L'insertion de la société congolaise dans la modernité, avec ses continuités et ses ruptures, ses défis et ses effets, a toujours été au centre des préoccupations de Jean-Luc Vellut, professeur émérite de l'Université catholique de Louvain, qui a longtemps enseigné l'histoire sociale et économique dans les universités de la République démocratique du Congo et qui a élaboré des instruments de travail très importants et consacré de nombreuses recherches sur l'histoire de l'Afrique centrale. Les contributions, rassemblées ici en son hommage, montrent non seulement que les sociétés précoloniales étaient dynamiques, mais aussi que la Belgique n'eut pas la tâche facile pour s'imposer en tant que puissance coloniale en Europe. De plus, des éléments de la dynamique externe - comme la politique indigène, le travail salarié, la religion, l'éducation, les possibilités d'exploitation des ressources naturelles - furent à l'origine de la violence et de l'invention de nouvelles hiérarchies sociales, de nouvelles identités, de nouvelles formes de croyance, de nouvelles activités économiques et de réajustements de l'espace et de l'habitat. Le présent ouvrage est particulièrement attrayant à cause de multiples ressources documentaires inédites, écrites et orales, exploitées par les auteurs des essais, qui permettent de lire autrement l'histoire coloniale en rompant le silence sur certains sujets tabous. Ce livre s'inscrit dans la perspective d'une histoire totale dont l'historiographie s'intéresse à la culture matérielle, à la psycho-histoire des relations internationales, aux rapports entre la religion et la politique, à la sociohistoire du système éducatif colonial, aux aspects sociaux et économiques de l'environnement et de l'urbanisme ainsi qu'aux facteurs socioculturels qui font partie de la trame de l'histoire politique postcoloniale.
Nombre de pages
396
Date de parution
20/01/2017
Poids
566g
Largeur
155mm
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EAN
9782343111209
Titre
Cahiers africains : Afrika Studies N° 89/2016 : La société congolaise face à la modernité (1700-2010
Ndaywel è Nziem Isidore ; Mabiala Mantuba-Ngoma Pa
L'histoire congolaise de la Première Guerre mondiale existe. Les contributions, belges et congolaises, qui font l'objet de ce livre l'affirment et le démontrent. Dès que la Belgique, la métropole du Congo, avait vécu la violation de sa neutralité par l'Allemagne, le Congo belge n'est pas resté longtemps dans le doute. La guerre exclusivement européenne devint une guerre mondiale, impliquant en Afrique les colonies allemandes et celles des alliés.
La pratique éditoriale est-elle vécue de la même manière d'un journal à l'autre ? Qu'est-ce qui devrait caractériser un hebdomadaire chrétien ? Traiter de tout : la culture, l'économie, l'éducation, la politique, le sport, en y discernant les " signes des temps " ? Faire connaître la position officielle de l'Église ? Ou aider les chrétiens à avoir des éléments de réflexion, dans la mesure où l'Évangile ne dit pas toujours comment agir devant tel ou tel problème de société ? L'auteur creuse la problématique en comparant deux hebdomadaires catholiques : La Semaine Africaine du Congo-Brazaville, et La Vie de France. Pour déceler l'image de l'Église y afférente. Il illustre par la parabole du Semeur les modèles de communication et d'Église mis en interaction. Sa conviction est que l'éditorial devrait exprimer ouvertement et constamment les valeurs évangéliques d'amour et de vérité, de justice et de paix, en vue de la conversion des cœurs et la transformation du monde.
Cet essai a pour objet de décrire la situation du prêtre en Afrique, d'analyser les problèmes qu'il rencontre dans son ministère et de suggérer quelques orientations pour une vie sacerdotale féconde. Homme appelé parmi les hommes, le prêtre est établi en faveur des hommes et des femmes dans leurs rapports avec Dieu. Il est investi d'un rôle d'intermédiaire entre Dieu et l'humanité, comme un pont entre ciel et terre. C'est effectivement dans cette tâche d'intermédiaire que se trouvent le caractère énigmatique de sa personne et la complexité de son service : il s'agit, en effet, de créer des rapports de cordialité entre l'humain et le divin. Autrement dit, aider l'homme à établir un contact permanent avec son créateur après qu'il l'a reconnu par le biais de la révélation. La complexité de son ministère consiste dans le fait que, nonobstant les années d'études passées au Grand séminaire, couronnées par l'ordination presbytérale (voire épiscopales), celui qui devient prêtre demeure un homme. En effet, avec l'ordination, le prêtre acquiert une grâce spéciale qui le rend apte à exercer son ministère, mais il ne devient pas Dieu.
Révéler l'organisation des activités de l'Eglise, du sommet à la base, est un devoir pour tout adepte attentionné. Expérience de pèlerinage d'un autre genre, l'ouvrage prend naissance avec la célébration, en 2023, des 35 ans de prêtrise de l'auteur. Il cristallise, d'une part, les 70 ans du séminaire de Makoua et ceux de la paroisse de Kellé ; d'autre part, le centenaire de Kindamba et les 30 ans du rappel à Dieu de Mgr Georges Firmin Singha. L'ossature porte sur les divergences dans le budget de fête et dans les conditions de voyage et d'accueil ; sur les similitudes dans la tenue des colloques, dans le commentaire de la Parole et dans la pertinence des allocutions ; ainsi que sur les perspectives. S'inscrivant dans la logique du magistère épiscopal qui s'appuie sur ce que dit l'Eglise et sur le magistère prophétique qui s'interroge sur ce que dit l'Esprit, Philippe Mabiala, dans sa pastorale de la pensée, interroge la gestion du pouvoir épiscopal, l'équilibre dans la géopolitique ethno-tribale d'un diocèse et les relations entre les autorités politiques et les hommes d'Eglise.