A monde nouveau, nouveaux musées. Les musées, les monuments et la communauté réinventée
MacGregor Neil ; Font-Réaulx Dominique de ; Preti
HAZAN
25,10 €
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EAN :9782754112413
Publication officielle des cinq conférences données les 15, 18, 22, 25 et 29 novembre 2021 au musée du Louvre, à l'occasion de nouvelle édition de la Chaire du Louvre. (Chaque année, un historien de renom présente à l'Auditorium du musée du Louvre une synthèse inédite sur un sujet original, qui permet des rapprochements transdisciplinaires entre des oeuvres du monde entier). Nous habitons un monde qui n'a plus de centre. Les cartes familières ne correspondent plus aux réalités que nous vivons, qu'elles soient politiques, économiques ou climatiques. De tous côtés, les hiérarchies et les hégémonies établies - culturelles, épistémologiques, sexuelles, raciales - sont mises en cause. L'idée qu'il existe des communautés distinctes au sein d'un même Etat est (re)devenue explosive : Amérindiens ou Afro-Américains aux Etats-Unis, " séparatisme " islamiste en France, etc. Partout les Etats cherchent à se doter d'une forte identité nouvelle (ou retrouvée), comme en Inde, en Russie ou en Turquie. La religion est (re)devenue une force politique incontournable. La notion d'identité à composants multiples, prônée par le philosophe indien Amartya Sen en tant que donnée centrale de la tolérance humaniste, est partout contestée. On ne peut plus se contenter d'une histoire unique, qui s'imposerait à tous, uniformément, une histoire admise par les populations, autorisée par les gouvernements. Dans ce contexte, qui racontera les histoires particulières et contradictoires des communautés diverses : qui a le droit de les raconter ? Les grandes questions politiques s'invitent désormais dans les débats culturels. Quel rôle pour nos musées - et pour les monuments - dans ces tentatives visant à repenser notre société ? C'est la question qu'entendent poser cette série de conférences et l'ouvrage qui l'accompagne. 1. A monde nouveau, musées nouveaux : des " contes " à régler C'est aussi le passé qui raconte l'avenir ; préparer le second conduit à poser un regard renouvelé sur le premier. C'est dans les musées et les monuments que les Etats présentent aux citoyens et au monde l'image de ce qu'ils pensent avoir été et de ce qu'ils souhaitent devenir. Depuis quarante ans, dans le monde entier, les idées reçues d'identité nationale et de hiérarchie globale sont remises en cause - phénomène qui oblige à penser différemment les musées existants, à mettre en perspective leurs missions et leurs discours, ou, même, à construire de nouvelles institutions muséales. Ces nouveaux musées - que ce soit à Varsovie ou à Dakar, à Washington ou à Canberra - ont pour vocation de proposer des histoires nouvelles, de rendre justice aux groupes dont l'histoire aurait été négligée, voire supprimée. Cela pose une question de fond ; le musée peut-il être à la fois lieu de mémoire et lieu de contestation ? 2. Palais, pouvoir, musée : les contradictions créatrices du Humboldt Forum à Berlin Depuis 1945, Varsovie, Vilnius et Berlin ont reconstruit les palais de leurs anciens souverains. Les objectifs étaient identiques, mais les résultats fort différents. Appelé à jouer un rôle de symbole dans la capitale d'une Allemagne nouvellement réunie, la reconstruction de l'ancien palais royal de Berlin incarne dans son architecture et dans ses collections toutes les tensions du XXe siècle allemand. Comment réconcilier ses façades classiques, où règne le langage décoratif - militaire et triomphaliste - du baroque européen, avec les oeuvres africaines, américaines, océaniennes et asiatiques qui y seront exposées ; la croix dominante, de nouveau présente sur la coupole, avec la notion d'une institution où toutes les religions jouissent d'un respect égal ? 