
La lecture et la vie. Les usages du roman au temps de Balzac
De la première moitié du XIXe siècle, période souvent mal connue, il est principalement resté le roman. On continue à lire massivement Stendhal, Balzac, George Sand. Jamais autant qu'à l'époque romantique les romanciers ne se sont appliqués, avec succès, à révéler la société à elle-même, explorant ses dessus et ses dessous, à Paris et en province, chez les élites et dans le peuple. Dans les situations et les personnages, les lecteurs, et surtout les lectrices, se retrouvent eux-mêmes par un puissant effet de miroir. C'est à mesurer cet effet que s'attache Judith Lyon-Caen dans cet ouvrage pionnier, montrant comment le lecteur s'approprie le récit, s'y reconnaît, l'incorpore à sa propre existence, devient un héros de La Peau de chagrin, du Lys dans la vallée, ou des Mystères de Paris. Elle recourt pour cela à une source inexploitée, les centaines de lettres inédites que des lecteurs inconnus adressèrent à Balzac et à Eugène Sue pour leur parler de soi. " Le livre de Judith Lyon-Caen ", précise Alain Corbin dans sa préface, " fournit un matériau à l'histoire de la connaissance de soi, aujourd'hui en plein essor, et dévoile tout particulièrement tua peu de l'intimité féminine. En outre, l'auteur explore les effets de la fiction sur la société qui la reçoit et au sein de laquelle s'opère, par elle, un nouveau mode d'intervention politique. " Car telle fut la puissance du roman français à son âge d'or, la monarchie de juillet.
| Nombre de pages | 383 |
|---|---|
| Date de parution | 11/05/2006 |
| Poids | 490g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782847343090 |
|---|---|
| Titre | La lecture et la vie. Les usages du roman au temps de Balzac |
| Auteur | Lyon-Caen Judith ; Corbin Alain |
| Editeur | TALLANDIER |
| Largeur | 145 |
| Poids | 490 |
| Date de parution | 20060511 |
| Nombre de pages | 383,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La griffe du temps. Ce que l'histoire peut dire de la littérature
Lyon-Caen JudithRésumé : Aux devantures des librairies, on ne compte plus les ouvrages d'historiens réfléchissant gravement à leur rapport avec la littérature. Doivent-ils en faire une source de leur savoir, mais en contextualisant la fiction depuis leur surplomb, au risque de ne pas faire mieux que l'histoire littéraire et manquer ce que fait la littérature ? Ou bien recourir à l'écriture de la fiction, quitte à s'installer prosaïquement dans l'entre-deux-genres d'une classique monographie ? Judith Lyon-Caen propose une aventure plus ambitieuse : à partir d'une nouvelle de Jules Barbey d'Aurevilly, "La vengeance d'une femme" , l'historienne part de ce qu'est la littérature : une expérience d'être au monde, pour mesurer l'éclairage que sa discipline peut apporter à la mise en écriture romanesque. Ainsi de ces myriades d'objets, de parures, de rues et boulevards ou de lieux parisiens dont la description a pour fonction d'attester la réalité du récit : l'historien décrypte ces traces du temps, que ce soit le temps de la rédaction ou celui de l'action du récit, en retrouve l'origine, réfléchit à la manière dont le romancier en a été affecté. Non pas pour réduire l'écriture romanesque à un ancrage dans une époque, mais, au contraire, pour éclairer comment une époque nourrit le sens d'une écriture. L'historien en "herméneute" du matériau littéraire, en quelque sorte. Une invitation à apprendre à mieux lire ce qui fait la littérature et ce que fait un romancier.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

