
Un défi pour l'Afrique
Avec la détermination et l'enthousiasme qui la caractérisent, le Prix Nobel Wangari Maathai prône de semer des arbres autant que des idées. C'est sur le continent noir que commence cette croisade. Les Africains sont aux avant-postes de la protection de la planète. Ils ne doivent pas attendre que les gouvernements ou les agences d'aide internationale interviennent pour agir. En farouche militante pour la démocratie et pour l'environnement, Wangari Maathai exhorte la population, culturellement déracinée, â entreprendre une révolution morale pour enfin accéder â la paix et â la croissance. Elle multiplie les appels â l'action en direction des Etats, qu'elle encourage â s'unir ainsi qu'à prendre leurs responsabilités. Elle, qui jamais ne renonce, offre une perspective lumineuse sur les défis que l'Afrique doit aujourd'hui relever. Le sort de leur terre est plus que jamais entre les mains des Africains.
| Nombre de pages | 362 |
|---|---|
| Date de parution | 10/06/2010 |
| Poids | 390g |
| Largeur | 142mm |
| EAN | 9782350871400 |
|---|---|
| Titre | Un défi pour l'Afrique |
| Auteur | Maathai Wangari ; Taudière Isabelle D. |
| Editeur | H D ORMESSON |
| Largeur | 142 |
| Poids | 390 |
| Date de parution | 20100610 |
| Nombre de pages | 362,00 € |
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Maathai Wangari ; Haas PascaleExtrait de l'introductionDEPUIS MAINTENANT PLUS DE TRENTE ANS que je me bats pour l'écologie et l'élargissement de l'espace démocratique, il m'a souvent été demandé si la spiritualité, diverses traditions religieuses et notamment la Bible ne m'avaient pas inspirée, influençant du même coup mon militantisme et le travail qu'effectue le Mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement). Ai-je jamais considéré la préservation de l'environnement et l'autonomisation des citoyens ordinaires comme une sorte d'expérience religieuse ou de vocation? Y aurait-il des leçons spirituelles à en tirer et à appliquer à l'écologie ou à la vie en général?Après mûre réflexion, ce qui m'a motivée lorsque j'ai entrepris ce travail en 1977 me semble n'avoir été ni ma foi ni la religion, mais plutôt la volonté de trouver des solutions concrètes qui permettraient de résoudre les problèmes sur le terrain. Je voulais à ce moment-là aider les populations rurales, en particulier les femmes, à pourvoir aux besoins élémentaires dont elles étaient privées, et qu'elles me décrivaient au cours de séminaires ou d'ateliers - de l'eau potable, une alimentation correcte riche en nutriments, un revenu, du combustible pour cuisiner et se chauffer. Si bien que, au début, quand on me posait ce genre de questions, je répondais que creuser des trous et mobiliser des communautés afin de protéger ou de restaurer les arbres, les forêts, les bassins hydrologiques, les sols ou l'habitat de la faune sauvage locale ne me paraissait pas relever d'une approche spirituelle ou de quoi que ce soit d'ordre religieux.Personnellement, je n'ai jamais établi de distinction entre les activités dites «spirituelles» et celles que l'on qualifie de «laïques». Au bout de quelques années, j'ai fini par reconnaître que nos efforts ne consistaient pas seulement à planter des arbres, mais aussi à semer des graines d'une autre espèce - celles-là mêmes qui sont indispensables si l'on veut réparer les blessures infligées aux communautés que l'on a dépouillées de leur confiance en elles et de leur savoir. À partir de là s'est imposée l'évidence que les individus composant ces communautés devaient redécouvrir leur voix authentique et revendiquer pleinement leurs droits (sur le plan humain, écologique, civique et politique). Nous nous sommes donc donné pour tâche d'accroître l'espace démocratique au sein duquel les citoyens ordinaires pourraient prendre eux-mêmes des décisions qui leur seraient profitables, en même temps qu'à leur communauté, leur pays et l'environnement dont ils dépendent.C'est dans ce contexte que je me suis rendu compte qu'il y avait bel et bien quelque chose qui inspirait et soutenait le GBM, ainsi que tous ceux qui ont mis en oeuvre ses programmes au fil des années. Nombre de personnes de différentes communautés et régions nous ont rejoint parce qu'elles souhaitaient partager notre démarche et notre expérience. Le temps passant, j'ai compris que ce travail reposait certes sur une passion et une vision, mais également sur certaines valeurs fondamentales intangibles.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Celle qui plante les arbres
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