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La bandera. Avec 1 DVD
Mac Orlan Pierre
GALLIMARD
12,60 €
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EAN :9782070125647
Pierre Gilieth fuit Rouen pour Barcelone après avoir commis un meurtre. Sans le sou, il s'engage dans la bandera, la Légion étrangère espagnole et se retrouve au Maroc, à Dar Riffien. Gilieth démarre une nouvelle vie, prend du galon, et rencontre Aïscha la Slaoui, dans la "maison" de Kadidja. Mais un indicateur a découvert sa véritable identité, il veut le dénoncer, par jalousie... Célèbre roman d'aventures de Mac Orlan, inspiré de ses voyages et de ses reportages sur la Légion, La bandera est aussi un classique du cinéma. Réédité en tirage limité, le roman de Pierre Mac Orlan est ici accompagné du DVD du film de Julien Duvivier. Adulé à sa sortie en 1935, La Bandera fut ensuite rejeté, taxé de toutes les tares du colonialisme et du militarisme avant d'être redécouvert en même temps qu'on réhabilitait son auteur. Des ruelles de Rouen aux sables du Maroc, le film raconte la fuite en avant d'un homme qui tente en vain d'échapper à son destin. En légionnaire brûlé par le soleil, Jean Gabin y compose pour la première fois ce personnage de mauvais garçon au grand coeur qui allait faire de lui l'un des plus grands mythes du cinéma français. Biographie de l'auteur Pierre Mac Orlan est né à Péronne, dans la Somme, en 1882. Il arrive à Paris en 1900, sans argent et avec l'idée d'être peintre. Jusqu'en 1909, il connaît des fortunes diverses. Au hasard de quelques professions fragiles et mal rémunérées, il a vécu à Rouen, à Palerme, à Naples, à Florence, puis en Belgique au bord de la mer du Nord. Ce n'est qu'en 1910 que Mac Orlan pénètre dans le domaine des lettres en écrivant pour les hebdomadaires Le Rire et Le Sourire, et en 1911 pour le quotidien Le Journal, des contes humoristiques qu'il illustre lui-même. La guerre interrompt cette collaboration. Le 2 août 1914, l'écrivain humoriste est à Toul, soldat au 20e d'infanterie. Il revient profondément transformé par la guerre. Il écrit alors Le chant de l'équipage, son premier succès. L'oeuvre du romancier est diverse, mais tous ses livres sont baignés dans cette inquiétude née de ce qu'il appelle souvent le fantastique social. La vie exceptionnelle des soldats et des marins y tient une grande place. C'est ce "climat" un peu fantastique que l'on retrouve dans Le quai des brumes, Sous la lumière froide, La Vénus internationale, Le bal du pont du Nord, Quartier réservé, Le camp Domineau, Mademoiselle Bambù... Prophète, Mac Orlan a senti et annoncé dans ses livres, La cavalière Elsa, par exemple, tout ce qui serait le climat du vingtième siècle. Il a écrit de nombreuses chansons qu'ont interprétées Germaine Montero, Monique Morelli, Juliette Gréco, Catherine Sauvage, Francesca Soleville. Depuis 1927, il était installé dans une ancienne ferme, en Seine-et-Marne, à Saint-Cyr-sur-Morin. En 1950, il est élu à l'unanimité à l'Académie Goncourt. Il est mort en 1970.
Pédagogue insolite, l'auteur de Quai des brumes et du Chant de l'équipage, dont Queneau faisait ses délices, s'adresse aux sédentaires, "compagnons de la bouteille d'encre", qui brûlent de vivre la grande aventure sans quitter le confort d'une vie douillette : petits voyages soigneusement choisis, villes et cabarets mythiques, lectures essentielles et rares, tout est là qui permet de planter le décor du roman d'aventures et de prendre la plume comme on prendrait la mer.
Résumé : Ces dix-huit textes inédits jalonnent la carrière de Mac Orlan, de 1921 à 1968. Leurs personnages constituent, selon le mot de l'auteur, "un congrès de compagnons de la mauvaise chance venus sur les chemins du hasard". On y retrouve des visages familiers. Bob le meurtrier, Nelly de Tampico, Ann de Saint-Jean, Jean François de la Providence de Dieu, tante Sarah ressemblent comme des frères (et des soeurs) d'infortune à la petite aveugle Tess et Stephen le pickpocket entrevus dans Sous la lumière froide, à Nelly et Jean Rabe qui croisèrent leurs destins, sans les réunir, dans l'étrange estaminet du Quai des brumes. Manon, alias la Souricière, est à la fois une descendante de la Catherine de Vauselles que Mac Orlan rend responsable de l'escamotage de François Villon (Une fin comme une autre). C'est aussi une réplique plus sanguinaire de la Manon amante du pirate de L'Ancre de Miséricorde. Et c'est encore une projection de la mythique espionne allemande de la guerre de 1914-1918 : Mademoiselle Docteur ou Fräulein Doktor... On reconnaîtra peut-être aussi, dans Images dans les docks, l'ombre de ce personnage qui hantera toute l'oeuvre de Mac Orlan avant de s'incarner définitivement dans le Père Barbançon. Autant de visages familiers pour ceux qui cèdent aux charmes secrets d'un auteur dont les héros sont voués aux destinées brutales.
Résumé : "Il y a toujours un profit à retirer des oeuvres que leur auteur a négligées, et oubliées. Oubliées même, au point de ne pas en avoir conservé le texte. Dans ces dix-huit contes et nouvelles parus de 1924 à 1951, exhumés de périodiques ignorés et introuvables, on retrouve, à travers les personnages ou les décors, tout le charme du "fantastique social" sous le signe duquel Pierre Mac Orlan a placé son univers. Univers sans frontières précises dans l'espace et le temps, où il peut se déplacer, comme dans le conte Les bandes, au gré de la rêverie de l'auteur. Bouges et ports ; paysages ravagés par le soleil, la guerre, l'épidémie, où des soldats perdus de toutes les époques, des filles déçues et des hommes déchus viennent installer leur exil intérieur ou poursuivre leur quête incertaine. Tapis vert des salles de jeux, auberges médiocres et isolées, chemins dépeuplés au carrefour desquels des destinées se croisent mais ne se rencontrent pas..." Francis Lacassin.
Humour, sarcasme, mélancolie... Tels pourraient être les qualificatifs que l'on serait tenté d'attribuer à ces "contes et portraits" écrits - et illustrés - par Pierre Mas Orlan entre 1909 et 1917. Destinés à l'origine pour être publiés dans les journaux comme Le Rire, Le Journal ou Le Sourire, ils sont en quelque sorte les architectures des textes ultérieurs de l'auteur, des chefs-d'?uvre du "fantastique social" qui est la marque de fabrique de l'écriture de Pierre Mac Orlan. Mais retrouvons plutôt Garwell et con huître Dolly, le capitaine Pat à la recherche des sources du Missouri ou encore George Merry et son titanesque projet de terre automotrice, et abandonnons-nous entre les mains de ces "bourreurs de crânes"...
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Trois destinées. Trois cultures. Trois combats. Trois femmes qui se battent avec volonté, courage et fierté pour acquérir leur place dans la société malgré les discréminations et les traditions. Un premier roman fort sur trois destins liés comme les trois brins d'une tresse...