outils de la transmission: érudition, connaissanceintime des textes et des auteurs, comment ne pas voir, aussi, l'homme derrière l'oeuvre? art dela synthèse, de la mise en perspective et, plus encore, de la mise en récit. Un texte court, fort agréable à lire, qui mêle un panorama quasi complet de la philosophie moderne particulièrement utile aux étudiants, un récit personnel souvent émouvant qui passe par l'Italie, l'amitié profonde avec Jankélévitch, Baudrillard ou Bourdieu, le choc du meurtre de Pasolini, la vie quotidienne d'un grand quotidien,... et les coulisses de la presse et les ficelles du métier du journaliste, à son meilleur.
Nombre de pages
120
Date de parution
07/04/2011
Poids
158g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020988001
Titre
Le métier de critique. Journalisme et philosophie
ISBN
2020988003
Auteur
Maggiori Robert
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
158
Date de parution
20110407
Nombre de pages
120,00 €
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Résumé : On peut, certes, vivre sans philosophie. " Mais pas si bien ", ajoutait Vladimir Jankélévitch. A ce bonheur-là, la philosophie elle-même fait parfois obstacle lorsque, hautaine, elle s'installe sur les sommets et se complaît à parler une langue ténébreuse. Elle y conduit, au contraire, quand elle n'oublie pas qu'elle a en commun avec la politique de concerner tout le monde et que, limpide, elle met à jour ce qui donne sens à l'expérience humaine. Robert Maggiori attache une attention quotidienne à la philosophie au sens où, critique littéraire, il est appelé à rendre compte au jour le jour des ?uvres qui l'ont façonnée, qui en scandent l'évolution ou lui ouvrent des voies nouvelles. Aussi a-t-il voulu, en réunissant les meilleures de ses chroniques de Libération, rendre l'image de la philosophie et des philosophes moins impressionnante et, à cet effet, se charger de faire les présentations. Convaincu qu'il ne saurait y avoir de séparation totale entre la manière dont un philosophe mène sa vie et celle dont il avance dans la pensée, il dresse une chatoyante galerie de portraits - Sénèque, Giordano Bruno, Pascal, Descartes, Montesquieu, Tocqueville, mais aussi Sartre, Althusser, Foucault, Lévinas, Bourdieu, Derrida et Rawls, entre autres - qui sont autant d'invites à partager ce qu'Albert Einstein nommait " la joie de la connaissance. "
Présentation de l'éditeur À l'occasion d'une série de chroniques dans "Libération" au cours de l'été 2004, Robert Maggiori s'est interrogé sur le rapport entre l'animal et le philosophe. À la chasse, à la maison ou au zoo, les hommes adorent les animaux, et nos amies les bêtes sont bien pratiques. On peut leur prêter les meilleurs sentiments et les pires intentions du monde: elles ne peuvent pas protester. Comme l'explique Maggiori, " le rapport à l'animal est un fil rouge dans l'histoire de la pensée: on s'est d'abord demandé s'il avait une âme, puis avec Descartes s'il était un pur mécanisme (théorie des animaux-machines), puis s'il souffrait, s'il avait une sensibilité, si on pouvait l'enfermer, et récemment s'il avait des droits". Armé de son érudition et de sa liberté d'esprit, l'auteur a fouillé sa mémoire et sa bibliothèque pour trouver dans les oeuvres des philosophes qui ont marqué la pensée humaine les passages où il était question des animaux. Aristote et le poulet, Derrida et le chat, Descartes et la pie, Kant et l'éléphant, Nietzsche et le lion, Rousseau et l'orang-outan... Aucun de nos plus grands esprits n'a échappé à la description ou à l'évocation des animaux réels ou symboliques. Un livre nécessaire à tout le monde car il n'est jamais inutile de fréquenter les grands esprits... et plus particulièrement aux étudiants qui ont ce sujet au programme de l'agrégation pendant deux ans.
Résumé : En 1980, deux jeunes professeurs, Christian Delacampagne et Robert Maggiori, lancent une initiative sans précédent : rassembler autour de la même table de travail deux générations d'intellectuels et les convaincre d'écrire des textes à destination, dans un premier temps, des élèves de classe terminale. Il s'agit, autrement dit, d'établir une passerelle entre l'univers intellectuel, où s'élaborent et se confrontent les théories et les idées, et celui de la pédagogie, où des lycéens de toutes sections sont initiés à la réflexion philosophique et à la lecture des grandes oeuvres de l'histoire de la pensée. Pour mener à bien cette entreprise inédite, il fallait que des philosophes, mais aussi des psychanalystes, des écrivains, des biologistes, des historiens et d'autres hommes de science acceptent de traiter les principaux sujets inscrits dans les programmes scolaires et qui recouvrent les interrogations fondamentales auxquelles tout homme est confronté. Aujourd'hui, tous ceux qui ont accepté de prendre part à cette aventure sont considérés comme des classiques de la philosophie et des sciences sociales : Vladimir Jankélévitch, Jean-Pierre Vernant, Edgar Morin, Alain Radios, Alain Touraine, François Châtelet, Michel de Certeau, Albert Jacquart, Philippe Ariès, Robert Castel ou Henri Lefebvre, pour n'en citer que quelques-uns. Grâce à eux, cette oeuvre collective, en évitant aussi bien une décevante vulgarisation qu'une excessive spécialisation, offre l'outil le plus précieux qui soit pour "entrer en philosophie", en même temps qu'elle présente un vaste panorama de la pensée française contemporaine.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."