3. Quand la foi entre au musée : religions et identités L'Occident laïc considère depuis longtemps la religion comme une affaire privée ; la foi a repris, dans bien des pays, la place qu'elle détenait au premier plan de la vie politique : en Russie, en Inde, en Turquie, entre autres, elle est ainsi redevenue un composant incontournable de l'identité nationale ou communautaire. L'Europe entière, où l'immigration a radicalement changé la donne religieuse, peine à trouver une réponse appropriée. Pour les musées dits de société, cela pose des questions épineuses et complexes, notamment pour les musées français, fondés sur le principe d'une laïcité rigoureuse. Les questions soulevées sont nombreuses. Comment présenter le sacré ? Qui a le droit de l'interpréter ou peut se donner le droit de le faire ? Peut-on admettre au musée des références cultuelles, voire même des actes cultuels en rapport avec les objets exposés ? 4. Passés troubles et troublants : les musées qui gênent Si l'on décide de mettre en oeuvre cette nouvelle lecture du passé, et de l'imposer, on peut, sans trop grande difficulté matérielle, déboulonner des statues qui ne correspondraient plus à ce nouveau regard sur l'histoire. Les collections alors jugées inconvenantes peuvent être mises en dépôt, exposées dans des contextes différents, voire restituées. Avec les bâtiments des musées, c'est moins facile, surtout lorsqu'ils font partie du patrimoine artistique ou architectural. Que faire donc des musées - en Italie, en Belgique, en France - dont l'architecture même glorifie le fascisme ou l'exploitation coloniale ? Comment les montrer, les présenter, leur donner un sens nouveau et renouvelé, partagé ? 5. Quels objets, quelles images pour les communautés en devenir ? Lorsque le " nous " politique change, comment transformer l'image que la société s'offre à elle-même ? Quel rôle la restitution, parfois même la destruction, peuvent-elles jouer dans ce processus ? A Singapour, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, on cherche un nouveau répertoire de monuments et d'institutions où pourront se retrouver, réunies, les différentes populations du pays. Pour une communauté supranationale en voie de création, telle l'Europe, est-il possible de repérer des objets, des histoires aptes à conforter une identité commune, à propager une certaine idée de l'Europe ?
Nombre de pages
253
Date de parution
17/11/2021
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782754112413
Titre
A monde nouveau, nouveaux musées. Les musées, les monuments et la communauté réinventée
Auteur
MacGregor Neil ; Font-Réaulx Dominique de ; Preti
Editeur
HAZAN
Largeur
140
Poids
380
Date de parution
20211117
Nombre de pages
253,00 €
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Résumé : Quand les hommes se sont-ils mis à porter des bijoux ou jouer de la musique ? Quand les vaches ont-elles été domestiquées et pourquoi donnons-nous leur lait à nos enfants ? Où sont nées les premières villes et à quoi devons-nous leur triomphe ? Qui a développé les mathématiques - ou a inventé la monnaie ? L'Histoire de l'humanité est une histoire d'invention et d'innovation : nous avons continuellement créé, utilisé ou admiré de nouveaux objets. Avec ce livre révolutionnaire, Neil MacGregor dresse un portrait inattendu de l'évolution humaine. Il démontre le pouvoir qu'ont les choses de nous connecter avec une incomparable immédiateté à des hommes très éloignés dans l'espace et dans le temps, et de permettre à toute l'humanité d'avoir une voix dans notre histoire commune. Une colonne de pierre nous raconte comment un grand empereur indien invitait son peuple à la tolérance, une pièce de huit espagnol nous montre la naissance de la monnaie unique, un service à thé du début de l'ère victorienne nous fait voir le poids d'un empire... Du hachoir des gorges d'Olduvai en Afrique - l'un des objets les plus anciens produits par la main de l'homme - à la lampe à énergie solaire ou la carte de crédit, Une Histoire du Monde en 100 Objets nous fait voir l'histoire comme un kaléidoscope - changeante, interconnectée, constamment surprenante.
