Eloge de la raison. Pourquoi la rationalité est importante pour la démocratie
Lynch Michael ; Gaultier Benoît
AGONE
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EAN :9782748903584
Le rationaliste est l'ennemi de l'autorité, des préjugés, de ce qui est traditionnel. Il est porté par la croyance en une "raison" commune à toute l'humanité, en un pouvoir commun d'examen rationnel, qui serait le fondement et la force vive de l'argumentation. Au-dessus de sa porte se trouve inscrit le précepte de Parménide : "Juge par argumentation rationnelle." J'avoue moi aussi garder espoir en la raison. Certes, elle est fragile, nourrie par nos passions et sentiments, et sa flamme prométhéenne doit toujours être entretenue de peur qu'elle ne vacille et s'amenuise. Mais cet espoir est justifié. On entend souvent aujourd'hui qu'au fond la vérité, les faits objectifs n'existent pas, qu'il n'y a pas de points de vue qui soient réellement plus rationnels que d'autres. La raison passe également pour autoritaire et antidémocratique : elle conduirait à l'intolérance, au dogmatisme, au non-respect de la multiplicité des points de vue. Michael Lynch répond aux différents arguments avancés contre la raison - de ceux du scepticisme ancien à ceux du relativisme postmoderne - et soutient qu'elle est précisément ce dont les démocraties ont besoin pour être véritablement démocratiques.
Nombre de pages
216
Date de parution
09/03/2018
Poids
225g
Largeur
122mm
Plus d'informations
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EAN
9782748903584
Titre
Eloge de la raison. Pourquoi la rationalité est importante pour la démocratie
Auteur
Lynch Michael ; Gaultier Benoît
Editeur
AGONE
Largeur
122
Poids
225
Date de parution
20180309
Nombre de pages
216,00 €
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L'inspecteur Charles fait la découverte d'un corps enterré. Sophie commence une nouvelle vie. Jean donne des cours d'histoire du cinéma à l'université. Trois personnes, trois destins vont se retrouver liés et entraînés dans une spirale infernale vers un dénouement inattendu.
Dix ans après l'exposition-événement qu'elle a consacrée à David Lynch et conjointement à la sortie de la troisième saison de la série culte "Twin Peaks", la Fondation Cartier publie un ouvrage réunissant l'ensemble du travail photographique de David Lynch dédié aux nus féminins.
Muets de saisissement, Hector et lui regardent le monde se recomposer dans une magnificence de couleurs. Comme s'ils étaient les premiers à contempler des ciels pareils. Chacun commence à entrevoir la vérité de l'autre, à deviner qu'ils sont tous les deux pareillement démunis au coeur de la vérité des choses. Et qu'au sein d'une telle immensité, ce qu'un homme porte en son coeur n'a plus guère de poids". Malgré l'annonce d'une tempête, Bolivar, un pêcheur sud-américain, convainc le jeune Hector de prendre la mer avec lui. Tous deux se retrouvent vite à la merci des éléments, prisonniers de l'immensité de l'océan Pacifique. Unis par cette terrifiante intimité forcée et sans issue, ils se heurtent aux limites de la foi et de l'espoir, à l'essence de la vie et de la mort, à leur propre conscience. Dans ce face-à-face d'une intensité spectaculaire, Paul Lynch explore la condition humaine avec une force digne d'Hemingway ou de Camus, et s'impose définitivement comme un virtuose des lettres irlandaises.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
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Françoise Thirionet a rencontré Silvio Marra, ouvrier italien émigré en Belgique, au début des années 1970. Pendant trente ans, ils militent ensemble en discutant des problèmes rencontrés par Silvio aux Forges de Clabecq où il travaille. Ce livre est issu de leurs entretiens. Pour Silvio et ses collègues, le quotidien à l'usine, c'est d'abord s'atteler à déconstruire certaines règles qui règnent dans l'entreprise. Notamment les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne des luttes qui ont eu lieu pendant trente ans pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Les ouvriers de Clabecq se fient à leurs propres forces et à leur connaissance de leur métier pour mener leurs combats. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il a déclaré ne plus rien pouvoir pour eux. Dans la forge, l'émancipation doit être une ?uvre collective. Son poste syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l?« esprit de Clabecq » : « Chaque fois qu'on voulait balancer quelqu?un, chaque fois qu'on voulait attaquer les faibles, tout le monde se portait à leur secours. Ce combat contre le licenciement, le chômage, le racisme, les bas salaires, nous le menions tous les jours sur le terrain. » Par la confiance qu'il affirme dans sa classe sans la théoriser à l'absurde, ce livre donne des leçons salvatrices d'optimisme militant.
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