Etudes rurales N° 199, janvier-juin 2017 : La caméra explore les champs
Lynch Edouard
EHESS
33,00 €
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EAN :9782713226991
Objet et enjeu de multiples et anciennes représentations, les sociétés rurales, après le pinceau, la plume et la photographie, n'ont pas échappé à l'oeil de la caméra, dès son invention à la fin du XIXe siècle. Fictions, documentaires, films "scientifiques", images produites par des institutions ou des particuliers, les productions audiovisuelles consacrées au monde rural croissent de manière exponentielle et constituent pour les chercheurs en sciences sociales un formidable défi : écrire sur l'image, écrire avec l'image. Tels sont les deux volets que se proposent d'explorer ce dossier résolument pluridisciplinaire. Historien, sociologue, ethnologue, anthropologue interrogent, à partir de terrains et d'expériences très variés, les multiples usages de l'image animée, dans son rapport aux autres modes d'enquêtes et d'écritures, mais aussi dans son régime d'historicité. Ils apportent ainsi des réponses précises aux apports mais aussi aux défis que constitue l'usage de l'audiovisuel dans l'exploration des mondes ruraux contemporains, tant dans l'interprétation d'images préexistantes que dans leur production et leur diffusion.
Nombre de pages
166
Date de parution
31/08/2017
Poids
414g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713226991
Titre
Etudes rurales N° 199, janvier-juin 2017 : La caméra explore les champs
Auteur
Lynch Edouard
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
414
Date de parution
20170831
Nombre de pages
166,00 €
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Comment un Parti socialiste, marxiste, urbain et ouvrier, théoriquement partisan de la propriété collective peut-il s'imposer sur la scène politique française, à une période où la paysannerie et le monde rural forment encore la partie majoritaire de la population et de l'électorat, où les petites exploitations agricoles semblent sortir renforcées du premier conflit mondial et alors que triomphe l'idéologie agrarienne qui fait du paysan le pilier et l'essence de la nation ? C'est à cette question que s'attache cet ouvrage, en dressant une vaste fresque des liens entre paysannerie et politique durant l'entre-deux-guerres, opérant une relecture nécessaire de quelques grands événements, du congrès de Tours au Front populaire, mais aussi soucieuse des modalités concrètes de l'enracinement partisan, en multipliant en variant les focales et les espaces d'analyse. Cette période est en effet un moment clé dans l'émergence de nouvelles pratiques politiques au sein d'une paysannerie de mieux en mieux intégrée à la sphère nationale. Le processus d'implantation électorale et militante de la SFIO dans les campagnes met en évidence les nouvelles modalités de l'expression et de la représentation politique des ruraux, notamment à la faveur de la crise des années trente, qui voit l'émergence d'une nouvelle génération d'acteurs paysans.
Jusqu'en 1931, la population rurale était majoritaire en France. La seconde révolution agricole a ensuite soumis les agriculteurs à une constante pression modernisatrice, dans une société de plus en plus ouverte sur l'Europe et sur le monde, de plus en plus centrée sur l'activité des villes et des industries. Face à cette inexorable marginalisation, la profession a su élaborer des modes de protestation spécifiques, essentiellement axés sur les mobilisations collectives et le recours à l'action directe. C'est la construction de ce modèle original de la manifestation paysanne qu'Edouard Lynch analyse ici, depuis la révolte de 1907 jusqu'aux nouveaux enjeux de l'agriculture, en passant par la tentation fascisante des années 1930, l'activisme des jeunes modernisateurs des années 1960, et mai 68. Défilés, assauts contre des bâtiments officiels, barrages de routes, destruction de denrées : à chaque fois, il s'agit tout autant d'occuper l'espace public et médiatique que d'user de violence contre les biens, dans le cadre d'une relation ambivalente avec l'Etat, les forces politiques et l'opinion. Des buts, des stratégies, des techniques dont les modalités résonnent au plus près des mouvements sociaux d'aujourd'hui.
Résumé : Nous connaissons tous quelqu'un qui est abonné à Rustica. Créé en 1928, l'hebdomadaire accompagne depuis 90 ans la vie des Français dans tous ses aspects : jardinage, évidemment, mais aussi cuisine, entretien de la maison, soins aux animaux... Titre de presse à l'exceptionnelle longévité, "l'hebdo" a traversé avec succès des décennies d'histoire : exode rural, début du jardinage de loisir, évolution de la famille, apparition des problématiques écologiques... Rustica s'est fait l'écho des grands changements de son époque. A travers plus de 350 documents iconographiques extraits de Rustica, sélectionnés et mis en perspective par Edouard Lynch, professeur d'histoire contemporaine et spécialiste d'histoire rurale, laissez-vous guider sur les traces d'un hebdomadaire qui demeure, grâce à ses déclinaisons (site internet, vidéos...), le fidèle compagnon de la vie quotidienne de plus de 4 millions de français.
C'est l'histoire de nos parents, de nos grands-parents et de nos arrière-grands-parents mais aussi celle des nouvelles générations désormais à l'oeuvre. Nous, paysans raconte la grande épopée des agriculteurs français qui, en moins d'un siècle, ont vu leur monde profondément bouleversé. Pour la première fois, cette histoire est racontée par les femmes et les hommes qui l'ont vécue. D'hier à aujourd'hui, ils évoquent sans détours les défis auxquels ils ont été confrontés, leurs combats, leurs réussites, mais aussi leurs échecs. Toutes et tous ont su déployer chacun à leur manière leurs talents pour répondre aux enjeux de la vie moderne, se forgeant des destins à la fois ordinaires et exceptionnels. C'est un voyage dans l'histoire mais aussi à travers la diversité de la France, des grandes plaines céréalières du Bassin parisien aux monts du Massif central, en passant par les contreforts pyrénéens ou les coteaux du pays cathare.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.