Résumé : A quel point comprenons-nous vraiment l'Allemagne ? Comment les Allemands eux-mêmes comprennent-ils leur histoire ? L'Allemagne est un cas unique, nous avertit Neil MacGregor : il est impossible d'en dresser un récit historique cohérent et linéaire, tant sa géographie et son histoire ont toujours été instables. Ses frontières furent constamment mouvantes, et pendant les presque cinq siècles dont traite ce livre, l'Allemagne a été constituée d'unités politiques indépendantes, ayant chacune son histoire propre. Et tout récit national que les Allemands auraient construit avant 1914 fut détruit par les événements des trente années suivantes. Si l'histoire allemande est par essence fragmentée, elle recèle un grand nombre de mémoires, de sensibilités et d'expériences largement partagées ; en examiner quelques-unes est l'objectif de ce livre. Neil MacGregor choisit objets et idées, hommes et lieux qui résonnent encore aux oreilles des Allemands d'aujourd'hui pour dresser le portrait passionnant d'une nation et d'un peuple. De la porcelaine aux ruines de Dresde, en passant par le design du Bauhaus, la saucisse, la couronne de Charlemagne mais aussi les portes de Buchenwald, c'est à une plongée sans précédent dans l'imaginaire collectif allemand que nous invite Neil MacGregor.
Face à face" est une nouvelle collection de livres d'entretien avec des artistes. Parce que les plasticiens ont souvent beaucoup à dire, parce l'art contemporain nécessite parfois la médiation des mots, parce qu'il est bon de cultiver l'art de la conversation à l'heure des SMS et des émoticônes, Face à face donne le temps et l'espace à une longue conversation entre un artiste et un intellectuel, qu'il soit historien de l'art, commissaire d'exposition, universitaire, auteur, théoricien, etc. Au fil de plusieurs moments de conversation, une relation suivie s'établit entre l'artiste et l'intervieweur, à laquelle le lecteur est invité. Le ton, entre style littéraire et parlé, restitue la complicité de ces moments autour d'une oeuvre en train de se faire. Influence, formation, actualité, intimité de l'atelier, tous les sujets qui font la vie d'un artiste sont abordés, rendant ces ouvrages aussi indispensables pour l'étudiant que pour le chercheur ou l'amateur.
Résumé : Rarement un peintre aura suscité une telle fascination et atteint une telle notoriété que Vincent Van Gogh, dont les oeuvres ont atteint des sommets sur le marché de l'art au xxe siècle. Depuis sa mort survenue à trente-sept ans en 1890, on a tout dit, tout écrit, tout scruté, menant l'enquête à la fois sur ses oeuvres et sur sa prétendue folie. Derrière la légende de l'artiste maudit, du martyr reclus en sa solitude ou du suicidé de la société se tient pourtant le peintre. Un peintre formé auprès de maîtres hollandais, qui séjourne à Anvers, débarque à Paris rejoindre son frère Theo, marchand de tableaux, part à Arles chercher l'éblouissement de la couleur, passe par Saint-Rémy pour enfin vivre une dernière et brève période à Auvers-sur-Oise. Un homme qui connaît la Bible par coeur, dessine beaucoup, lit énormément, témoigne d'une culture littéraire et artistique immense, et travaille sans relâche, sur le motif ou d'après Delacroix et Millet, s'attaquant à tous les sujets, de la nature morte à l'autoportrait. En un peu moins de dix ans d'une activité intense et déterminée, Van Gogh laisse près de neuf cents peintures et une correspondance d'une richesse inouïe. Ce coffret offre l'essentiel de l'oeuvre de Van Gogh avec plus d'une cinquantaine de peintures. Son livret présente le parcours de l'artiste, avec des commentaires précis sur ses toiles.
Dalí en 400 images propose un parcours complet de l'oeuvre d'un des peintres surréalistes les plus significatifs du xxe siècle. Ce livre propose une sélection d'oeuvres qui met en lumière non seulement les créations emblématiques de Salvador Dalí, mais également des pièces moins connues, telles que des dessins et des objets surréalistes. Couvrant l'ensemble de sa carrière, cet ouvrage illustre la richesse créative de Dalí, depuis ses débuts inspirés par le post-impressionnisme et son engagement dans le mouvement cubiste des années 1920, jusqu'aux oeuvres surréalistes emblématiques des années 1930. Il retrace également sa période américaine dans les années 1940, son retour au classicisme dans les années 1950, ainsi que son engagement renouvelé dans l'expérimentation d'avant-garde à partir des années 1960. L'auteur, William Jeffett, est conservateur au Musée Dali à St Petersburg en Floride.