L'historien et la littérature
Lyon-Caen Judith ; Ribard DinahRésumé : Il existe un débat récurrent entre littérature et histoire, formulé dans les deux disciplines. Les études littéraires posent traditionnellement la question de l'inscription de l'oeuvre dans des " contextes " ou une " époque " et, pour la poser, l'histoire littéraire la plus récente tente d'intégrer au plus près des textes les acquis de la recherche historique. Mais elles interrogent peu l'historicité fondamentale de la littérature comme pratique sociale et mode de qualification des écrits. Les historiens, eux, vivent la littérature sur le mode de la tentation : ils aimeraient considérer les textes comme des sources, notamment sur le monde social, mais ont souvent du mal à développer une méthodologie adaptée, prenant en compte la littérature en tant que telle et les acquis de la recherche littéraire. Cet ouvrage, écrit par deux spécialistes d'histoire sociale du livre et des usages de l'écrit, rend compte des diverses manières de faire de l'histoire avec la littérature, s'attache à définir méthodiquement les usages de la littérature en histoire, et développe une série de terrains ouverts par l'exploration proprement historique de la littérature (l'histoire du livre et de la lecture, la littérature comme activité sociale, la littérature comme politique, la littérature et le discours social).ÉPUISÉVOIR PRODUIT11,00 € -

Les mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage : celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman : le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs - c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur de l'encellulement des criminels - ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EN STOCKCOMMANDER35,00 € -

Les Polonais et la Shoah. Une nouvelle école historique
Kichelewski Audrey ; Lyon-Caen Judith ; Szurek JeaLa disparition de la quasi-totalité des Juifs de Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale est due à leur assassinat systématique par les Allemands. Mais que sait-on des comportements de la population polonaise ? La paix revenue, que sont devenus les derniers survivants ? Que nous dit aujourd'hui l'irruption de ce passé dans la société polonaise ? Comment vivre avec la mémoire d'Auschwitz, de Treblinka, de Belzec, autant de mémoriaux situés en Pologne ? Depuis une quinzaine d'années, des historiens de ce pays ont montré combien il était difficile aux Juifs qui tentaient d'échapper aux tueurs de trouver appui auprès des populations locales, surtout en milieu rural, tant en raison de la politique de terreur menée par l'occupant que de l'hostilité de la société polonaise à l'égard des Juifs. Leurs travaux font désormais autorité dans le monde entier. Pourtant, depuis quelques années, les autorités de Varsovie mettent en oeuvre une " politique historique " qui vise à minorer, voire à nier, la participation de franges importantes de la population polonaise à la traque des Juifs. Sur place, malgré les embûches et les intimidations, les historiens travaillent, publient, organisent des colloques, forment des étudiants. Les auteurs réunis dans cet ouvrage témoignent de la vitalité de cette historiographie. Faire connaître aujourd'hui la fécondité scientifique et la portée critique de la nouvelle école historique polonaise est une exigence intellectuelle, morale et politique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,99 €
Du même éditeur
-

Vichy. Histoire d' une dictature, 1940-1944
Joly Laurent (dir.)Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.EN STOCKCOMMANDER26,50 € -

La guerre de Trente Ans. 1618-1648
Gantet ClaireEntre 1618 et 1648, l'Europe est en prole à l'une des guerres les plus meurtrières de son histoire. Les premiers heurts de la guerre de Trente Ans éclatent en Bohême en 1618. Ce qui semble au départ n'être qu'un acte de rébellion de nobles contre l'empereur dégénère en un conflit à l'échelle européenne. Durant trois décennies, le continent est le théâtre de violences sans précédent qui auraient décimé 15 à 20 % de la population du Saint-Empire. Il était impératif de poser les règles d'une paix durable ; c'est ce que firent les traités de Westphalie en 1648. Dans cette somme inédite, Claire Gantet réalise la première approche globale de la guerre de Trente Ans. A travers un récit enlevé, elle met en lumière le rôle des hommes et des femmes qui, d'emblée, cherchèrent à limiter et encadrer l'exercice de la force. Ce livre renouvelle notre compréhension de la violence et de la portée de cette guerre à l'échelle européenne.EN STOCKCOMMANDER13,50 € -

Donald. Le monde à pile ou face
Hennette GuillaumeLes jeux sont faits, rien ne va plus ! Son premier mandat, c'était juste l'apéro. Maintenant, on attaque le plat principal. Donald Trump est plus en forme que jamais, et la planète s'inquiète. Le président américain est un monstre de communication, il sature l'espace médiatique, déboussole les journalistes et martyrise l'information. Il a transformé la démocratie US en une émission de télé-réalité. Et le monde entier est devenu accro. Voici tous les acteurs de cette (mauvaise) série télé...EN STOCKCOMMANDER24,90 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 €




