Je n'ai pas l'intention d'écrire un traité d'apiculture ou de l'élevage des abeilles. Tous les pays civilisés en possèdent d'excellents qu'il est inutile de refaire (...) Il ne s'agit pas davantage d'une monographie scientifique de lapis mellifica ligustica fasciata etc. , ni d'un recueil d'observations ou d'études nouvelles. Je ne dirai presque rien qui ne soit connu de tous ceux qui ont quelque peu pratiqué les abeilles... Ma part se bornera de présenter les faits d'une manière aussi exacte, mais un peu plus vive, à les mêler de quelques réflexions plus développées et plus libres, à les grouper d'une façon un peu plus harmonieuse qu'on ne le peut faire dans un guide, dans un manuel pratique ou dans une monographie scientifique. Qui aura lu ce livre ne sera pas en état de conduire une ruche, mais connaîtra à peu près tout ce qu'on sait de certain, de curieux, de profond et d'intime sur ses habitants". Ouvrage singulier avec la Vie des Abeilles, Maeterlinck pose les bases de l'ethnographie animale en littérature. En observant le monde des abeilles essentiellement écrit d'un point de vue philosophique et éthologique tout en procédant par analogies avec l'homme, son livre pose de véritables questions sociales. Ce chef-d'oeuvre de la littérature belge est aussi celui d'un fin naturaliste et d'un observateur de la vie féru de science, dont l'un des plus grands savants de son temps dira : "Il est notre maître à tous" .
Nombre de pages
194
Date de parution
12/06/2020
Poids
212g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782322233076
Titre
La vie des abeilles
Auteur
Maeterlinck Maurice
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
120
Poids
212
Date de parution
20200612
Nombre de pages
194,00 €
Disponibilité
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L'Intruse et Intérieur ne sont pas, en France, les pièces les plus connues de Maeterlinck; elles appartiennent à ce qu'on appelle le premier théâtre. Si les deux pièces n'ont pas été rassemblées à l'origine par l'auteur, elles présentent bien des analogies qui justifient leur rapprochement, s'inscrivant dans la même période qui voit l'avènement du théâtre symboliste et de ses metteurs en scène. Chacune, à sa façon, évoque l'approche de la mort qui fait une brutale intrusion dans le cercle familial réuni sur la scène. Dans leur dépouillement, L'Intruse et Intérieur illustrent remarquablement le tragique quotidien et révèlent en leur auteur un précurseur du Nouveau Théâtre: la dramaturgie minimaliste dont elles témoignent annonce, avec, plus d'un demi-siècle d'avance, le théâtre d'un Beckett. Salué par Meyerhold et par Artaud, le renouvellement des formes qui fonde le théâtre de Maeterlinck a prouvé son efficacité sur une scène dégagée de la perspective illusionniste par les recherches d'Appia puis de Craig.
« Aucun être vivant, pas même l'homme, n'a réalisé au centre de sa sphère ce que l'abeille a réalisé dans la sienne : et si une intelligence étrangère à notre globe venait demander à la terre l'objet le plus parfait de la logique de la vie, il faudrait lui présenter l'humble rayon de miel. » Ces quelques mots résument à eux seuls toute la fascination de Maurice Maeterlinck, lauréat du prix Nobel de littérature en 1911, pour la « vie de la nature », dont il est un fin observateur, et plus particulièrement pour les insectes sociaux, qu'il plaça au centre de ses travaux d'histoire naturelle. Ce cycle d'essais, commencé en 1901 avec La Vie des abeilles et poursuivi en 1910 avec L'Intelligence des fleurs, constitue une oeuvre profondément singulière. Chatoyance des images, musicalité de la prose et philosophie du propos tendent à révéler les liens secrets qui unissent l'homme et la nature. De ce chef d'oeuvre inclassable qu'est La Vie des abeilles, le biologiste Jean Rostand dira : « Maeterlinck nous fait partager l'émotion qu'il éprouve lui-même devant ce petit univers que constitue une ruche. Emotion que provoquent en lui non seulement l'aspect visible, le spectacle fascinant et pittoresque de la frémissante cité, mais aussi tout ce qui fait la vie profonde de ses habitants, l'intimité de leurs moeurs, le secret des consciences séculaires que leur imposent les besoins de la collectivité et les nécessités de l'espèce. Reproduction, sexualité, parthénogenèse, rivalité des reines, soins donnés aux jeunes, discipline sociale, soumission de l'individu au groupe : sur tout cela, il médite, s'interroge passionnément, [faisant] entrer dans le patrimoine littéraire un peu de l'âme du naturaliste. »
Golaud rencontre Mélisande au fond d'une forêt. Il ne sait qui elle est ni d'où elle vient, et elle-même ne sait pas le lui dire, semblant perdue dans la forêt comme sur la terre. Golaud épouse Mélisande et l'emmène chez lui, au pays d'Allemonde, où règne le vieil Arkël. Mais Mélisande tombe amoureuse de Pelléas, le frère de Golaud. Tout pourrait conduire à une simple tragédie bourgeoise, dans ce conte aux allures médiévales. Mais le mystère qui entoure chaque personnage, la manière dont chacun semble étranger à lui-même et aux autres, les forces irrésistibles qui les entraînent, érigent cette histoire au rang de mythe. Il est temps de redécouvrir ce grand texte, au-delà de l'opéra de Debussy.
Biographie de l'auteur Né à Gand en 1862, Maurice Maeterlinck se consacre rapidement à la littérature. Dès 1889, il publie un recueil de poèmes, Serres Chaudes, et une pièce de théâtre, La Princesse Maleine, qui traduisent ses préoccupations symbolistes. Poète, dramaturge et essayiste, il reçoit en 1911 le Prix Nobel de littérature. Il meurt à Orlamonde, près de Nice, en 1949.
Rentrant chez lui en fin de journée avec un cadeau pour ses enfants, David Hall, brillant chercheur et président d'un laboratoire travaillant pour la NSA à Saugus, près de Boston, découvre sa femme et ses trois enfants massacrés et atrocement mutilés. Le choc est tel que David Hall sombrera aussitôt dans une sorte de coma éveillé (Syndrome de Lumley-Wright) qui va le couper du monde. Il ne se souviendra plus qu'il a eu une famille et ne reconnaîtra plus ceux qui l'entourent. Amnésie totale dont il ne pourra pas sortir. L'enquête menée par le FBI à travers les Etats Unis n'aboutira à rien. Le massacre de Saugus, outre le trauma irréversible qu'il a provoqué chez David Hall, aura un impact profond sur tous ceux qui ont participé à cette enquête. Une plongée dans le monde des services secrets, dans l'univers de la psychiatrie et dans celui de la télévision et des médias. Doublée d'une vision lucide de la violence de la rue, barbare, gratuite et aveugle, qui peut tomber sur chacun à tout instant.