Divinisé ou diabolisé, sauvage ou domestique, craint ou adulé, le chat a depuis des siècles fasciné les peintres. De l'Antiquité jusqu'à nos jours, il a occupé une place majeure dans l'histoire de l'art, en suivant l'évolution des styles et des moeurs. Vénéré dans l'Egypte antique, assimilé à Satan et à la sorcellerie au Moyen Age, il va connaître un lent processus de réhabilitation à la Renaissance. Réintégrant peu à peu le coeur du foyer, le chat devient ainsi un motif pictural récurrent, s'immisçant dans les scènes de genre et les natures mortes, accompagnant de sa présence affectueuse et espiègle les portraits de jeunes filles ou d'enfants. Fascinés par sa beauté et sa force d'expression, les artistes vont au fil du temps le considérer comme un sujet à part entière, comme le miroir de leurs émotions et le reflet de leur vision du monde. De Paul Véronèse à Jean-Baptiste Siméon Chardin, de Gustave Courbet à Auguste Renoir, de Théophile Alexandre Steinlen à Pierre Bonnard, sans oublier Berthe Morisot, Henri Matisse et Franz Marc, cet ouvrage, illustré d'une centaine d'oeuvres et enrichi de célèbres poèmes, témoigne de la virtuosité et du sens de l'observation inégalés de peintres qui sont parvenus à immortaliser la présence majestueuse de cet animal aussi familier qu'énigmatique. Caroline Larroche est historienne de l'art et éditrice. Elle a dirigé de nombreuses publications sur l'art, dont Bestiaire japonais (A Propos, 2021), et est l'auteure de plusieurs livres sur les estampes japonaises, dont Ukiyo-e, images du monde flottant (Courtes et Longues, 2007), Hokusai, la beauté de la nature (Géo Art, 2024) et Le thé dans l'estampe japonaise, (Editions Hazan, 2025).
Son visage, qu'elle a inlassablement peint tout au long de sa courte vie, est l'un des plus célèbres de l'histoire de l'art. Icône de l'art mexicain, Frida Kahlo a bâti sa propre légende, qu'elle a aussi bien transposée sur la toile qu'incarnée dans sa vie quotidienne. "Je n'ai jamais peint mes rêves, j'ai peint ma propre réalité" , affirmaitelle. Gravement meurtrie dans sa chair lors d'un terrible accident, consumée par sa passion dévorante pour Diego Rivera, l'artiste a transcendé ses souffrances par la peinture. A la force de son pinceau, elle a affronté ses tourments pour s'imposer comme une femme et une peintre libres. Dans son atelier de la Casa Azul, s'affranchissant du carcan des avant-gardes européennes et de tous les codes moraux et artistiques, Frida Kahlo a façonné une oeuvre habitée par son histoire personnelle, ses idéaux politiques et les traditions ancestrales mexicaines. Noirceur et allégresse, amour et violence, sensualité et pulsion de mort : sa peinture se lit comme un oxymore qui dit tout de la personnalité magnétique de cette artiste révolutionnaire, l'une des plus fascinantes et puissantes figures de l'histoire de l'art du xxe siècle. La collection L'ART+GRAND, présentée dans une reliure luxueuse, propose, à travers un texte didactique, de découvrir les plus grands artistes de l'histoire de l'art. En plus d'une cinquantaine de toiles parmi les plus célèbres, l'ouvrage reproduit six tableaux exceptionnels sous forme de dépliants grand format qui permettent d'observer ces chefs-d'oeuvre dans les moindres détails. Cette collection offre ainsi une immersion inédite dans la matière et la touche picturale.